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Patrimoine (finance)

Patrimoine (finance)

catégorie:thèmes généraux de finance Catégorie:Gestion d'actifs Au sens financier du patrimoine, le patrimoine ou patrimoine net d'un individu, d'une famille ou d'un organisme est :
- le patrimoine brut, ensemble des biens qu'il possède, évalués au prix du marché,
- moins ses dettes et autres engagements financiers (patrimoine net).

Composition du patrimoine

particuliers

Les patrimoine brut des particuliers comporte essentiellement ;
- des propriétés foncières et immobilières,
- des propriétés professionnelles et parts d'entreprises,
- des placements bancaires et boursiers, (on parle pour ces actifs financiers détenus de portefeuille, et de façon plus étroite pour ceux liés aux actions et obligations, de portefeuille boursier)
- des meubles, équipements domestiques et véhicules,
- des objets d'art et de collection
- de la propriété intellectuelle (brevets, droits d'auteur), On peut y ajouter, si on veut être complet la valeur actuarielle des rentes et pensions à toucher.

entreprises et institutions

Pour le patrimoine des entreprises et autres institutions, on parle d'actif brut (notamment les immobilisations et d'actif net) qui figurent à son bilan comptable

Fiscalité du patrimoine

Les revenus du patrimoine font l'objet, tant pour
- les revenus réguliers (intérêts, loyers, dividendes, royalties)
- que les plus-values de cession, de fiscaités particulières à l'intérieur de l'impôt sur les revenus. Le patrimoine, lui, peut faire l'objet de prélèvements fiscaux, calculés sur son importance (ce qui suppose d'estimer sa valeur) soit année par année (en France, impôt sur la fortune, taxe foncière...) soit lors de leur transmission (droits de mutation et de succession). Au niveau économique, la fiscalité du patrimoine, dans les pays où elle est considérée excessive, entraîne la fuite des capitaux Voir aussi: impôt et patrimoine

Gestion de patrimoine

La gestion de patrimoine - aussi appelée gestion de fortune à partir d'un certain montant - consiste à
- tenir compte des caractéristiques de la personne et de sa famille : âge; revenus, occupations, attitude par rapport au risque, situation fiscale, risques divers,
- optimiser
  - la rentabilité sous forme de revenus (en assurant des montants et une régularité suffisants) et de (plus-values potentielles (fonction de l'augmentation de la valeur estimée des biens) et effectives (lors des cession),
  - la liquidité (respect des échéances et besoins financiers imprévus, adéquation des revenus aux besoins courants),
  - et le risque, Tout cela qui conduit à pratiquer des techniques de diversification, aussi bien entre les types de placements qu'en particulier pour la partie gestion de portefeuille, formée d'actifs aux cours plus « volatils » (voir volatilité), autrement dit appelés à varier fréquemment et fortement.

Les métiers de conseil en gestion de patrimoine

Les conseillers en investissements financiers (qui disposent d'un statut indépendant), ou de conseiller financier à l'intérieur d'une banque (notamment banque privée), ainsi que les notaires ou autres, ont pour vocation d'aider à cette gestion. Mais le détenteur de patrimoine ne doit pas oublier que ces professionnels ou institutions peuvent avoir intérêt à pousser dans leurs préconisations à la consommation de leur produits et services les plus rentables pour eux.

voir aussi


- Gérant de portefeuille

Patrimoine

catégorie:Développement durable
- Pour le patrimoine propre aux biens immobiliers et financiers, voir patrimoine (finance) ;
- pour la notion de patrimoine recouvrant les biens identitaires et culturels d'une population, tels le patrimoine architectural ou le patrimoine artistique, voir patrimoine (culture).

Marché

dans d'anciens hangars à zeppelins]] zeppelin] Le marché est à l'origine un lieu où des commerçants, des artisans, des paysans se réunissent pour proposer leurs produits directement aux consommateurs, c'est l'équivalent du souk arabe ou du bazar turc. Les marchés se distinguent des foires qui sont (historiquement) des « marchés aux bestiaux ».
- marché couvert : ou "halle" (ou "halles")
- marché de gros : marché où des grossistes vendent leurs produits à des détaillants ou des revendeurs
- marché gare : marché de gros pour l'alimentation des grandes villes (MIN, marché d'intérêt national, de Rungis pour Paris)
- marché aux puces : marché où l'on trouve des articles d'occasion ou de seconde main (meubles, vêtements, livres, ...) Par extension, le terme désigne également un système d'échanges économiques ou financiers.

Économie


- Dans le vocabulaire courant, on « passe un marché », qui est l'opération par laquelle plusieurs personnes font un échange librement accepté. L'opération est généralement économique, mais elle peut porter sur tout type d'activité ou de biens (par exemple une décision politique). On devrait réserver le terme de « contrat » à ce type d'opération.
- Pour les économistes, le « marché » est
  - l'ensemble des règles (juridiques ou informelles) par lesquelles ce type d'opération économique peut se réaliser,
  - en permettant l'interaction entre acheteurs et vendeurs
  - confrontant leurs offres et demandes, réelles ou potentielles,
  - aboutissant à déterminer le prix
  - d'un produit, service ou actif, ou d'un ensemble de produits, services ou actifs. Certains estiment que le marché n'est pas aussi naturel et spontané qu'on l'imagine :
« Si le système de marché est une danse, c’est l’État qui fournit la piste et l’orchestre » écrit Charles Lindblom dans The Market System (2001).
Ils se placent dans un cadre où la relation contractuelle n'est pas bilatérale, mais soumise à la surveillance et la garantie d'un tiers (une société de bourse, un arbitre, un état, etc.). Cependant, de même que des gens peuvent disputer un match sans arbitre, il est possible de conclure des marchés sur la base de la confiance réciproque que les clauses en seront respectées, et de la menace directe en cas de violation : ainsi marche toute l'économie dite « souterraine », non garantie par les procédures légales par construction. Le marché est un concept central en économie. Le marché porte tout aussi bien sur les échanges de biens que de services et d'actifs financiers et immobiliers, tant au niveau local que mondial. On parle aussi par extension du marché du travail. Les tenants du libre-échange estiment que lorsque des contraintes étatiques portent sur les échanges, au niveau des quantités pouvant être offertes ou achetées, ou du niveau des prix, on s'éloigne en partie ou totalement du concept de marché. Dans cette vision, on considère que le marché est dit efficace (en franglais efficient), s'il concourt à approcher le juste prix et une allocation des ressources optimum. Voir efficience du marché

