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| Anomalie De Marché |
Anomalie de marché
Une anomalie de marché est un défaut de fonctionnement d'un marché qui crée une distorsion du prix, et en conséquence, dans le cas du marché financier du rendement (lequel est lié au prix de l'investissement, et à l'évolution de ce prix.
Anomalie ou défaillance ?
La notion est voisine, mais différente de celle de défaillances du marché, qui concerne plutôt l'allocations défectueuse des ressources économiques. Ces deux phénomènes peuvent avoir des causes communes, voire des effets l'un sur l'autre.
Origine de telles anomalies
Une anomalie de marché peut avoir deux origines:
- soit (facteurs structurels) le fait que le marché ne réunit pas les critères d'une concurrence parfaite (ex : monopole, ou, en bourse, le fait que les grois investisseurs cotoient les petits porteurs.).
- soit (facteurs comportementaux) le fait que les acheteurs ou vendeurs sont soumis à des travers psychosociologiques qui altèrent leur jugement et donc leurs décisions d'achat ou de vente (surestimation ou sous estimation du « juste prix », notion elle même d'ailleurs subjective). Voir à ce sujet « économie comportementale »
Le débat choix public - choix privé
Certains tirent argument des anomalies de marché pour préconiser un fort interventionisme de l'état dans l'économie.
Cela se heurte au fait que les travers décisionnels de l'administration publique peuvent être tout aussi importants (phénomène de technocratie), ce à quoi s'ajoute une rigidité de fonctionnement ne bénéficiant pas des phénomènes d'auto-correction propre au marché. Voir à ce sujet la théorie du choix public. Par ailleurs cette intervention, de par son caractère autoritaire, peut devenir attentatoire à la liberté de choix des individus. Enfin le rôle des États est très limité face à des marchés qui se mondialisent, sauf s'ils agissent en concertation par le biais d'organisations intergouvernementales à la dimension de tels marchés (ex: l'Union européenne, l'OMC, l'OIT, etc.)
Cela dit, la liberté du marché suppose le respect de « règles du jeu », dans la définition et le contrôle desquelles des État démocratiques représentant les citoyens, sont légitimement partie prenante.
Le bon équilibre évitant les dérives tant du marché que des pouvoirs publics réside sans doute dans des règles de fonctionnement et une intervention qui soient souples et concertées, prévenant les - et remédiant aux - cas de dysfonctionnement les plus importants pour l'harmonie économique et sociale.
Voiraussi
- efficience du marché
- équilibre général
catégorie:économie
Marché dans d'anciens hangars à zeppelins]]
zeppelin]
Le marché est à l'origine un lieu où des commerçants, des artisans, des paysans se réunissent pour proposer leurs produits directement aux consommateurs, c'est l'équivalent du souk arabe ou du bazar turc. Les marchés se distinguent des foires qui sont (historiquement) des « marchés aux bestiaux ».
- marché couvert : ou "halle" (ou "halles")
- marché de gros : marché où des grossistes vendent leurs produits à des détaillants ou des revendeurs
- marché gare : marché de gros pour l'alimentation des grandes villes (MIN, marché d'intérêt national, de Rungis pour Paris)
- marché aux puces : marché où l'on trouve des articles d'occasion ou de seconde main (meubles, vêtements, livres, ...)
Par extension, le terme désigne également un système d'échanges économiques ou financiers.
Économie
- Dans le vocabulaire courant, on « passe un marché », qui est l'opération par laquelle plusieurs personnes font un échange librement accepté. L'opération est généralement économique, mais elle peut porter sur tout type d'activité ou de biens (par exemple une décision politique). On devrait réserver le terme de « contrat » à ce type d'opération.
- Pour les économistes, le « marché » est
- l'ensemble des règles (juridiques ou informelles) par lesquelles ce type d'opération économique peut se réaliser,
- en permettant l'interaction entre acheteurs et vendeurs
- confrontant leurs offres et demandes, réelles ou potentielles,
- aboutissant à déterminer le prix
- d'un produit, service ou actif, ou d'un ensemble de produits, services ou actifs.
Certains estiment que le marché n'est pas aussi naturel et spontané qu'on l'imagine :
« Si le système de marché est une danse, c’est l’État qui fournit la piste et l’orchestre » écrit Charles Lindblom dans The Market System (2001).
Ils se placent dans un cadre où la relation contractuelle n'est pas bilatérale, mais soumise à la surveillance et la garantie d'un tiers (une société de bourse, un arbitre, un état, etc.).
Cependant, de même que des gens peuvent disputer un match sans arbitre, il est possible de conclure des marchés sur la base de la confiance réciproque que les clauses en seront respectées, et de la menace directe en cas de violation : ainsi marche toute l'économie dite « souterraine », non garantie par les procédures légales par construction.
