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Concurrence

Concurrence

La concurrence est une forme d'organisation sociale encadrant des relations économiques. Elle nécessite l'existence
- de règles juridiques (protection de la propriété privée, loi contre les trust...)
- et de règles comportementales individuelles: amour-propre (traduction de "self-love", combinaison particulière d'une certaine forme d'égoïsme et du sens des responsabilités), prise de risque, rationalité économique... Elle peux être associée à des types de marchés et peut alors avoir une fonction d'émulation des acteurs. Sa justification éthique se base sur le postulat d'égalité des positions à l'origine de la relation marchande. En économie des organisations, la concurrence est antagoniste de la coopération. La coopération comme la concurrence peuvent être "spontanée" ou contrainte. Ces quatre modes forment les organisations standards présente dans nos sociétés. Certains économistes considèrent que la concurrence économique oppose les Hommes, tel Hayek, d'autres plus nombreux défendent l'idée qu'elle oppose des institutions (comme les entreprises). Dans son acception la plus large et la plus "pure", la situation de concurrence est vérifiée quand aucun des agents sur un marché ne dispose d'un pouvoir discrétionnaire sur la fixation des prix ou sur les décisions des autres acteurs, et que tous les acteurs ont accès à la même information. Le prix est alors fixé par l'affrontement et la négociation de tous avec tous, ne générant pas de rente de monopole.
Dans les situations réelles, de nombreuses formes de concurrences sont observables. Deux grands types de théories économiques de la concurrence se sont succédés. La première et plus ancienne considère qu'une concurrence parfaite permet d'analyser l'ensemble des activités économiques humaines, alors que la seconde distingue plusieurs types de marchés et parle alors de concurrence imparfaite.

La concurrence pure et parfaite

Les conditions

La concurrence parfaite est un modèle de la théorie économique décrivant une structure de marché hypothétique dans laquelle aucun producteur ni consommateur à le pouvoir d'influencer les prix du marché. Dans le cadre de l'école néoclassique, on retient le plus souvent la situation de concurrence pure et parfaite. Elle représente un des deux cas extrêmes de structures de marché (le second étant le cas de monopole). La concurrence parfaite est censée permettre l'équilibre sur tous les marchés sous des conditions très particulières. Chaque marché doit remplir les trois conditions suivantes : # L'atomicité du marché : le nombre d'acheteurs et de vendeurs est très grand donc l'offre ou la demande de chaque agent est négligeable par rapport à l'offre totale ; # L'homogénéité des produits : les biens échangés sont semblables en qualité et en caractéristiques ; un produit de meilleure qualité constitue donc un autre marché. Dans la réalité, les bien les plus homogènes sont les matières premières, les denrées agricoles. # La transparence de l'information : l'information parfaite de tous les agents sur tous les autres et sur le bien échangé suppose qu'elle est gratuite et immédiate ; la présence d'un « commissaire-priseur », qui centralise les offres et les demandes afin de calculer le prix d'équilibre est une façon de réaliser cette transparence et suppose l'absence d'échange de gré à gré avant l'obtention du prix d'équilibre. Les conséquences de ces trois hypothèses sont que d'une part le prix est la seule motivation pour échanger ou renoncer à échanger sur le marché (et non la qualité par exemple) et d'autre part, le prix est fixé par le marché et s'impose à tous les protagonistes, il n'existe alors qu'un seul prix pour un seul bien quelque soit le lieu d'achat. Il faut ajouter deux hypothèses qui lient les marchés entre eux : # La libre entrée sur le marché : il ne doit y avoir aucune entrave tarifaire (protectionnisme), administrative (numerus clausus), technique à l'entrée d'un offreur ou d'un demandeur supplémentaire. # la libre circulation des facteurs de production (le capital et le travail) : la main d'œuvre et les capitaux se dirigent spontanément vers les marchés où la demande est forte (par rapport à l'offre). Il n'y a pas de délai ni de coût dans leur reconversion. Ces deux dernières hypothèses permettent une convergence sur le long terme des taux de salaire et de profit entre les différents secteurs économiques et les différents pays. Il s'agit donc d'un cadre très contraignant, correspondant à une économie totalement centralisée. Son avantage est que les équilibres de concurrence pure et parfaite sont des optima mathématiques (donc faciles à calculer) vérifiant certaines propriétés d'efficacité allocative (efficacité selon Pareto).