Prise de décision

Le marché est un système de prise de décision : il suffit que chacun y vienne avec une ou plusieurs options, et pour chacune le prix qu'il est prêt à payer pour la voir adoptée ou, au contraire, le prix qu'il demande si elle est adoptée (sachant qu'il préfère donc son rejet). Par défaut, on reste dans la situation antérieure. On retient, si elle existe, l'option qui produit la plus grande valeur ajoutée apparente (i.e. différence entre les offres d'adoption et les demande de rejet), on paye les demandeurs du rejet à proportion de leur exigence, et on fait ce qu'on veut de la valeur ajoutée (partage égal entre tous, versement au trésor public, etc.) Il n'y a pas de perdants, chacun repartant soit dans la même situation qu'au départ, soit avec une compensation supérieur à ce que lui coute l'option retenue. Cependant, ce système ne permet pas de se soustraire au Théorème d'impossibilité d'Arrow : de ce point de vue son seul défaut est qu'il ne respecte pas le critère le plus faible (l'insensibilité aux options non pertinentes). Le résultat final peut dépendre de l'ordre des échanges.

Exemple

Imaginons que quatre villes soient sollicitées pour déterminer la ville où sera construit l'hôpital les concernant.
schéma des 4 villes avec leurs distances respectives
Imaginons d'autre part que la ville A regroupe 42% des votants, la ville B 26% des votants, la ville C 15% des votants et la ville D 17% des votants. Il faut aussi, pour les besoins du calcul, faire des hypothèses sur la valeur du cadeau que représente l'hôpital pour les habitants. On peut supposer qu'il vaut 100 euros, c’est-à-dire qu'ils sont près à payer 100 euros pour avoir l'hopital chez eux, mais que chaque km à parcourir réduit de 1 euro la somme offerte. Ainsi, les habitants de A ne payeraient que 70 € pour l'hopital s'il est en B, et seulement 50 € s'il est installé en D. Enfin, il faut faire des hypothèses sur le mode d'enchère : on supposera que chaque option fait l'objet d'une promesse de dons si elle est retenu, et que si une option n'est pas retenu, les promesses de dons correspondantes sont nulles : il est donc possible de faire des promesses parallèles et contradictoire (exactement comme on peut engager plusieurs négociations commerciales pour l'achat de son futur logement). En outre les résultats n'en sont publiés qu'au terme : ainsi, il n'est pas possible de surenchérir et il faut d'emblée offrir le maximum qu'on souhaite. Enfin, on supposera que les sommes collectées sont offerte pour prix de l'hôpital commun, elles sont donc perdues pour les habitants (mais pas pour tout le monde) Le résultat des offres avec ces hypothèses est donc théoriquement le suivant : C'est B qui est le site qui a la plus grande valeur ajoutée : 8 175 € par tranche de 100 habitants (à multiplier par le nombre d'habitants et à diviser par cent pour obtenir la valeur ajouté totale en euros). C'est donc dans la ville B que sera construit l'hôpital. C'est d'ailleurs, là encore théoriquement, le résultat qu'aurait obtenu un « technocrate » procédant à un calcul d'optimisation économique et qui ne se tromperait pas dans les hypothèses de valeur à retenir (100 € moins 1 € du km).

Avantage et inconvénient

Le système est très fin et permet de s'adapter aux préférences réelles des uns et des autres. Si les sommes collectées sont suffisantes, on peut s'apercevoir qu'il est possible de construire 2 hôpitaux. Inversement, on peut constater que la construction coute plus cher que ce que les habitants estiment valables. On peut enfin constater que les uns sont près à dépenser plus que d'autres, ou bien sont plus ou moins sensible à la distance, ce qui fait varier le site retenu. Par contre, le système est très sensible à la méthode de mise en marché, et s'il y a lieu, à la méthode d'allocation de la valeur ajoutée. Il donne des résultats variables selon l'ordre des opérations (par exemple, si on demande d'abord où construire l'hopital, puis où construire le tramway, les résultats peuvent être très différents de ce qu'on obtiendrait si on propose la construction du tramway avant de proposer celle de l'hôpital). Voir aussi à ce sujet les anomalies de marché.

Le vote comme marché

Inversement, le vote est un marché particulier
- où la proposition n'est pas libre : une procédure fixe les options admissibles
- où le temps n'est pas libre : une procédure fixe le moment de la décision
- où la monnaie utilisée, le « bulletin de vote », est une monnaie initialement également répartie entre tous, à usage unique et non capitalisable. L'échange est alors asymétrique : il y a donc des gagnants (ceux qui, en échange de leur bulletin de vote, obtiennent une décision conforme à leur souhait) et des perdants (ceux qui n'on pas réussit à bloquer l'option retenue et n'obtiennent rien en échange). Le type de contrainte appliqué permet de créer une infinité de système de vote à partir des condition de marché.

Voir aussi

Marché aux grains catégorie:thèmes généraux de finance Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie catégorie:politique ja:市場 simple:Market

Dette

ja:負債 Catégorie:Thèmes généraux de finance En finance, les dettes d'une personne, d'une entreprise ou d'une institution sont l'ensemble des sommes qu'elle devra payer pour :
- rembourser des emprunts qu'elle a contractés, par exemple auprès d'une banque,
- et régler des charges qu'elle a engagées (factures à payer, abonnements, primes d'assurance...), ou qui lui sont imposées (impôts...)