Le marché est un concept central en économie. Le marché porte tout aussi bien sur les échanges de biens que de services et d'actifs financiers et immobiliers, tant au niveau local que mondial. On parle aussi par extension du marché du travail.
Les tenants du libre-échange estiment que lorsque des contraintes étatiques portent sur les échanges, au niveau des quantités pouvant être offertes ou achetées, ou du niveau des prix, on s'éloigne en partie ou totalement du concept de marché. Dans cette vision, on considère que le marché est dit efficace (en franglais efficient), s'il concourt à approcher le juste prix et une allocation des ressources optimum. Voir efficience du marché
Prise de décision
Le marché est un système de prise de décision : il suffit que chacun y vienne avec une ou plusieurs options, et pour chacune le prix qu'il est prêt à payer pour la voir adoptée ou, au contraire, le prix qu'il demande si elle est adoptée (sachant qu'il préfère donc son rejet). Par défaut, on reste dans la situation antérieure.
On retient, si elle existe, l'option qui produit la plus grande valeur ajoutée apparente (i.e. différence entre les offres d'adoption et les demande de rejet), on paye les demandeurs du rejet à proportion de leur exigence, et on fait ce qu'on veut de la valeur ajoutée (partage égal entre tous, versement au trésor public, etc.)
Il n'y a pas de perdants, chacun repartant soit dans la même situation qu'au départ, soit avec une compensation supérieur à ce que lui coute l'option retenue. Cependant, ce système ne permet pas de se soustraire au Théorème d'impossibilité d'Arrow : de ce point de vue son seul défaut est qu'il ne respecte pas le critère le plus faible (l'insensibilité aux options non pertinentes). Le résultat final peut dépendre de l'ordre des échanges.
Exemple
Imaginons que quatre villes soient sollicitées pour déterminer la ville où sera construit l'hôpital les concernant.
schéma des 4 villes avec leurs distances respectives
Imaginons d'autre part que la ville A regroupe 42% des votants, la ville B 26% des votants, la ville C 15% des votants et la ville D 17% des votants.
Il faut aussi, pour les besoins du calcul, faire des hypothèses sur la valeur du cadeau que représente l'hôpital pour les habitants. On peut supposer qu'il vaut 100 euros, c’est-à-dire qu'ils sont près à payer 100 euros pour avoir l'hopital chez eux, mais que chaque km à parcourir réduit de 1 euro la somme offerte. Ainsi, les habitants de A ne payeraient que 70 € pour l'hopital s'il est en B, et seulement 50 € s'il est installé en D.
Enfin, il faut faire des hypothèses sur le mode d'enchère : on supposera que chaque option fait l'objet d'une promesse de dons si elle est retenu, et que si une option n'est pas retenu, les promesses de dons correspondantes sont nulles : il est donc possible de faire des promesses parallèles et contradictoire (exactement comme on peut engager plusieurs négociations commerciales pour l'achat de son futur logement). En outre les résultats n'en sont publiés qu'au terme : ainsi, il n'est pas possible de surenchérir et il faut d'emblée offrir le maximum qu'on souhaite. Enfin, on supposera que les sommes collectées sont offerte pour prix de l'hôpital commun, elles sont donc perdues pour les habitants (mais pas pour tout le monde)
Le résultat des offres avec ces hypothèses est donc théoriquement le suivant :
C'est B qui est le site qui a la plus grande valeur ajoutée : 8 175 € par tranche de 100 habitants (à multiplier par le nombre d'habitants et à diviser par cent pour obtenir la valeur ajouté totale en euros).
C'est donc dans la ville B que sera construit l'hôpital.
C'est d'ailleurs, là encore théoriquement, le résultat qu'aurait obtenu un « technocrate » procédant à un calcul d'optimisation économique et qui ne se tromperait pas dans les hypothèses de valeur à retenir (100 € moins 1 € du km).
Avantage et inconvénient
Le système est très fin et permet de s'adapter aux préférences réelles des uns et des autres. Si les sommes collectées sont suffisantes, on peut s'apercevoir qu'il est possible de construire 2 hôpitaux. Inversement, on peut constater que la construction coute plus cher que ce que les habitants estiment valables. On peut enfin constater que les uns sont près à dépenser plus que d'autres, ou bien sont plus ou moins sensible à la distance, ce qui fait varier le site retenu.
Par contre, le système est très sensible à la méthode de mise en marché, et s'il y a lieu, à la méthode d'allocation de la valeur ajoutée. Il donne des résultats variables selon l'ordre des opérations (par exemple, si on demande d'abord où construire l'hopital, puis où construire le tramway, les résultats peuvent être très différents de ce qu'on obtiendrait si on propose la construction du tramway avant de proposer celle de l'hôpital).