Le principe de la tarification au coût marginal

A partir des propriétés de la concurrence, il est possible de démontrer dans un cadre théorique néo-classique que le prix en concurrence pure et parfaite est égal au coût marginal ( \ Cm) et qu'à long terme, le profit est nul. Toute entreprise a pour objectif de maximiser son profit, \ \pi, la différence entre la recette totale (ou chiffre d'affaire) \ RT et le coût total \ CT . Mathématiquement, trouver le maximum d'une fonction correspond à annuler la dérivée de la fonction de profit : max\ \pi \Leftrightarrow \frac = \pi'(q) = 0 \Leftrightarrow \frac - \frac= \frac - Cm = 0 De là, nous pouvons déduire logiquement l'égalité entre le prix et le coût marginal. A court terme, s'il y a un secteur économique bénéficiaire (\ \pi>0), des entreprises vont entrer sur ce secteur. L'offre va augmenter et les prix vont baisser. Les profits vont diminuer jusqu'à s'annuler.

Les critiques et limites de la concurrence parfaite

La concurrence réelle est différente de la concurrence théorisée par les néo-classiques (et en particulier par Walras) puisque les critères énoncés ne peuvent pas être parfaitement remplis.

Un modèle à préciser selon les types de marchés ?

Les avancés de divers courants économiques (SCP, néo-keynésien, théorie des jeux...) ont amené à distinguer plusieurs types de marchés dans lesquels la situation peut être une concurrence imparfaite. Une typologie est alors développée afin de les catégoriser, la concurrence parfaite n'y étant qu'une situation parmi d'autres. Cet apport théorique permet le développement d'analyse mésoéconomique, sur des secteurs d'activité précis, ainsi que de sciences de gestion.

Concurrence et cartels

Le point de vue des autorités des pays à économie de type libéral

Dans les secteurs à rendement d'échelle croissants, l'ouverture au commerce international favorise la concentration et à ce titre, le secteur de l'automobile est révélateur de ce problème puisque en 1950 on comptait quelques 70 producteurs indépendants, alors qu'aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une dizaine.
Cela peut entraîner un risque d'atteinte à la concurrence sous forme d'ententes (cartélisation). Il est jugé suffisamment établi par les autorités des pays pour qu'ils prennent des mesures pour le juguler, en ayant pour objectif que le marché ne soit pas faussé.
- L'UE est intervenue ces dernières années pour faire cesser des pratiques entre cimentiers ou laboratoires pharmaceutiques.
- Les autorités fédérales américaines ont regardé les conditions de concurrence dans le secteur des télécommunications (démantèlement de Bell), et de l'informatique (enquêtes contre IBM, puis Microsoft). Toutefois en ce qui concerne ce dernier pays, l'attitude des autorités évolue vers une politique de concurrence (anti-trust) plus accommodante, notamment avec en 1974 un changement de jurisprudence de la Cour Suprême des États-Unis , l'abandon des poursuites à l'encontre de grandes firmes dont les procès duraient depuis plus de dix ans (I.B.M. et Xerox, par exemple) et la révision en 1983 des "guideslines" de la Federal Trade Commission dans un sens plus libéral. Il existe cependant encore de grands procès anti-trust, c'est le cas par exemple de Microsoft encore poursuivi par des Etats américains, malgré l'abandon des poursuites fédérales.

La position des non-libéraux

Selon d'autres analyses, notamment altermondialistes ou interventionnistes :
- le monopole public est jugé préférable puisque l'État peut jouer le rôle de régulateur sur d'autres objectifs que ceux du marché.
- la concurrence ne doit pas être étendue à tous les domaines, dont notamment la santé, l'éducation, la justice, la culture, etc. Selon eux, la privatisation des services publics sans institution de règles organisant la concurrence, reviendrait, après une période transitoire, au passage d'un monopole public à un monopole privé (cartel).

Quels mécanismes de contrôle ?

D'autres critiques visent les mécanismes sensés garantir la concurrence :
- ils seraient inefficaces car rarement respectés;
- et en partie incompatibles avec les fondements de la théorie libérale :
  - la propriété privée : briser les cartels nécessiterait de modifier les droits de propriété d'une partie de l'entreprise qui se trouverait scindée,
  - la libre entreprise : le patron serait soumis à des règles ayant précisément pour but d'éviter que son entreprise devienne trop puissante.