Contexte de l'endettement

Tout organisme (association, entreprise, collectivité publique, particulier) doit au minimum équilibrer ses dépenses et ses revenus. Toutefois, le recours à l'endettement par emprunt est parfaitement justifié lorsqu'il s'agit de financer des investissements rentables. L'endettement n'est pas géré de la même manière en fonction du type de personne.
- En France, un particulier n'a pas le droit de faire banqueroute ; une procédure de surendettement a été mise en place pour les cas les plus dramatiques (toutefois, la procédure de faillite civile s'applique aux personnes physiques ayant leur résidence en Alsace et en Moselle, particularisme hérité du droit allemand).
- Une entreprise privée qui se trouve en état de cessation de paiements est soumise à une procédure, prévue par le Code de commerce, de redressement judiciaire, ou s'il n'existe manifestement pas de possibilité de redressement, de liquidation judiciaire, et dans ce cas cesse d'exister. Pour éviter cette extrémité, les entreprises privées (mais cela s'applique aussi aux entreprises publiques) utilisent diverses stratégies : réduction des charges par rationalisation des systèmes de production, abandon des branches non rentables qui sont soit liquidées, soit externalisées, cessions d'actifs non stratégiques (immobilier par exemple) ou bien rerecapitalisation par les actionnaires.
- Les collectivités publiques ne peuvent être mise en faillite par définition, puisqu'elles peuvent toujours recourir à l'impôt (dans certaines limites car selon l'adage connu, « trop d'impôts tue l'impôt »).
- Les établissement publics ne peuvent être mis en faillite car ils sont une émanation de l'État relevant du droit public, et à ce titre sont exclus des procédures de redressement et de liquidation judiciaire du Code de commerce. Toutefois, dans le cas des établissements publics industriels et commerciaux (EPIC) dont l'activité relève du secteur concurrentiel, les possibilités d'intervention de l'État sont limitées dans le cadre européen.
- Les entreprises publiques de statut privé (sociétés anonymes) peuvent en principe être mises en faillite si l'État décide de ne plus les faire bénéficier de subventions publiques, soit par décision purement budgétaire, soit en application de normes européennes (pour éviter les distorsions de concurrence). Notons enfin, que certains États sont surendettés, et se retrouvent de ce fait dans une situation sans issue. Dans ce cas, des dettes sont reportées ou annulées ??. Des entreprises de droit privé (notamment Alstom en France), doivent également faire face à des dettes colossales, consenties par des banques.

Les échéances

Une partie de la dette peut-être exigible (= à payer immédiatement), une autre partie à échéance future plus ou moins rapprochée : dette à court terme et dette à long terme.

Dette du Tiers-Monde

Une dette d'environ 2500 milliards de dollars a été accumulée par les pays du Sud. La responsabilité en revient conjointement à la politique de prêts des pays créanciers et à la mauvaise gestion, voire la corruption, au niveau des pays débiteurs, que certains accusent d'être aggravée par la politique des institutions financières internationales. En 1999 a été lancée l'initiative PPTE (aide aux Pays Pauvres Très Endettés, HIPC en anglais), qui devait bénéficier à une quarantaine de pays. Mais cinq ans plus tard, seulement une quinzaine en ont bénéficié pleinement, les autres n'ayant pu atteindre les conditions posées en terme d'orthodoxie financière dans la gestion de la dépense publique et le conditionnement à des mesures de désengagement de l'état du secteur privé. Les pays créanciers se réunissent dans une structure informelle dite Club de Paris, qui regroupe 19 pays. En novembre 2004, ce club réduit la dette irakienne de 31 milliards de dollars, soit une somme très supérieure aux allègements habituels.

Liens internes

Éric Toussaint Damien Millet Fonds monétaire international

Liens externes


- [http://www.cadtm.org/ Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde]
- [http://www.dette2000.org/ Plate-forme Dette et Développement]
- [http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=584/ Interview de Daniel Mermet avec Eric Toussaint sur l’annulation de la dette du tiers monde (audio)]

Voir aussi


- Dette publique
- Dette subordonnée

Immobilisation

Une immobilisation est l'action d'empêcher les mouvements d'un objet ou d'un être. Dans le cas d'un être humain, il s'agit d'une restriction des libertés individuelles (liberté de mouvement, d'agir) qui ne peut être justifié que pour un cas de force majeure (protection d'une personne face à un danger, avec ou contre son grés) ou dans le cas d'une personne prise en crime ou délit flagrant, dans des conditions fixées par la loi. Le terme est utilisé :
- en médecine : c'est un traitement orthopédique, voir immobilisation (médecine) ;
- dans le code de la route : l'immobilisation d'un véhicule est une mesure de sauvegarde (véhicule dangereux ou non conforme) ou une peine (interdicion d'user du véhicule, sabot Denver) ;
- dans les arts martiaux : ce sont les techniques permettant de maîtriser une personne (par exempleles gatame waza du judo et de l'aïkido), voir l'article immobilisation (arts martiaux) ;
- en comptabilité : c'est l'inscription d'un bien dans une rubrique spécifique, voir l'article immobilisation (comptabilité).

Voir aussi


- Prison
- Hospitalisation sans consentement (hospitalisation dans l'intérêt de la personne)

Bilan

Définition

Un bilan est un document comptable qui est une synthèse du livre d'inventaire à un moment donné. Il fournit une « photographie » des avoirs et des dettes de l'entreprise à un moment bien précis et permet ainsi de connaître la valeur patrimoniale de l'entreprise. Il est dressé au moins une fois par an en fin de période comptable, qui correspond souvent à la fin de l'année civile. Il forme un tout indissociable avec le compte de résultat et l'annexe pour former les comptes annuels.

Présentation

Le bilan représente le patrimoine d'une entreprise,c'est à dire :
- Ses droits, ce qu'elle possède : les biens en sa possession, son stock, ses créances, ses liquidités
- Ses obligations, comment elle a obtenu ce qu'elle possède : le capital, le résultat accumulé, les emprunts, les dettes, les découverts bancaires... C'est un document en deux parties qui présente :
- en partie gauche, l'actif (les droits réels possédés par l'entreprise)
- en partie droite, le passif (les capitaux et les dettes). Par ailleurs :
- La partie haut de bilan recense les éléments permanents dans l'entreprise : actifs immobilisés à l'actif et capitaux permanents au passif
- Le bas de bilan donne les éléments circulants (non permanents). On parle d'actif circulant pour les avoirs à court terme, et de passif circulant poulur les dettes à court terme. khkhlhulh

Utilisation

Le bilan, accompagné du compte de résultat et de l'annexe, est destiné à informer sur la situation de l'entreprise. Cette information est destinée aux propriétaires de l'entreprise (actionnaires, porteurs de parts), au fisc, aux bailleurs de fonds, aux organismes de contrôle et parfois au grand public. Elle permet de juger, grâce à une analyse des postes du bilan, la valeur et la solvabilité de l'entreprise. En association avec le compte de résultat, le bilan donne aussi des informations sur la performance et la rentabilité. Il existe à cet effet plusieurs types de bilan :
- Le bilan interne, généralement détaillé, utilisé par les responsables de l'entreprise pour différentes analyses internes ;
- Le bilan officiel, destiné aux contrôleurs de la comptabilité (auditeurs et commissaires aux comptes) et aux actionnaires ;
- Le bilan fiscal, qui sert à déterminer le bénéfice imposable ;
- Certaines entreprises établissent un bilan au standard IFRS ou à celui demandé par leur interlocuteur, quand elles ont besoin de communiquer leurs résultats à l'étranger (actionnaires étrangers, activité internationale, etc.).