Voir aussi à ce sujet les anomalies de marché.
Le vote comme marché
Inversement, le vote est un marché particulier
- où la proposition n'est pas libre : une procédure fixe les options admissibles
- où le temps n'est pas libre : une procédure fixe le moment de la décision
- où la monnaie utilisée, le « bulletin de vote », est une monnaie initialement également répartie entre tous, à usage unique et non capitalisable. L'échange est alors asymétrique : il y a donc des gagnants (ceux qui, en échange de leur bulletin de vote, obtiennent une décision conforme à leur souhait) et des perdants (ceux qui n'on pas réussit à bloquer l'option retenue et n'obtiennent rien en échange).
Le type de contrainte appliqué permet de créer une infinité de système de vote à partir des condition de marché.
Voir aussi
Marché aux grains
catégorie:thèmes généraux de finance
Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie
catégorie:politique
ja:市場
simple:Market
Concurrence parfaiteLa concurrence est une forme d'organisation sociale encadrant des relations économiques. Elle nécessite l'existence
- de règles juridiques (protection de la propriété privée, loi contre les trust...)
- et de règles comportementales individuelles: amour-propre (traduction de "self-love", combinaison particulière d'une certaine forme d'égoïsme et du sens des responsabilités), prise de risque, rationalité économique...
Elle peux être associée à des types de marchés et peut alors avoir une fonction d'émulation des acteurs. Sa justification éthique se base sur le postulat d'égalité des positions à l'origine de la relation marchande. En économie des organisations, la concurrence est antagoniste de la coopération. La coopération comme la concurrence peuvent être "spontanée" ou contrainte. Ces quatre modes forment les organisations standards présente dans nos sociétés.
Certains économistes considèrent que la concurrence économique oppose les Hommes, tel Hayek, d'autres plus nombreux défendent l'idée qu'elle oppose des institutions (comme les entreprises). Dans son acception la plus large et la plus "pure", la situation de concurrence est vérifiée quand aucun des agents sur un marché ne dispose d'un pouvoir discrétionnaire sur la fixation des prix ou sur les décisions des autres acteurs, et que tous les acteurs ont accès à la même information. Le prix est alors fixé par l'affrontement et la négociation de tous avec tous, ne générant pas de rente de monopole.
Dans les situations réelles, de nombreuses formes de concurrences sont observables.
Deux grands types de théories économiques de la concurrence se sont succédés. La première et plus ancienne considère qu'une concurrence parfaite permet d'analyser l'ensemble des activités économiques humaines, alors que la seconde distingue plusieurs types de marchés et parle alors de concurrence imparfaite.
La concurrence pure et parfaite
Les conditions
La concurrence parfaite est un modèle de la théorie économique décrivant une structure de marché hypothétique dans laquelle aucun producteur ni consommateur à le pouvoir d'influencer les prix du marché. Dans le cadre de l'école néoclassique, on retient le plus souvent la situation de concurrence pure et parfaite. Elle représente un des deux cas extrêmes de structures de marché (le second étant le cas de monopole). La concurrence parfaite est censée permettre l'équilibre sur tous les marchés sous des conditions très particulières. Chaque marché doit remplir les trois conditions suivantes :
# L'atomicité du marché : le nombre d'acheteurs et de vendeurs est très grand donc l'offre ou la demande de chaque agent est négligeable par rapport à l'offre totale ;
# L'homogénéité des produits : les biens échangés sont semblables en qualité et en caractéristiques ; un produit de meilleure qualité constitue donc un autre marché. Dans la réalité, les bien les plus homogènes sont les matières premières, les denrées agricoles.
# La transparence de l'information : l'information parfaite de tous les agents sur tous les autres et sur le bien échangé suppose qu'elle est gratuite et immédiate ; la présence d'un « commissaire-priseur », qui centralise les offres et les demandes afin de calculer le prix d'équilibre est une façon de réaliser cette transparence et suppose l'absence d'échange de gré à gré avant l'obtention du prix d'équilibre.
Les conséquences de ces trois hypothèses sont que d'une part le prix est la seule motivation pour échanger ou renoncer à échanger sur le marché (et non la qualité par exemple) et d'autre part, le prix est fixé par le marché et s'impose à tous les protagonistes, il n'existe alors qu'un seul prix pour un seul bien quelque soit le lieu d'achat.
Il faut ajouter deux hypothèses qui lient les marchés entre eux :
# La libre entrée sur le marché : il ne doit y avoir aucune entrave tarifaire (protectionnisme), administrative (numerus clausus), technique à l'entrée d'un offreur ou d'un demandeur supplémentaire.