Quel coût ?

Enfin la concurrence a un coût, du fait notamment :
- des doublons, (plusieurs entreprises ont la même activité et donc dépensent pour de mêmes choses, par exemple plusieurs réseaux ferrés). Les libéraux considèrent que, malgré leur coût, ces doublons sont nécessaire à l'émulation des producteurs et aboutissent en général à des innovations produits et baisses de coût.
- de la publicité, qui toutefois crée un nouveau marché. Ainsi, globalement le système économique ne serait pas optimal. Par exemple, lorsque les entreprises publiques en période de privatisation augmentent de façon sensible leurs frais de publicité, ces ressources sont-elles bien employées ?

Une organisation à réguler ?

Toutefois, la plupart des économistes bien qu'ils considèrent que la concurrence soit rarement parfaite, se refusent pour autant à la rejeter en tant que forme d'organisation quitte à en encadrer les règles de fonctionnement.
Certains avancent notamment le principe du monopole naturel, bien qu'il ne concerne qu'un nombre très réduit de branches économiques, pour montrer les limites du principe de concurrence, notamment pour les activités dites de réseau comme les services publics (SNCF, EDF, GDF...).

Cas particulier des « monopoles naturels »

Il s'agit de cas très particuliers, rencontrés en général dans le domaines des services dans lesquels l'existence d'un réseau d'infrastructure unique est source d'efficience. Augmenter le nombre de concurrent ne permet alors plus de financer les coûts fixes importants de l'activité. Les libéraux considèrent cependant qu'elles peuvent entrer dans le champ de la concurrence de deux manières :
- soit en séparant la gestion du réseau de celle de l'exploitation des services destinés aux clients finaux (principe de la théorie des trois couches) : c'est la voie choisie en Europe pour l'électricité et les chemins de fer : le réseau reste un monopole, souvent public, et son accès est ouvert moyennant le paiement d'un péage aux gestionnaires de réseaux, à des exploitants publics ou privés, concurrents entre eux ; on parle alors de concurrence « dans le marché ».
- soit par le régime de la concession : l'exploitation est mise aux enchères pour une durée limitée et renouvelée par le même moyen périodiquement ; on parle alors de concurrence « pour le marché ». C'est la cas par exemple des transports urbains en France (sauf la RATP qui bénéficie d'une concession longue de service public).

La concurrence réelle

Les motivations des acteurs

L'existence d'une forme de concurrence, même imparfaite, crée pour les entreprises, quelle que soit leur taille, une situation d'insécurité, d'instabilité, puisqu'à tout moment leurs marchés peuvent être captés par des concurrents. Cet aiguillon les pousse à une recherche permanente de meilleure efficacité mais aussi à certains comportements destinés au contraire à garantir leur situation et, selon ses détracteurs, par contre-coup l'intervention « nécessaire » des États ou d'organismes internationaux.

Les stratégies des acteurs

La stratégie des entreprises : elle consiste par différents moyens, à reconstituer des barrières à la concurrence :
- Stratégie de différenciation, qui passe par la communication et par le développement des marques. Une marque reconnue restitue à l'entreprise qui la possède une sorte de « monopole » : seul Rolls-Royce peut fabriquer ce type de voitures. Les appellations (AOC par exemple) entrent dans cette stratégie.
- Stratégie d'innovation : consiste à créer de nouveau produits et donc de nouveaux marchés, sur lesquels l'entreprise innovatrice sera seule, au moins pour un temps.
- Stratégie de développement : par des alliances ou des fusions-acquisitions, l'entreprise cherche d'une part à grossir en taille de manière à avoir une part de marché dominante, d'autre part à éliminer des concurrents, ou au moins à les neutraliser.
- Information sur le marché : marketing et intelligence économique. Dans un marché concurrentiel, il est vital pour une entreprise de saisir les attentes et les évolutions du marché (études de marché), mais aussi les stratégies des concurrents (veille concurrentielle) et également les évolutions de la réglementation.
- Stratégie d'influence : il s'agit pour les entreprises d'obtenir des inflexions, voir des décisions qui leur soit favorables.
- Internationalisation La politique des États et de l'Union européenne : contrairement à celle des entreprises qui n'agit que dans un sens, celle des états peut favoriser ou contrarier la concurrence.
- politique de concurrence destinée à lutter contre les ententes qui visent à reconstituer des monopoles.
- Politique des brevets, destinés à protéger les innovateurs de la concurrence pendant une période limitée.
- Barrières douanières et réglementations : moyen de limiter la concurrence des produits étrangers ; certains États utilisent également des moyens détournés, comme la normalisation, ou la sécurité pour interdire de fait l'entrée de concurrents étrangers.
- Politiques budgétaires ou fiscales ayant pour objectif de développer des secteurs d'activité protégés (armement, agriculture, industries exportatrices, ...) Les États essayent également de négocier au mieux de leurs intérêts les réglementations reconnues au niveau international : OMC...