Lien externe

[http://www.experts-comptables.com Ordre des Experts-comptables] [http://www.ifec.fr IFEC] [http://www.accountingeducation.com/index.cfm Accounting Education] [http://www.cncc.fr Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes] Catégorie:Analyse financière ja:貸借対照表

Valeur

Définition générale

Attribuer de la valeur à quelqu'un, quelque objet, ou quelque idée, c'est lui accorder de l'estime et de l'intérêt. C'est un attribut positif et en même temps subjectif.

Économie

A la différence du prix, directement constatable, la valeur économique est :
- au niveau individuel, une appréciation liée aux préférences économiques de la personne,
- au niveau général, une estimation théorique. L'Histoire de la Pensée Economique oppose deux catégories de théories sur la valeur permettant ensuite la formation des prix.

Conception objective

La valorisation d'un bien peut se baser sur un facteur objectif, matérialisé par un critère mesurable en théorie. La vision de Quesnay (Physiocratie) de la valeur provenant de la nature repose sur l’idée que seule la production agricole est créatrice de richesses et que toute autre activité artisanale ou commerciale n’est que l’addition de travail et de matières premières issues directement ou indirectement des produits de la terre. Ainsi, l'agregation des produits naturels constituant le capital nécessaire à une production ajoutés aux produits naturels nécessaire à la reproduction de la force de travail constitue une estimation Conception objective de la valeur. Ensuite, la Theorie Ricardienne de la valeur travail constituant selon Marx l'essence de la pensée économique Classique (Adam Smith, Ricardo, et Marx lui-même), décrit la valeur d’un bien comme la somme de toutes les formes de travail, direct et indirect, qui ont contribué à sa fabrication. L'utilisation de machines dans la production ne change en rien cette analyse objective de la valeur puisqu'une machine ne produit pas de valeur mais transmet simplement la sienne au bien qu’elle produit : la valeur dégagée par une machine est égale à l'usure de celle ci, car une machine n’est que du travail accumulé (Marx). De nos jours, en suivant cette optique selon laquelle la valeur d'un produit serait celle des facteurs de production utilisés, il faudrait ajouter la valeur-savoir mise en œuvre. Ces économistes considèrent aussi l'existence d'une valeur d'usage, qui est elle n'intervient cependant pas majoritairement dans la formation des prix.

Conception subjective

L'autre aspect théorique est celui d'une conception subjective de la valeur. Contemporain d'Adam Smith, Etienne Bonnot de Condillac considère que l'utilité (aussi appellé valeur d'usage) est le fondement unique de la valeur (en évoquant l'exemple du verre d'eau dans le désert). Allant à contre-courant des pères fondateurs et de la théorie de la valeur de Ricardo, W.S. Jevons développe lors d’un congrès en 1862 la notion de « degré final d’utilité » (utilité marginale). Stanley Jevons introduit donc une subjectivité dans la détermination de la valeur. La theorie néoclassique adopte cette conception de la valeur comme liée a l'utilité dégagée par la dernière unité échangée et à la satisfaction des autres besoins. La formation des prix ne dépend alors plus que de cette utilité. La notion d'utilité est l'une des plus anciennes en économie, remontant aux travaux du mathématicien Daniel Bernoulli

Paradoxes et problèmes liés à l'évaluation

On peut assister à deux curieux phénomènes psychologiques, relevant du biais cognitif :
- l'acheteur et/ou le vendeur tend à changer d'estimation de valeur après la transaction. Comme a dit Jean Amadou « combien de choses ne valent pas ce qu'elles coûtent ».
- Inversement, l'ancrage mental peut faire que certains associent la valeur à un prix passé. Ils hésitent à vendre si le prix est devenu inférieur, ou à acheter s'il a monté, même si cette évolution traduit que les circonstances extérieures ont changé. Certaines méthodes d'évaluation, par exemple pour les actifs financiers, sont censées aider à estimer la valeur intrinsèque, autrement dit ce que serait le « juste prix » à partir de fondamentaux économiques. Elles doivent prendre aussi en compte la subjectivité du marché dans la formation du prix, donc celle des divers acheteurs et vendeurs dans leurs estimations de la valeur. Voir par exemple évaluation d'action. L'acheteur d'une marchandise l'évalue plus chère que son prix, sans quoi il n'en tirerait aucun avantage, aucune plus-value et il ne l'acheterait pas. Un vendeur évalue sa marchandise moins chère que son prix, sans quoi il n'en tirerait aucune plus-value et renoncerait donc à la vendre.

Voir aussi


- évaluation d'entreprise
- évaluation d'action
- évaluation d'obligation
- évaluation de technologie

Bibliographie


- Théorie de la valeur, Le Capital, Karl Marx, 1867. Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Finance de marché simple:Value

Impôt et patrimoine

Dans divers pays, notamment la France, le patrimoine fait l'objet de prélèvements fiscaux. On parle dans ce cas d"impôt sur le patrimoine ou d'impôt sur le capital Par ailleurs l'ensemble des impôts payés par un particulier ont une incidence sur son patrimoine.

Impôts prélevés directement sur le patrimoine ou des opérations de patrimoine

Les impôts sur le capital et sur le patrimoine, sont de deux sortes :
- ceux frappant la détention du capital, prélevés année par année (en France, Impôt de solidarité sur la fortune, taxe foncière...) :
- ceux frappant la transmission du capital ou un changement de propriétaire notamment les Droits d'enregistrement, de succession ou de donation, l'imposition des plus-values, prélevés à l'occasion de cette opération. Ces divers impôts sont calculés à partir de l'importance du patrimoine transmis ou détenu (ce qui suppose pour la plupart de ces impôts d'en estimer la valeur) A noter par ailleurs que les revenus du patrimoine (intérêts, loyers, dividendes, royalties) font partie de l'asiette de l'impôt sur les revenus.

Incidence sur le patrimoine

L'ISF en particulier ferait double emploi avec notamment l'impôt sur les successions, selon certains théoriciens de la fiscalité. Lorsque l'impôt prélevé sur le patrimoine, ou tout autre impôt (par exemple sur le revenu), ou encore l'accumulation des divers impôts, dépasse des limites supportables, notamment par rapport aux revenus, il contraint à l'aliénation forcée du patrimoine (ou comme alternative à l'exode dudit patrimoine). Il peut être considéré comme confiscatoire, donc contraire au droit de propriété (voir droits de l'homme). Vu sous un autre angle, ce type d'impôt en tant qu'outil de redistribution des richesses serait un bon outil de justice sociale, un rempart contre une trop grande influence des possesseurs de capital sur ceux qui ne vivent que de leur travail et un moyen de lutter contre le « cercle d'accumulation » (le posseseur de capital grace a son capital capte du capital qui vient s'ajouter a son capital et lui permet de capter toujours plus de capital), encore que le patrimoine ait une tendance naturelle à se disperser au fil des générations et des revers de fortune.