# la libre circulation des facteurs de production (le capital et le travail) : la main d'œuvre et les capitaux se dirigent spontanément vers les marchés où la demande est forte (par rapport à l'offre). Il n'y a pas de délai ni de coût dans leur reconversion.
Ces deux dernières hypothèses permettent une convergence sur le long terme des taux de salaire et de profit entre les différents secteurs économiques et les différents pays.
Il s'agit donc d'un cadre très contraignant, correspondant à une économie totalement centralisée. Son avantage est que les équilibres de concurrence pure et parfaite sont des optima mathématiques (donc faciles à calculer) vérifiant certaines propriétés d'efficacité allocative (efficacité selon Pareto).
Le principe de la tarification au coût marginal
A partir des propriétés de la concurrence, il est possible de démontrer dans un cadre théorique néo-classique que le prix en concurrence pure et parfaite est égal au coût marginal () et qu'à long terme, le profit est nul. Toute entreprise a pour objectif de maximiser son profit, , la différence entre la recette totale (ou chiffre d'affaire) et le coût total . Mathématiquement, trouver le maximum d'une fonction correspond à annuler la dérivée de la fonction de profit :
De là, nous pouvons déduire logiquement l'égalité entre le prix et le coût marginal.
A court terme, s'il y a un secteur économique bénéficiaire (), des entreprises vont entrer sur ce secteur. L'offre va augmenter et les prix vont baisser. Les profits vont diminuer jusqu'à s'annuler.
Les critiques et limites de la concurrence parfaite
La concurrence réelle est différente de la concurrence théorisée par les néo-classiques (et en particulier par Walras) puisque les critères énoncés ne peuvent pas être parfaitement remplis.
Un modèle à préciser selon les types de marchés ?
Les avancés de divers courants économiques (SCP, néo-keynésien, théorie des jeux...) ont amené à distinguer plusieurs types de marchés dans lesquels la situation peut être une concurrence imparfaite. Une typologie est alors développée afin de les catégoriser, la concurrence parfaite n'y étant qu'une situation parmi d'autres.
Cet apport théorique permet le développement d'analyse mésoéconomique, sur des secteurs d'activité précis, ainsi que de sciences de gestion.
Concurrence et cartels
Le point de vue des autorités des pays à économie de type libéral
Dans les secteurs à rendement d'échelle croissants, l'ouverture au commerce international favorise la concentration et à ce titre, le secteur de l'automobile est révélateur de ce problème puisque en 1950 on comptait quelques 70 producteurs indépendants, alors qu'aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une dizaine.
Cela peut entraîner un risque d'atteinte à la concurrence sous forme d'ententes (cartélisation). Il est jugé suffisamment établi par les autorités des pays pour qu'ils prennent des mesures pour le juguler, en ayant pour objectif que le marché ne soit pas faussé.
- L'UE est intervenue ces dernières années pour faire cesser des pratiques entre cimentiers ou laboratoires pharmaceutiques.
- Les autorités fédérales américaines ont regardé les conditions de concurrence dans le secteur des télécommunications (démantèlement de Bell), et de l'informatique (enquêtes contre IBM, puis Microsoft).
Toutefois en ce qui concerne ce dernier pays, l'attitude des autorités évolue vers une politique de concurrence (anti-trust) plus accommodante, notamment avec en 1974 un changement de jurisprudence de la Cour Suprême des États-Unis , l'abandon des poursuites à l'encontre de grandes firmes dont les procès duraient depuis plus de dix ans (I.B.M. et Xerox, par exemple) et la révision en 1983 des "guideslines" de la Federal Trade Commission dans un sens plus libéral. Il existe cependant encore de grands procès anti-trust, c'est le cas par exemple de Microsoft encore poursuivi par des Etats américains, malgré l'abandon des poursuites fédérales.
La position des non-libéraux
Selon d'autres analyses, notamment altermondialistes ou interventionnistes :
- le monopole public est jugé préférable puisque l'État peut jouer le rôle de régulateur sur d'autres objectifs que ceux du marché.
- la concurrence ne doit pas être étendue à tous les domaines, dont notamment la santé, l'éducation, la justice, la culture, etc.
Selon eux, la privatisation des services publics sans institution de règles organisant la concurrence, reviendrait, après une période transitoire, au passage d'un monopole public à un monopole privé (cartel).
Quels mécanismes de contrôle ?
D'autres critiques visent les mécanismes sensés garantir la concurrence :
- ils seraient inefficaces car rarement respectés;
- et en partie incompatibles avec les fondements de la théorie libérale :
- la propriété privée : briser les cartels nécessiterait de modifier les droits de propriété d'une partie de l'entreprise qui se trouverait scindée,
- la libre entreprise : le patron serait soumis à des règles ayant précisément pour but d'éviter que son entreprise devienne trop puissante.