Voir aussi


- Main invisible d'Adam Smith
- Destruction créatrice de Joseph Schumpeter
- Anomalie de marché
- Concurrence imparfaite
  - Monopole
  - Oligopole
  - Monopsone
  - Oligopsone
- Cartel
- Coût de concurrence
- Compétition (en biologie)
- Compétitivité économique

Liens externes


- [http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Concurrence Concurrence] sur Wikibéral
- [http://bastiat.org/fr/concurrence.html La concurrence] par Frédéric Bastiat
- [http://www.conseil-etat.fr/ce/rappor/index_ra_li0202.shtml Collectivités publiques et concurrence] Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie Catégorie:Microéconomie ja:競技

Économie

ko:경제학 ja:経済学 simple:Economics th:เศรษฐศาสตร์ L'économie est une branche des sciences sociales qui étudie et mesure les phénomènes qui sont considérés comme relevant de la sphère économique. Son domaine de compétence est délimité par l'étude de la production, de la consommation, de la répartition et de la circulation des biens économiques.

Définitions de l'économie

Il n'existe pas de définition consensuelle de l'économie. Les contours et le contenu de la discipline fluctuent en fonction des auteurs et des courants. Comme on peut le voir à travers trois définitions de l'économie, aucune définition ne fait aujourd'hui l'unanimité.
- « L’économie est l’étude de la façon dont l’homme et la société choisissent, avec ou sans recours à la monnaie, d’employer des ressources productives rares qui sont susceptibles d’emplois alternatifs, pour produire divers biens de la consommation présente ou future des différents individus et groupes qui constituent la société. », Paul Samuelson
- « L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution, et la consommation des biens, d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations. », Edmond Malinvaud
- « Étude des mécanismes de production, de consommation et d'échange dans une structure sociale donnée et des interdépendances entre cette structure et ces mécanismes », Jacques Attali D'une manière plus large, Ludwig von Mises envisage l'économie comme l'étude de l'"action humaine", où le dernier mot de l'expression recouvre des êtres réels et donc limités. À l'origine, le terme économique vient du grec oikos (maison) et nomos (administrer) qui signifie l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'un particulier ou de l'État. En ce sens, si la nature est notre maison, l'homme reste un être écologique (logos = loi) tant qu'il continue à obéir à la nature et il devient un être économique lorsqu'il commence à administrer la nature. Aujourd'hui les enjeux pour l'homme sont énormes car il doit concilier l'économique et l'écologique sous peine de ruiner les deux pièces de sa maison. Un des premiers traités historiques traitant de l'économie est dû à Aristote. Remarquons que celui-ci distinguait alors l'économie de la chrématistique (de khréma-atos) qui est l'art de s'enrichir, si bien que selon lui, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie était une activité contre nature qui déshumanise ceux qui s'y livrent (voir Les économiques et l'Éthique à Nicomaque)

La place de l'économie dans la société

L'économie, et la façon dont elle est gérée par les gouvernements, est intimement liée à la philosophie politique. Elle a aussi un enjeu social, en particulier en ce qui concerne la répartition des richesses dans la société. Depuis la fin du XXe siècle, l'économie a aussi un enjeu écologique. En effet, l'impact des activités économiques sur les ressources naturelles (déforestation, énergies fossiles, minerais) et sur l'équilibre de la planète (climat, biodiversité...) posent la question du développement durable. Réciproquement, l'écologie devient un enjeu économique, par l'activité qu'elle génère (recyclage, dépollution, etc). Le rôle des économistes est d'une part d'analyser comment la société humaine produit ses richesses et les répartit, et d'autre part de proposer des explications et des possibilités d'amélioration à certains dysfonctionnements. Ils peuvent aussi réaliser des études pour estimer les effets d'une loi ou d'un projet de loi. Les résultats de ces études (qui peuvent être contradictoires d'un modèle à l'autre) sont parfois utilisés par les gouvernements pour réguler l'activité économique.