Incidence économique

Au niveau économique, la fiscalité du patrimoine, dans les pays où elle est considérée excessive, entraîne la fuite des capitaux Catégorie:DroitCatégorie:Droit des affairesCatégorie:FiscalitéCatégorie:Gestion d'actifs

Rentabilité

La rentabilité est une notion de rapport entre un résultat financier et les moyens mis en œuvre pour l'obtenir. Pour une entreprise, elle s'exprime généralement par un taux de rentabilité. On peut la calculer à plusieurs niveaux, à partir des éléments comptables (voir ratio financier), par exemple :
- rentabilité nette, qui est le ratio « bénéfice net / capitaux propres »,
- ou rentabilité totale brute, soit « (bénéfice avant charges et produits financiers et impôts) / (total du bilan) » Rentabilité a un sens voisin de celui de rendement, encore que ce dernier terme puisse aussi avoir une signification moins directement monétaire, étant alors équivalent de productivité. Par exemple la productivité du travail est calculée à partir du ratio : quantités produites / quantité de travail). La rentabilité, pour avoir un sens, doit être calculée toutes conséquences comprises. Pour reprendre un mot de Richard Buckminster Fuller : « On dit que l'énergie solaire, renouvelable, n'est pas rentable comparée à la combustion du pétrole, qui est définitive. Cela a aussi peu de sens que de prétendre qu'il serait plus rentable de cambrioler une banque que de créer une société avec un emprunt contracté auprès de cette banque ».

Voir aussi


- Taux de rentabilité interne
- Indice de profitabilité
- Rendement
- Seuil de rentabilité
- Retour sur investissement ou ROI

Lien externe


- [http://perso.wanadoo.fr/pgreenfinch/anrenta.htm Ratios de rentabilité] catégorie:analyse financière catégorie:thèmes généraux de finance

Plus-value

Une plus value (ou gain en capital) est la différence positive entre
- le montant de la cession d'un bien ou titre immobilier ou mobilier
- et son prix d'acquisition, ou sa valeur comptable si des amortissements ont été pratiqués.

Plus value et moins value

Si la différence est négative, on l'appelle moins value.

Plus ou moins value réalisée ou latente

Si la cession n'est pas réalisée, et que la plus value est issue d'une simple estimation de la valeur du bien, il est question de plus ou moins value latente .

Incidences financières particulières

Une plus value effectivement réalisée est soumise dans certains cas à un impôt sur les plus-values. La plus-value n'étant pas considérée comme un revenu, la taxation de la plus-value se fait à un taux généralement fixe, identique pour tous. Une moins value réalisée ou potentielle due à un événement aléatoire, fait parfois l'objet d'un dédommagement dans le cadre d'un contrat d'assurance ou de couverture, d'une indemnisation judiciaire, d'une subvention publique, etc.

Autre sens en théorie économique

Certaines théories économiques, notamment le marxisme, étendent la notion de plus value à la différence entre :
- le prix de vente de tout bien ou service
- et les salaires payés aux travailleurs étant intervenus dans la production et la vente de ce bien ou service. A ce sujet, on pourra aussi voir une présentation alternative, celle de la valeur ajoutée. Voir aussi :
- Le Capital, Valeur
- Plus-value (marxisme) catégorie:thèmes généraux de finance catégorie:finance de marché

Liquidité

La liquidité est employée dans différents domaines de la finance :
- liquidité (finance de marché) ;
- liquidité (finance d'entreprise).

Diversification

En gestion d'entreprise

La diversification est le fait pour une entreprise de créer de nouvelles activités, ou de les étendre à d'autres territoires géographiques. Elle est destinée à :
- diviser ses risques d'exploitation
- ou au contraire à prendre de nouveaux risques pour profiter d'opportunités et si possible de synergies (diversification offensive)
- ou éventuellement compenser un recul de rentabilité de ses marchés et activités traditionnelles (diversification offensive), c'est alors un outil de reconversion).

Diversification externe / interne


- La diversification externe est l'acquisition d'autres entreprises d'un secteur différent ou situées sur un marché géographique différent,
- La diversification interne est le lancement d'activités nouvelles ou la prospection de zones nouvelles à partir de l'entreprise elle-même.

Tests de diversification (options réelles)

Certaines diversifications se font parfois au départ par petites touches pour tester de nouvelles activités pouvant être prometteuse sans trop y engager de moyens, juste pour prendre une option (appelée option réelle en comparaison d'une option financière)

En finance

La diversification d'un portefeuille boursier, et plus largement du patrimoine net d'un individu ou d'une institution, est avant tout une méthode de gestion du risque en variant les types de placements. Elle est un concept central de la théorie moderne du portefeuille. C'est ainsi que certains modèles mathématiques de diversification efficiente sont censés optimiser la rentabilité attendue du portefeuille en fonction du niveau de risque accepté par le détenteur. catégorie:thèmes généraux de finance catégorie: finance de marchécatégorie:marchés d'actionscatégorie:management

Banque

Introduction

Définition

Une banque est une entreprise qui gère les dépôts et collecte l’épargne des clients, accorde des prêts et offre des services financiers. Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d’agences. Elle utilise de plus en plus d'autres canaux de distribution : opérations par Internet, accords avec les commerçants pour le crédit à la consommation et le paiement par carte, guichets automatiques dans des lieux publics, publipostage, centres d'appel... Cette institution financière doit posséder une licence pour pouvoir exercer, laquelle est délivrée par un État et validée par des institutions spécifiques.

Origine

Le mot banque apparait dans la langue française au . Les banquiers du nord de l’Italie réalisaient leur travail dans des lieux ouverts et s’installaient sur des bancs, d’où dérive probablement le nom. Les trésoriers du Temple ont disparu avec lui ; d’autres tels les Médicis ouvrent des établissements bancaires dans les grandes villes, qui agissent en ambassades, voire même deviennent les financiers des souverains.
- L’activité de changeur de monnaie s’était développée face à la prolifération des devises au sortir du bas Moyen-âge. Les princes d’Europe ont besoin de ces devises autant que d’épices orientales pour financer les États et les conflits incessants : le florin a un cours extraordinaire. Auparavant, le dogme chrétien avilissait le contact avec l’argent.
- Se produit alors, avec l’essor du commerce pratiqué par les républiques maritimes italiennes (les galères de la République de Venise ont des échanges actifs avec la Hanse, l’ouverture de sociétés commerciales dépassant les comptoirs : la première bourse voit le jour à Amsterdam, son nom vient de la famille Borsa.
- Enfin, l’activité de crédit, jusqu’alors exercée par la communauté juive compte tenu de la prohibition évoquée ci-dessus, cesse d’être tenue par eux seuls. Les Églises ouvrent des monts de piété permettant aux miséreux de convertir leurs biens en espèces sonnantes et trébuchantes. De la convergence de ces trois activités financières est né le monde comtemporain de la banque, par concentrations successives.