Quel coût ?
Enfin la concurrence a un coût, du fait notamment :
- des doublons, (plusieurs entreprises ont la même activité et donc dépensent pour de mêmes choses, par exemple plusieurs réseaux ferrés). Les libéraux considèrent que, malgré leur coût, ces doublons sont nécessaire à l'émulation des producteurs et aboutissent en général à des innovations produits et baisses de coût.
- de la publicité, qui toutefois crée un nouveau marché.
Ainsi, globalement le système économique ne serait pas optimal. Par exemple, lorsque les entreprises publiques en période de privatisation augmentent de façon sensible leurs frais de publicité, ces ressources sont-elles bien employées ?
Une organisation à réguler ?
Toutefois, la plupart des économistes bien qu'ils considèrent que la concurrence soit rarement parfaite, se refusent pour autant à la rejeter en tant que forme d'organisation quitte à en encadrer les règles de fonctionnement. Certains avancent notamment le principe du monopole naturel, bien qu'il ne concerne qu'un nombre très réduit de branches économiques, pour montrer les limites du principe de concurrence, notamment pour les activités dites de réseau comme les services publics (SNCF, EDF, GDF...).
Cas particulier des « monopoles naturels »
Il s'agit de cas très particuliers, rencontrés en général dans le domaines des services dans lesquels l'existence d'un réseau d'infrastructure unique est source d'efficience. Augmenter le nombre de concurrent ne permet alors plus de financer les coûts fixes importants de l'activité. Les libéraux considèrent cependant qu'elles peuvent entrer dans le champ de la concurrence de deux manières :
- soit en séparant la gestion du réseau de celle de l'exploitation des services destinés aux clients finaux (principe de la théorie des trois couches) : c'est la voie choisie en Europe pour l'électricité et les chemins de fer : le réseau reste un monopole, souvent public, et son accès est ouvert moyennant le paiement d'un péage aux gestionnaires de réseaux, à des exploitants publics ou privés, concurrents entre eux ; on parle alors de concurrence « dans le marché ».
- soit par le régime de la concession : l'exploitation est mise aux enchères pour une durée limitée et renouvelée par le même moyen périodiquement ; on parle alors de concurrence « pour le marché ». C'est la cas par exemple des transports urbains en France (sauf la RATP qui bénéficie d'une concession longue de service public).
La concurrence réelle
Les motivations des acteurs
L'existence d'une forme de concurrence, même imparfaite, crée pour les entreprises, quelle que soit leur taille, une situation d'insécurité, d'instabilité, puisqu'à tout moment leurs marchés peuvent être captés par des concurrents. Cet aiguillon les pousse à une recherche permanente de meilleure efficacité mais aussi à certains comportements destinés au contraire à garantir leur situation et, selon ses détracteurs, par contre-coup l'intervention « nécessaire » des États ou d'organismes internationaux.
Les stratégies des acteurs
La stratégie des entreprises : elle consiste par différents moyens, à reconstituer des barrières à la concurrence :
- Stratégie de différenciation, qui passe par la communication et par le développement des marques. Une marque reconnue restitue à l'entreprise qui la possède une sorte de « monopole » : seul Rolls-Royce peut fabriquer ce type de voitures. Les appellations (AOC par exemple) entrent dans cette stratégie.
- Stratégie d'innovation : consiste à créer de nouveau produits et donc de nouveaux marchés, sur lesquels l'entreprise innovatrice sera seule, au moins pour un temps.
- Stratégie de développement : par des alliances ou des fusions-acquisitions, l'entreprise cherche d'une part à grossir en taille de manière à avoir une part de marché dominante, d'autre part à éliminer des concurrents, ou au moins à les neutraliser.
- Information sur le marché : marketing et intelligence économique. Dans un marché concurrentiel, il est vital pour une entreprise de saisir les attentes et les évolutions du marché (études de marché), mais aussi les stratégies des concurrents (veille concurrentielle) et également les évolutions de la réglementation.
- Stratégie d'influence : il s'agit pour les entreprises d'obtenir des inflexions, voir des décisions qui leur soit favorables.
- Internationalisation
La politique des États et de l'Union européenne : contrairement à celle des entreprises qui n'agit que dans un sens, celle des états peut favoriser ou contrarier la concurrence.
- politique de concurrence destinée à lutter contre les ententes qui visent à reconstituer des monopoles.
- Politique des brevets, destinés à protéger les innovateurs de la concurrence pendant une période limitée.