Étude

Méthodologie

Comme la plupart des sciences humaines, l'économie peut aborder son objet de deux points de vue complémentaires : elle est dite
- positive lorsqu'elle s'attache à expliquer les conséquences des différents choix et à décrire la réalité de son objet,
- et normative lorsqu'elle prescrit une action, ou une route à suivre. On trouve d'autres part différentes méthodes utilisées par certains économistes pour tester ou construire leurs théories. Les plus significatifs sont sans doute :
- l'économétrie, qui applique les techniques mathématiques, statistiques et probabilistes à l'étude des données économiques.
- l'économie expérimentale qui au contraire étudie les motivations économiques « en laboratoire », auprès de petits groupe et rejoint ainsi l'économie comportementale Contrairement à la plupart des sciences sociales, l'économie fait depuis longtemps (depuis les physiocrates) un large usage de modèles mathématiques. Cette utilisation des modèles est rendue nécessaire par le grand nombre de données à traiter et la volonté d'en tirer des lois générales dont le choix est justifiable. Les économistes pensent ainsi que les méthodes mathématiques encouragent les chercheurs à se concentrer sur l'essentiel, et rendent l'exposition moins sujette aux ambiguïtés. Néanmoins, si l'on constate parfois l'utilisation de mathématiques supérieures, telles que le calcul différentiel ou intégral, la plupart du temps on n'utilise que de l'algèbre relativement simple. Les bases de l'économie peuvent donc être enseignées avec de l'arithmétique élémentaire et de simples graphes, sans nécessairement devoir connaître les théories mathématiques sous-jacentes.

Domaines d'étude de l'économie

Certains aspects de l'économie requièrent une attention particulière : le commerce, l'allocation des ressources, la concurrence et la monnaie. Plus généralement, l'économie est souvent divisée en deux grandes catégories :
- la micro-économie, qui traite des comportements et des interactions entre les agents économiques (ménages, entreprises, administration, associations) ;
- la macroéconomie, qui examine une économie comme un ensemble, en tentant de comprendre les interactions entre les différents agrégats que sont le revenu, l'emploi, l'investissement, l'épargne, etc. Les tentatives de réunion de ces deux branches ont été l'un des principaux moteurs de la pensée économique contemporaine, durant les années 1970 et le début des années 1980. Aujourd'hui, un consensus semble s'être formé chez les économistes orthodoxes autour de l'idée que la micro-économie constitue le fondement de la macroéconomie. Cette idée est cependant très contestée. En effet, un certain nombre de chercheurs épistémologues de l'économie comme Claude Mouchot par exemple, réfutent cette idée de façon catégorique. Au sein de ces grandes divisions, on trouve des zones d'étude plus spécialisées, qui tentent de répondre aux questions du point de vue — plus large — de lactivité humaine. Peu à peu, les théories économiques ont trouvé des applications dans des contextes beaucoup plus vastes. En effet, on peut considérer que dans tout domaine où les individus sont confrontés à des choix — l'éducation, le mariage, la vie publique, etc. —, on peut trouver un aspect économique. La théorie du choix public (public choice theory) étudie comment une analyse économique peut s'appliquer à des domaines traditionnellement considérés comme étrangers à ce domaine. Et, de fait, les domaines d'investigation de l'économie chevauchent ceux d'autres sciences sociales, telles que la psychologie sociale, la politique, ou la sociologie. Ainsi, un aspect important de l'économie est l'étude de la manière dont des stimulants (les conséquences de différentes actions) peuvent affecter le comportement d'un individu ou d'un groupe. Les économistes pensent que les stimulants et les goûts personnels jouent un rôle important dans la préparation de la prise de décision. Ainsi, la psychologie rejoint l'économie et lui sert de matière à réflexion.