Rôles

Les banques, non seulement exercent le « commerce de l’argent », mais sont également les organismes qui produisent de la monnaie. Selon l’adage « les crédits font les dépôts », tout crédit accordé par une banque augmente la masse monétaire en créant un dépôt bancaire (monnaie scripturale) de montant équivalent, et tout crédit remboursé réduit la monnaie en circulation. Les banques jouent un rôle économique très important. Elles contribuent (de même que les marchés financiers) à orienter l’argent de ceux qui en ont momentanément trop vers ceux qui en ont besoin. Elles ont un grand rôle dans la sélection des projets en fonction de leurs perspectives économiques. Leur rôle peut être comparé à celui du cœur dans un corps humain qui distribue le sang riche en oxygène vers les organes qui en ont besoin. Elément clé de l’économie d’un pays, chaque banque est soumise à une supervision assez stricte par une autorité de tutelle, afin de vérifier la solidité de l’établissement financier par rapport aux risques auxquels ses opérations l’expose :
- Risque de crédit
- Risque de marché
- Risque Pays
- Risque de liquidité Etant données les relations financières qu’entretiennent les banques au sein du système bancaire, la faillite d’une banque peut entraîner par effet de dominos, celles d’autres banques, qui, faute d’avoir été remboursées par la banque défaillante, seraient à leur tour incapables de faire face à leur engagements. Ce scénario catastrophe pour le système bancaire, aussi appelé Risque Systémique, entrainerait une contraction immédiate des crédits et une entrée en crise économique du pays faute de financements. Le régulateur oblige donc à respecter certains ratios financiers afin de limiter ce risque. Le plus connu est le ratio d’adéquation des fonds propres (anciennement ratio Cooke), récemment remis à jour dans le cadre des directives Bâle II, qui oblige les banques à un niveau de fonds propres minimum pour assurer les engagements de la banque. Certains pays organisent un fonds interbancaire de garantie, permettant de rembourser les clients de la banque.

Modèle économique

Le chiffre d’affaires des banques, appelé Produit Net Bancaire, provient
- des charges financières (les agios) sur les opérations,
- des commissions sur les services financiers (cartes bancaires, etc.)
- des intérêts perçus en plaçant et prêtant l’argent déposé par leurs clients.

Les différents types de banques

L’ensemble des banques, chapeauté par la banque centrale, forme le système bancaire d’une zone monétaire. On distingue ainsi différents types de banques selon leur rôle :
- la banque centrale, comme la Banque de France ou la Banque Centrale Européenne, a pour rôle
  - de réglementer et superviser les opérations des différentes banques, en veillant notamment à leur solvabilité vis à vis des déposants,
  - et en particulier de superviser la production de monnaie par ces banques, et d’en réguler l’usage via les taux d’intérêt directeurs. La théorie économique y voit un moyen de réguler la croissance, via l’incitation à l’épargne ou à la consommation, et d’agir sur l’inflation.
- les banques de dépôt (en anglais : commercial banks) travaillent essentiellement avec leurs clients, particuliers, professionnels et entreprises, reçoivent des dépôts, accordent des prêts et sont traditionnellement séparées entre
  - banques de détail, (en anglais : retail banks) destinées aux particuliers, aux professionnels et aux PME (petites et moyennes entreprises)
  - et banques d’affaires, (en anglais : wholesale banks) destinées aux moyennes et grandes entreprises : mais il s’agit là souvent de deux départements de la même banque ;
- les banques d’investissement (en anglais : investment banks) travaillent essentiellement sur les marchés financiers. De plus en plus, les banques de détail et d’investissement sont de simples filiales de groupes bancaires diversifiés, qui souvent s’occupent aussi d’assurance et d’autres activités financières. Fréquemment, ceux-ci rattachent à la filiale banque d’investissement les activités dites de banque d’affaires. Aux États-Unis, une incompatibilité a été créée par le Banking Act de 1933, plus connu sous le nom de Glass-Steagall Act, entre les activités de :
- banque commerciale, qui reçoit les dépôts et qui effectue des prêts
- et banque d’investissement, qui réalise des opérations sur titres et valeurs mobilières. Adoptée à l’apogée de la crise économique de 1929, cette loi visait à interdire la répétition de ce qui, à l’époque, était perçu dans l’opinion comme l’une des causes de la bulle boursière : la spéculation sur les actions par les banques de détail. Battu en brèche depuis la dérèglementation des marchés financiers américains le 1975, le Glass-Steagal Act est tombé progressivement en désuétude et a fini par disparaître à l’automne 1999 pour permettre la constitution aux États-Unis de grandes banques universelles, à commencer par Citigroup. Par ailleurs, on distingue entre les banques suivant leur actionnariat.
- Les banques de détail sont généralement soit mutualistes soit commerciales.
  - Une banque mutualiste, un système très développé en Europe continentale, est possédée par ses sociétaires, qui sont souvent ses clients. C’est un régime qui provient de l’esprit coopératif initié notamment par le milieu agricole (voir coopérative et mutualité, voir également Caisse d’épargne).
  - Les banques commerciales sont des sociétés dont le capital est détenu par des actionnaires et qui sont généralement cotées en Bourse
  - Il existe néanmoins des systèmes mixtes de banques mutualistes ayant une partie de leur capital sous forme d’actions cotées en bourse. C’est le cas en France du Crédit Agricole, lequel par ailleurs est propriétaire du LCL (Crédit Lyonnais), une société par actions, et de filiales et participations diverses en France et à l’étranger.
- En Allemagne, où cette particularité est due à la nature fédérale de l’Etat, il existe une troisième catégorie de banques de détail, celle des Landesbanken, dont l’actionnaire principal est un Land, et dont le statut est en train de changer pour se conformer aux règles de la concurrence en Europe. Enfin, il existe des banques spécialisées dans un segment d’activité spécifique, souvent issues d’une ancienne règlementation spécifique ou, en France, de la distribution dans le passé de certains « prêts bonifiés » :
- banques spécialistes du crédit à la consommation,
- ou au contraire, banque spécialisées dans la gestion de fortune,
- banques spécialisées dans le crédit immobilier,
- banques spécialisées dans le crédit-bail aux entreprises,
- banques spécialisées dans le financement d’une activité économique particulière (agriculture, cafés-restaurants, commerce de l’art, pétrole, etc).