- Barrières douanières et réglementations : moyen de limiter la concurrence des produits étrangers ; certains États utilisent également des moyens détournés, comme la normalisation, ou la sécurité pour interdire de fait l'entrée de concurrents étrangers.
- Politiques budgétaires ou fiscales ayant pour objectif de développer des secteurs d'activité protégés (armement, agriculture, industries exportatrices, ...)
Les États essayent également de négocier au mieux de leurs intérêts les réglementations reconnues au niveau international : OMC...
Voir aussi
- Main invisible d'Adam Smith
- Destruction créatrice de Joseph Schumpeter
- Anomalie de marché
- Concurrence imparfaite
- Monopole
- Oligopole
- Monopsone
- Oligopsone
- Cartel
- Coût de concurrence
- Compétition (en biologie)
- Compétitivité économique
Liens externes
- [http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Concurrence Concurrence] sur Wikibéral
- [http://bastiat.org/fr/concurrence.html La concurrence] par Frédéric Bastiat
- [http://www.conseil-etat.fr/ce/rappor/index_ra_li0202.shtml Collectivités publiques et concurrence]
Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie
Catégorie:Microéconomie
ja:競技
Économie comportementale
L'économie comportementale est un nouveau courant de la science économique en pleine expansion, qui s'inspire de la psychologie. Daniel Kahneman a d'ailleurs reçu le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel pour ses travaux pionniers dans ce domaine.
L'économie comportemenale étudie ces phénomènes tant par des études de terrain et de séries statistiques, que par des méthodes proches de celles de l'économie expérimentale, laquelle consiste à simuler en laboratoire les comportements économiques individuels par le truchement des jeux.
Une partie des recherches de l'économie comportementale et des phénomènes constatés sont communs avec ceux de la finance comportementale.
Technocratie
La technocratie est un mot donné lorsque dans un régime politique la place des techniciens spécialistes d'un domaine prend autant de place que celui des politiciens élus. Ce terme a souvent une connotation péjorative.
Dans les démocraties occidentales, les techniciens sont de plus en plus nombreux dans les personnels des gouvernements et des assemblées législatives à cause du plus grand nombre de thèmes sur lesquels les élus doivent légiférer, surtout sur leur complexité croissante (mécanismes économiques, juridiques, connaissances scientifiques, etc.)
Catégorie:Régime politique
Efficience du marchéL'hypothèse d'efficience du marché ou HEM considère que dans un marché suffisamment large et ou l'information se répand instantanément, comme c'est le cas en particulier du marché boursier, les opérateurs réagissent correctement et quasi immédiatement aux informations s'ils ont la capacité cognitive de les interpréter avec justesse.
Cela ferait que les cours équivaudraient toujours au juste prix et évolueraient selon une marche aléatoire au gré des surprises qu'apportent les nouvelles informations.
Origine et environnement de l'hypothèse
Cette hypothèse, développée dans les années 50 à 60 à l'occasion de l'application de mathématiques probabilistes (stochastique) à la finance, fut le support d'une importante avancée de la modélisation financière, ayant entraîné à son tour le développement rapide de nouveaux outils de finance de marché.
Les limites de l'efficience
Cette théorie est écornée par les recherches en finance comportementale qui ont montré que des erreurs cognitives et émotionnelles collectives faussent la formation des prix. Il est ainsi de plus en plus admis qu'on doit plutôt parler d'un certain degré d'efficience pour les marchés.
La constatation de l'existence à certains moments de krachs et de bulles fait par exemple partie de cette analyse par la finance comportementale.
Le terrain politique
Certains s'éloignent toutefois de la simple analyse et tirent des conclusions politiques visant à nier toute efficience au marché et imposer la prise en main étatique de l'économie. Cela pose le problème parallèle de l'efficience de l'État, que certains considèrent de leur côté comme tout autant, sinon plus, discutable.
voir aussi
- efficacité
catégorie:finance de marché catégorie:microéconomie Panavia Tornado
Il Panavia Tornado è un aereo caccia multiruolo sviluppato congiuntamente da Italia, Germania e Regno Unito. Il primo volo è avvenuto il 14 agosto 1974.