Les grandes questions auxquelles les théories économiques s'efforcent de répondre


- Qu'est-ce que la richesse ? Comment est-elle répartie ? Pourquoi ? Comment faire évoluer cette répartition ? Comment augmenter les richesses ?
- Quelle est la valeur des choses ? La valeur du travail ?
- Comment mesure-t-on la production ? La consommation ? Qui produit ? Comment ?
- Qu'est-ce qu'une ressource ? Comment assurer la continuité de production avec des ressources limitées ?
- Quel est la nature et l'origine de la monnaie?
- Quel est le statut de la propriété? Est-ce un droit naturel ? Une forme de vol ? Un phénomène contingent ou conventionnel ?

Développement de la pensée économique

Article principal: Histoire de la pensée économique

Les origines (XVIe- XVIIe siècle)

On considère souvent que la pensée économique moderne a débuté avec le mercantilisme. Cette doctrine économique prône le développement économique par l'enrichissement des nations et de l'État, ou de son souverain en particulier, au moyen du commerce extérieur (le mot vient de l'italien « mercante » qui signifie « marchand ») mais aussi de l'industrialisation. Elle se situe historiquement à la fin du Moyen Âge et marque aussi la fin de la prééminence des doctrines de l'Église dans l'organisation sociale. Elle repose sur la croyance — fausse — que la richesse repose sur l'accumulation des métaux précieux ; elle préconise donc de développer l'activité industrielle et l'exportation pour obtenir l'or et l'argent qui représentent la richesse d'un pays. L'État doit donner l'exemple en créant de grandes activités, par exemple des manufactures. Notamment la France qui fait preuve d'un important interventionnisme étatique (contrôle de la production pour assurer la qualité des produits) dans le but d'exporter de nombreux produits de luxe. L'Espagne qui possède à l'époque une grande quantité d'or, contribue donc à l'enrichissement de la France.
Le mercantilisme français est représenté par des hommes tels que Jean Bodin (1530-1596), Antoine de Montchrestien (1575-1621) ou Jean-Baptiste Colbert (1619-1683).

Préclassiques et classiques (XVIIIe - XIXe siècle)

Le courant des physiocrates ne constitua qu'une brève étape de la pensée économique. Les physiocrates soutiennent qu'il existe un ordre naturel gouverné par des lois. Le rôle des économistes est de comprendre et de révéler les lois de la nature telles qu'elles opèrent dans la société et dans l'économie afin de montrer comment ces lois opèrent dans la formation et dans la distribution des richesses. Fondée elle aussi sur une croyance erronée — seules la terre et l'agriculture seraient créatrices de richesse — la physiocratie aura une existence assez brève (moins de 20 ans). Le courant physiocrate apparaît en effet en 1758, avec la parution du Tableau Économique et s'efface devant l'Économie Politique Classique en 1776, date de la parution de la « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations » d'Adam Smith. Le Tableau Économique aura cependant une large postérité, car pour la première fois l'économie est présentée sous forme de flux de biens et de services. Cette représentation sera reprise et détaillée par tous les mouvements économiques postérieurs. Au se développa surtout la pensée classique, autour tout d'abord de Daniel Bernoulli (créateur dès 1738 du concept fondamental d'utilité), puis de deux Britanniques, Adam Smith et David Ricardo. Les classiques anglais cherchent à comprendre la dynamique de la croissance dans le contexte de la révolution industrielle naissante : ils insistent à la fois sur le rôle du travail dans la création de la richesse (notion de « valeur travail ») tout en soulignant leur attachement au libéralisme économique et leur croyance dans la nécessité d'une forte accumulation du capital et d'une répartition des revenus judicieuse pour soutenir la croissance économique. Au , la pensée économique s'est notamment développé avec l'apport de Karl Marx. L'économie moderne est en fait avant tout un affinement de la pensée économique néo-classique (voir Histoire de la pensée économique pour un aperçu des précurseurs d'Adam Smith, ainsi que des différentes écoles qui lui ont succédé).