Services offerts aux particuliers

Financement

Les banques permettent aux particuliers de financer leurs projets en leur octroyant des prêts soit immobiliers soit à la consommation. Cette distinction dépend à la fois de l’objet (du bien financé), du montant et de la durée. Dans divers pays dont la France, la loi protège le consommateur (loi Scrivener) en obligeant par exemple la banque à faire figurer des mentions légales (le TEG, le coût global du crédit, l’assurance...), en lui laissant un délai de rétractation, ou en fixant un plafond d’endettement bloquant tout recours supplémentaire au crédit, et qu’il est de la responsabilité de la banque de vérifier avant tout accord de prêt. Dans d’autres cas, le but du prêt n’est pas directement de financer un objet mais plutôt des besoins de trésorerie. Le prêt prend alors très souvent la forme d’un crédit revolving, cas des découverts uniquement et non des crédits avec prise ferme. Voir aussi Types de crédits bancaires.

Épargne

Les clients peuvent placer leurs liquidités et économies sur différents comptes et plans, notamment :
- le compte courant traditionnellement appelé « compte chèques », qui sert de pivot aux mouvements de fonds du client,
- le compte rémunéré une variante du compte courant bénéficiant de versement d’intérêts calculés sur les soldes hebdomadaires ou mensuels,
- une variété de comptes et plans d’épargne, qui peuvent bénéficier d’avante fiscaux sous certaines conditions, par exemple s'ils sont dédiés à la retraite, à l’accession au logement,
- des comptes-titres permettant d’effectuer les opérations de bourse, et réceptacles également des fonds d’investissement,
- des formules d’Assurance vie dont certaines permettant la capitalisation au même titre qu’un plan d’épargne. Pour le détail voir compte courant et types de dépôts bancaires.

Moyens de paiement

La banque délivre des moyens de paiement à ses clients (et par ailleurs encaisse ceux reçus par ses clients) :
- versements et retraits d’espèces à ses guichets
- délivrance de carnets de chèques
- cartes de paiement
- devises étrangères
- titres de voyage, échangeables gratuitement auprès d’un choix étendu de banques internationales, émis en monnaie nationale ou en devises, et bénéficiant d'une assurance sur le titre.
- elle peut aussi effectuer et recevoir des virements isolés ou périodiques entre comptes du même titulaire ou d’autres tiers (par ex. : domiciliation de salaire, paiement de factures d’électricité, abonnements divers...), au moyen d'un relevé d'identité bancaire comportant l’identification de la banque, du compte et les noms et adresses de son titulaire, au plan national (numéros RIB, RIP, ...) ou international (numéro IBAN en Europe).
- paiements et transferts de comptes en ligne (Internet, téléphone, ...) au moyen de codes d'accès

Services divers

Elle offre enfin des services divers comme l’accès à des coffres, la souscription et la conservation de titres, le passage d’ordres de bourse, etc. Elle commercialise aussi des contrats d’assurance, les deux métiers étant de plus en plus proches : c’est la bancassurance.

Services aux entreprises

Beaucoup de services offerts aux entreprises sont similaires à ceux offerts aux particuliers, tels que les financements et les services de paiement et de placement mais avec des différences de montants, de nombre d’opérations et de complexité (opérations internationales ou engineering financier par exemple). Voir à ce sujet banque d’entreprise.

Liste de banques

On notera qu’il n’existe pas pour l’instant, à la différence d’autres secteurs économiques (ex : pétrole, automobile, informatique...) de groupes bancaires d’envergure mondiale au niveau des parts de marché (sauf dans certaines niches d’activité liées aux opérations financières importantes et à très haute technicité), d’où une liste pour l’instant segmentée par pays.

Pays européens francophones

Belgique


- Argenta
- Banca Monte Paschi Belgio [(http://www.montepaschi.be)]
- Banque de la Poste
- Deutsche Bank
- Dexia
- Fortis (issue de la fusion de l’ex Général de Banque et de l’ex CGER)
- Kredietbank
- ING (basée au Pays-Bas) (ex BBL)

France


- Groupe Banque Populaire
- Banque Postale (en création)
- BNP Paribas
- Groupe Caisse d’Épargne
- Caisse des dépôts et consignations
- Crédit Agricole SA (CASA) et sa filiale l’ex Crédit Lyonnais (désormais LCL) et l’ensemble des Caisses Régionales, actionnaires de CASA
- Crédit commercial de France (CCF) filiale de HSBC (Royaume-Uni) qui va bientôt s’appeler HSBC France
- Crédit coopératif
- Crédit Mutuel et sa filiale le Crédit Industriel et Commercial (CIC)
- Société Générale
- Banque Hervet, filiale de HSBC (Royaume-Uni) qui va bientôt s’appeler HSBC France Les banques françaises sont regroupées au sein de
- l’Association Française des Banques (AFB), organisme patronal qui traite notamment de la convention collective du secteur : [http ://www.afb.fr/ site de l’AFB.]
- et de la Fédération Bancaire Française (FBF), organisme professionnel : [http ://www.fbf.fr/ site de la FBF.] : Il existe également un organisme de normalisation : le CFONB (Comité Français d’Organisation et de Normalisation Bancaires, rattaché à la FBF) : [http://www.cfonb.org/ site du CFONB.] Les usagers des banques françaises peuvent s'adresser à
- l’Association Française des Usagers des Banques (AFUB), organisation pour la défense des usagers des Banques et une meilleure médiation bancaire: [http://www.afub.org/ site de l’AFUB.]