Al momento della fondazione del consorzio Panavia (ora presente sotto altro nome con il progetto EFA) costituito a Monaco per la supervisione del programma per conto di British Aircraft Corporation (poi BAe), Messerschmitt-Bölkow-Blohm e Aeritalia (poi Alenia), il progetto era denominato MRCA (Multi-Role Combat Aircraft, aereo da combattimento multiruolo). Furono identificati sei principali ruoli che l’aereo avrebbe dovuto svolgere (alcuni dei quali comuni a più clienti): appoggio aereo ravvicinato e interdizione sul campo; interdizione/attacco contro aviazione; attacco antinave; ricognizione; superiorità aerea; intercettazione/difesa aerea (gli ultimi due ruoli demandati alla versione ADV). Il Tornado doveva inoltre soddisfare una specifica notevole: poter trasportare ogni arma offensiva dell’arsenale NATO. Il risultato è che il carico trasportabile su ognuno dei tre punti di attacco sotto la fusoliera varia notevolmente da paese a paese. Nella cellula restano invece invariati i due cannoni IWKA Mauser da 27 mm (sbarcati entrambi nella versione ECR e solo uno sulla versione ADV, per l’inserimento della sonda retrattile di rifornimento in volo). Le variazioni di equipaggiamento tra gli utilizzatori si limitano alle installazioni radio ed IFF, quindi ogni nazione è in grado di avvalersi delle notevolissime capacità dell’aereo di volare raso terra (la leggenda vuole 15 metri, ma sembrerebbero qualche cosa di più...) con il sistema TFR praticamente in ogni condizione atmosferica, e dei sistemi di tiro e di navigazione dalla fenomenale precisione. Insomma, nelle sue varie versioni una macchina con un potenziale davvero soprendente...
Caratteristiche tecniche
Dal punto di vista tecnico il PA-200 (parliamo della versione IDS), classificato “caccia-bombardiere ognitempo” è in realtà un bombardiere supersonico per penetrazione a bassa quota, biposto in tandem, caratterizzato da geometria alare variabile, impennaggio verticale a deriva singola e impianto propulsivo suddiviso in due unità.
L’aspetto che più salta all’occhio del Tornado sono le sue ali a freccia variabile: una peculiarità notevole, che permette al bombardiere Panavia di essere efficace sia ad alte quote che a quelle medio-basse. Il tronco fisso interno di fusoliera ha un angolo di 60° (su cui agisce il piccolo ipersostentatore Krüger), mentre il tronco mobile esterno ha una freccia di 25° al bordo d’attacco alla freccia minima e di 67° alla freccia massima.
La variazione della freccia in volo viene sempre controllata da un computer, che confronta di volta in volta i dati di velocità, assetto e quota e ottimizza l’utilizzo della freccia, anche se per il pilota è possibile intervenire manualmente (ad esempio a terra, per ridurre la superficie necessaria al parcheggio, spesso le ali vengono portate alla freccia massima). L’ala è dotata di ipersostentatori a fessura sul bordo d’entrata, di ipersostentatori sul bordo d’uscita e di diruttori che migliorano il controllo sull’asse di rollio. All’interno del tronco alare di fusoliera agisce il meccanismo di movimento delle ali, costituito da un perno centrale fisso e due cuscinetti rivestiti in teflon che forniscono l’asse di rotazione. Sotto le ali trovano sistemazione due piloni (a circa 1/3 e 2/3 della lunghezza totale) che ruotano con l’ala, e dove solitamente (sul pilone interno) vengono alloggiati due serbatoi supplementari da 1.500 Kg. L’altra caratteristica peculiare del Tornado è la sua deriva unica: molti aerei dell’ultima generazione adottano questa formula (che comporta comunque dei problemi a livello aerodinamico), come EFA e Rafale.
Subito dietro la cabina di pilotaggio trovano spazio le due prese d’aria fisse “bidimensionali” (molto simili, come disegno, a quelle dell’F-15), dotate di un meccanismo interno che consente di far entrare più o meno aria (al contrario di quelle dell’aereo della McDonnell-Douglas, che invece ruotano completamente sull’asse verticale). Esse servono ad alimentare le due turbine collocate in posizione affiancata nel tronco posteriore di fusoliera: le due turboventole Turbo-Union RB-199-34R Mk 101 (la denominazione Mk 101 vale per la RAF, ma è probabile che le altre forze aeree utilizzino versioni leggermente più o meno performanti) sviluppano 7.257 kg/s (71,2 kN) con postbruciatore. Ogni turbina ha un inversore di spinta (si tratta di due valve che a riposo alloggiano sopra e sotto l’ugello di scarico e che al momento opportuno si “chiudono” sull’ugello, favorendo il rallentamento del velivolo) che entra in azione solo quando sul carrello risulta esservi il peso del velivolo.
Pilota e navigatore (o meglio “addetto ai sistemi d’arma” sulla versione IDS) siedono su due sedili eiettabili tipo zero-zero (zero altitudine e zero velocità) Martin Baker Mk-10A, che consentono di abbandonare in sicurezza il velivolo fino a velocità di 1.600 Km/h. Tutta la cabina di pilotaggio è pressurizzata e dotata di un impianto di condizionamento: il tettuccio, in un pezzo unico, è incernierato posteriormente ed è stato sviluppato da Kopperschmidt e Aeritalia. In caso di eiezione il sistema sgancia il tettuccio e lo frantuma per mezzo di una carica pirotecnica a filo installata all’interno della luce superiore.