Diversification de la pensée ( - )

John Maynard Keynes donna naissance à la macroéconomie dans les années 1930. De nombreux économistes utilisent un mélange de micro-économie néoclassique et de macroéconomie keynésienne. Cette combinaison, appelée parfois
synthèse néoclassique, fut populaire dans l'enseignement et fut surtout largement appliquée en politique économique dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à la fin des années 1970. De même, de nombreux auteurs se réclament de la pensée de Karl Marx en réfutant être marxistes, au sens politique ou économique le plus courant. Cependant les théories keynésiennes présentent l'inconvénient d'être source d'inflation, en effet celle-ci tend à favoriser la demande. De nos jours, on note une grande diversification des courants économiques, notamment par l'application de nouvelles approches techniques :
- l'économie quantitative, l'un des supports de l'économétrie, utilisant des techniques de modélisation dérivés des sciences physiques,
- l'économie expérimentale appliquée notamment à la micro-économie,
- l'économie comportementale, née notamment de l'étude des anomalies des marchés financiers et des facteurs psychosociologiques qui les causent.
- dans le même ordre d'idées, la socioéconomie et la neuroéconomie, nées de croisments entre l'économie et la sociologie et les sciences cognitives. Par ailleurs, l'essor des sciences de gestion (management, marketing, théorie des organisations, gestion des resources humaines, technologies de l'information) a percolé en économie, aboutissant en particulier à l'économie de la connaissance, qui reconnaît le savoir, la compétence et l'information comme facteurs essentiels de production et de développement, en plus des trois facteurs « classiques » : ressources naturelles, travail et capital.

Perspectives récentes

Notons aussi, à titre plus anecdotique, la contribution de Howard Rheingold (auteur du livre
Smart Mobs). Cet auteur pense comme Marx que les systèmes économiques sont la conséquences des conditions technologiques et sociales d'une époque (« modes de production », en terminologie marxiste), mais en tire des conclusions très différentes : si les marchés ont créé la notion de capitalisme et la société industrielle du , maintenant les conditions nouvelles de production créées par l'Internet (entre autres le partage de fichiers) changent la donne économique et préludent à l'apparition de nouveaux systèmes économiques coexistants avec le capitalisme et le socialisme, parfois en concurrence avec eux. Des mouvements comme celui de l'Open source avec le GNU et Linux, ainsi que les escarmouches qui se multiplient au sujet des échanges de fichiers MP3 et DivX en seraient selon lui les signes avant-coureurs.

Présentation de l'économie orthodoxe

L'économie orthodoxe, ou économie néoclassique part du principe fondamental suivant : les
ressources sont en quantités limitées, et il faut donc choisir comment les employer au mieux. En situation de rareté, le choix d'une alternative implique en effet le renoncement aux autres alternatives possibles ; c'est ce que les économistes nomment le coût d'opportunité. De plus, des ressources limitées ne peuvent, à un moment donné et dans un contexte technologique donné, conduire qu'à une production limitée, ce qui pose le problème de la redistribution des produits. En fonction de ce principe, il existe deux possibilités pour évaluer l'utilisation des ressources. Dans la tradition classique, l'économiste mesure l'utilité cardinale d'une ressource. La consommation d'un bien dispense un certain niveau de satisfaction selon une certaine fonction d'utilité prédonnée, et l'agent choisit de consommer la ressource ou le niveau de ressources, qui lui donne le plus haut niveau de satisfaction. La difficulté est toutefois de mesurer ce niveau de satisfaction, c'est pourquoi les économistes néo-classiques ont rejeté cette hypothèse et supposent désormais que le consommateur a seulement la possibilité de classer les différents biens en fonction de ses préférences. Suivant la structure des préférences de l'agent économique, ils en déduisent alors une fonction d'utilité. Dans les modèles d'inspiration walrasienne, on cherche alors l'allocation des ressources, ou les allocations, telles que aucun individu ne peut accroître sa satisfaction sans détériorer celle d'au moins un autre. On dit alors qu'il s'agit d'allocations paréto-optimales. Le raisonnement est le suivant : dans un état donné de l'économie, si il est possible de trouver une allocation qui acroît le niveau d'utilité d'un autre acteur sans diminuer celui d'un autre, alors l'économie n'est pas dans une situation paréto-optimale. En revanche, si une telle allocation n'est pas réalisable, l’allocation est paréto-optimale. Il faut alors remarquer qu'une allocation paréto-optimale n'implique aucunement une distribution égalitaire des ressources. Une partie du rôle des économistes orthodoxes est donc de déterminer quelles sont les mesures à prendre pour que l'économie soit dans une situation paréto-optimale, sans tenir compte de critères éthiques de redistribution qui relèvent du choix politique. En général, en fonction de la nature des préférences individuelles et en fonction de la nature des biens (public, privé), ils préconisent une décentralisation des décisions et de l'échange, et une indexation des biens par un système de prix. Une partie des recherches porte également sur la façon dont les situations oligopolistiques et monopolistiques écartent une économie de son état paréto-optimal, et comment il est possible de rétablir l'efficience. Ces modèles suffisent donc aux économistes néoclassiques pour tirer des conclusions sur les mesures économiques à prendre.