Suisse


- Credit Suisse Group
- UBS AG

Autres pays d’Europe

Allemagne


- Commerzbank
- Deutsche Bank
- Dresdner Bank
- HVB rachetée par UniCredito (Italie)
- Raiffeisen (Allemagne-Autriche)
- Sparkassen (Caisses d’épargne allemandes)
- Volksbank

Royaume-Uni


- Abbey, rachetée en 2004 par Banco de Santander (Espagne)
- Barclays
- HSBC, banque d’Europe en montant de bénéfices 2004
- Lloyds TSB
- NatWest Bank
- Royal Bank of Scotland 2 banque d’Europe en montant de bénéfices 2004
- Standard Chartered

Italie


- Banque d'Italie
- Monte dei Paschi de Sienne
- Antonveneta (Italie) rachetée par ABN Amro (Pays-Bas)
- Banca Intesa (Italie)
- Banco dei Paschi di Siena (Italie)
- UniCredito (Italie) ayant pris le contrôle de HVB (Allemagne)

Divers


- Banco Atlantico (Espagne)
- Banco de Santander (Espagne) a racheté Abbey (Royaume Uni) en 2004
- Banesto (Espagne)
- Allied Irish Banks (Irlande)
- ABN Amro (Pays-Bas), a racheté Antonveneta (Italie)
- ING (Pays-Bas) 3 banque d’Europe en montant de bénéfices 2004
- Rabobank (Pays-Bas)
- Pekao (Pologne)
- Alfa Bank (Russie)
- Sberbank (Russie)

États-Unis


- Bank One
- Bank of America
- Citigroup
- Goldman Sachs
- JPMorgan Chase & Co.
- Lehman Brothers
- Merrill Lynch
- Morgan Stanley
- Wachovia
- Wells Fargo

Canada


- Banque de Montréal (Québec/Ontario)
- Mouvement Desjardins (Québec)
- Banque Royale du Canada (Québec/Ontario)
- Banque de Nouvelle Ecosse (Nouvelle Ecosse/Ontario)
- Toronto-Dominion Bank (Ontario)
- Canadian Imperial Bank of Commerce (Ontario)

Mexique


- BBVA Bancomer
- Banamex
- Banorte
- Bital
- Santander
- Serfin

Amerique latine


- Banco Central do Brasil (Brésil)
- Banco Popular Colombia (Colombia)
- Interbank Corporation (Perou )
- Banco de Santiago (Chile)
- Banco Mercantil C. A. SACA (Venezuela)
- Aruba Bank (Aruba)

Asie - Océanie


- Banque de Chine (Chine)
- Macquarie Bank (Australie)
- Mitsubishi UFJ (Japon)
- Sumitomo Mitsui Bank (Japon)
- Central Bank of Kuwait (Kuwait)
- riyadbank (Arabie saoudite)
- Bank Rakyat (Malaisie)
- Alliance Bank (Malaisie)
- Shanghai Commercial Bank (Chine)
- Emirates Bank International (Royaumes Arabes Unis )
- Bank of Jordan (Jordan)

Afrique


- Banque Populaire (Maroc)
- Banque commerciale du Maroc (Maroc)
- CIH (Maroc)
- NBM Bank (NIGERIA)
- Standard Bank of South Africa (Afrique du Sud )
- Bank of Alexandria (Egypte)
- Banque Al Baraka d'Algérie (Algérie)
- Banque Islamique du Sénégal (Sénégal)

Voir aussi


- Articles généraux :
  - Banque centrale
  - Monnaie
  - Monnaie privée
  - Système bancaire alternatif
  - Commerce
- Organisations spécifiques :
  - FMI
  - Banque Mondiale
  - Banque Centrale Européenne
  - SWIFT
  - BEI
  - BERD
  - BRI Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Banque ja:銀行 ko:은행 ms:Bank simple:Bank th:ธนาคาร

Banque privée

Une banque privée est une banque qui rend des services financiers très personnalisés et sophistiqués, souvent résumés sous l'expression « gestion de fortune », à des particuliers détenant un patrimoine net important. Les banques généralistes ont souvent un département spécialisé, et parfois des agences spécifiques, qui procurent à une clientèle sélectionnée des services de niveau analogue à ceux d'une banque privée. Certains groupes bancaires considèrent d'ailleurs que leur activité de gestion de fonds d'investissement, voire d'agent de change en bourse, ressort plus de la banque privée que de la banque d'investissement. Cela résulte tant des différences d'approche commerciales et techniques entre ces deux métiers que de la nécessité d'établir entre eux une barrière juridique et déontologique. Ce principe dit de la « muraille de Chine » entre leurs services aux particuliers et ceux liés aux financement des entreprises cotées évite notamment le délit d'initié et celui de manipulation des cours. catégorie:banque

Gérant de portefeuille

En deux mots, le métier de gérant de portefeuille ou gérant d'actifs, consiste à gérer les capitaux confiés dans le respect des contraintes réglementaires et contractuelles en appliquant les politiques d'investissements définies en interne.

Différents styles de Gestion

La gestion Actions

Principalement investi en actions boursières, le gérant est amené à apprécier le couple rendement/risque de son portefeuille, ainsi que les écarts de risque (tracking error) et de rentabilité par rapport au benchmark.

La gestion de produits de Taux

Principalement investi en produits obligataires et monétaires, le gérant est amené à apprécier la maturité de ses placements (duration), l'évolution des taux d'intérêts (écart de spreads) ainsi que le rating de ses obligations corporate.

La gestion diversifiée

Le gérant est amené à rechercher une optimisation de la diversification du portefeuille en allouant ses fonds sur différentes catégories d'actifs, sur différents secteurs d'activité et différentes zones géographiques.

La gestion alternative

Parmi la diversité des réalités qui se cache derrière ce terme, deux principales gestion : le Private Equity et les gestions de type "spéculative" (hedge funds).
- Principalement investi en actions non cotées, le gérant Private Equity s'attache à la validité économique des sociétés dans lesquelles il investit ainsi qu'aux modalités d'entrée et de sortie du capital de la société.
- Les hedge funds sont des fonds d'investissement généralement faiblement réglementés et dont les stratégies d'investissement reposent sur des opérations d'arbitrage, des effets de levier, des opérations de vente à découvert, l'utilisation de produits dérivés, … afin d'obtenir des résultats décorrélés du marché. Les différentes stratégies sont : long-short actions (positions acheteuses et vendeuses sur actions), fonds de futures (intervention sur l'ensemble des marchés au travers de futures), arbitrage d'obligations convertibles, arbitrage sur fusions acquisitions, arbitrage sur courbe des taux, long-short credit (positions acheteuses et vendeuses sur obligations privés), etc.

Voir aussi


- Gestion de portefeuille catégorie:Métiercatégorie:Métier de la finance Catégorie:Gestion d'actifs

Sèculu VI a.C.

Nutanna: pû sèculu VI a.C., mmeci di criari li dicini, criamu l'annu spicìficu ccasutta ogni vota ca cci voli. Category:Abbinimenti Category:Sèculi a.C. Category:Storia

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