Internamente i comandi si presentano piuttosto “vecchio stile”, senza cioè i moderni schermi LCD e i comandi analogici: il pilota dispone comunque di un avanzato HUD (Head Up Display) che consente di visualizzare tutte le principali informazioni inerenti quota, velocità e assetto.
Il navigatore dispone di due piccoli schermi su cui compaiono informazioni tecniche sul velivolo e sull’armamento e di uno schermo cartografico a mappa mobile, oltre alla presenza di una piccola cloche che comanda una parte del sistema di puntamento delle armi.
La suite avionica interna subisce variazioni da paese a paese, ma in linea di massima possiamo dire che Italia, Germania e Inghilterra hanno macchine piuttosto simili in fatto di prestazioni: al momento dell’ordine l’Italia ha scelto una suite di autoprotezione interna per i suoi aerei, cosa che non hanno invece fatto gli altri paesi. Questo comporta un vantaggio: inglesi e tedeschi devono ricorrere a “pod” esterni di autoprotezione (gli inglesi usano il contenitore ARI 23246/1 Sky Shadow della Marconi) combinati a lanciatori ECM (in questo caso, anche per l’Italia i BOZ-107 di realizzazione svedese), utilizzando così due dei quattro piloni subalari disponibili.
Per gli attacchi con munizionamento di precisione (le cosiddette bombe intelligenti, del tipo Paveway) il Tornado è dotato di un LRMTS (Laser Ranger and Marker-Target Seeker, telemetro e collimatore laser) della Ferranti.
L’armamento convenzionale viene normalmente trasportato appeso ai tre piloni sotto la fusoliera, con i due esterni in grado di accogliere fino a otto bombe Mk83 da 454 Kg in due serie di coppie in tandem, nel qual caso al centro può essere installato un piccolo serbatoio ausiliario. Quando viene impiegata la bomba a guida laser GBU-15 “Paveway” da 526 Kg, il massimo carico si riduce ad una sola bomba per punto d’aggancio. È previsto che in caso di guerra un compito importante affidato al Tornado sia quello dell’attacco contro aviazione, per rendere inagibili gli aeroporti nemici. A questo scopo è stato sviluppato un particolare tipo di lanciatore di bombe, chiamato JP233: esso è diviso in due gruppi da 2.335 Kg ciascuno, e contiene 30 bombe antipista SG357 con paracadute ritardante e 215 mine da interdizione d’area HB876 per ostacolare l’intervento delle squadre di riparazione. Il JP233 viene utilizzato in diversi passaggi radenti sull’area, poi viene sganciato: infatti, per il Tornado è possibile decollare ma non atterrare con il contenitore, per problemi di luce da terra dati dal notevole ingombro dell’arma. Le consegne del JP233 hanno avuto inizio nella primavera del 1985. Per quanto riguarda l’Italia non è dato sapere se questi contenitori siano stati mai utilizzati, né se le consegne siano state effettivamente terminate. I Tornado italiani sono dotati inoltre di spezzoniere MW-1 e di missili AGM-65 Maverick a guida laser, oltre a quasi tutti i tipi più comuni di bombe a guida laser attiva (e non) presenti nell’arsenale NATO. I Tornado dispongono inoltre (per l’attacco antinave), dei missili MBB AS-34 Kormoran (equivalenti all’AM-39 Exocet francese) come i velivoli tedeschi. La versione ECR, sviluppata per Germania(circa 50 esemplari) e Italia (16 esemplari), è predisposta all'impiego dei missili antiradar AGM-88B/C HARM.
L’autodifesa è affidata a due missili AIM-9L Sidewinder posizionati all’interno dei piloni subalari principali, che solitamente trasportano i due serbatoi da 1500 Kg. I piloni esterni, come già detto, svolgono la funzione di trasporto di ECM e contromisure.
In Italia presta servizio nelle versioni IDS nelle fila del 6°, 36° e 50° Stormo e nella variante ECR solo nel 50° Stormo, per un totale di circa 100 esemplari.
Altri dati (Tornado IDS)
- Prestazioni:
- Velocità massima limite: Mach 2,2 a 12.000 m senza carichi esterni
- Velocità massima a livello del mare: 1.480 Km/h senza carichi esterni
- Corsa di decollo: 1.885 m
- Autonomia di trasferimento: 3.890 Km (senza rif. in volo)
Categoria:Aerei militari
ja:トーネードIDS (攻撃機)
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