Épistémologie

La présentation de l'économie orthodoxe montre que les recommandations dépendent amplement des hypothèses utilisées pour construire le modèle. Et très souvent, il s'agit d'hypothèses fortes : transitivité, continuité des préférences individuelles, convexité des fonctions d'utilité, maximisation des fonctions de production, marché pur et parfait, etc. Ces hypothèses sont jugées par beaucoup d'économistes hétérodoxes, et par des scientifiques de diverses tendances, plutôt « irréalistes ». Il est vrai qu'elles n'ont jamais donné lieu à des confirmations empiriques très robustes, si bien que comme le faisait remarquer Karl Popper : « Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique »,
Karl Popper. En fait, même si comme Léon Walras, de nombreux économistes ont eu l'ambition de trouver une définition commune à tous les modèles économiques, et de découvrir des lois capables d'expliquer et de prévoir l'ensemble des comportements des acteurs économiques, l'économie ne peut être définie comme une science exacte (selon la définition de Karl Popper) en raison de son caractère fondamentalement autoréférentiel : la connaissance d'une loi modifie le comportement des acteurs économiques qu'elle est censée décrire. Par exemple les banques centrales, depuis quelques décennies, ont appris à limiter l'impact des crises financières en intervenant rapidement sur les marchés financiers. Les investisseurs, mis en confiance, intègrent progressivement cette nouvelle donnée en prenant des risques supplémentaires, ce qui aboutit ainsi à une nouvelle instabilité financière.

Voir aussi

Aspects généraux


- Chronologie des faits économiques
- Chronologie de la pensée économique
- Histoire de la pensée économique
- Théories économiques
- Orthodoxie et hétérodoxie en économie

Aspects particuliers


- Libéralisme économique
- Marxisme
- Économie sociale

Liens externes


- [http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/ Classiques des Sciences Sociales] Plus de 1000 livres et articles dans le domaine public
- [http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/revues/pe/theories/theories.shtml Problèmes économiques] Présentation synthétique des théories économiques par la revue de la documentation française
- [http://www.businessweek.com/magazine/content/01_32/b3744003.htm Les dix premières entreprises mondiales]] Economie


Rationalité

En sciences sociales (psychologie, psychologie sociale, économie), la rationalité caractérise une conduite cohérente, voire optimale, par rapport aux buts de l'individu. Se pose toutefois la question de la rationalité des buts par rapport aux intérêts supposés des individus. On parle parfois de rationalité économique quand le comportement des individus correspond à leurs intérêts pécuniaires. Mais l'économie ne fonctionne pas seulement à partir de buts pécuniaires et d'optimalité par rapport à ceux-ci (finance comportementale) Catégorie:Économie Catégorie:Psychologie sociale

Émulation

EmulateurEmulateur

Informatique

Un émulateur est un artefact logiciel qui remplace une base matérielle existante ou ayant existé. Typiquement un émulateur sera un programme qui simulera un ordinateur, que ce soit un mainframe ou une console de jeux vidéo. Dans ce cadre, il est possible d'executer tous les programmes, systèmes d'exploitations inclus, prévus pour une machine donnée, sur son émulateur. La plupart des périphériques de stockage seront remplacés par des fichiers hébergés sur la machine qui exécute l'émulateur. On peut dicerner deux applications principales : # La simulation de consoles de jeux : #:Dans ce contexte les systèmes de stockage de la console sont appelés des ROMs, car dans les consoles de jeux (d'arcades ou autres) les programmes de jeux étaient effectivement stockés dans des mémoires ROM (soit sur la carte mère, soit dans des cartouches enfichables). Pour les machines utilisant comme support le CD-ROM ou le DVD, on utilise généralement le terme ISO. # La simulation d'ordinateurs anciens : #: Là aussi on stockera le contenu des périphériques de stockage (disque durs, etc.) dans des fichiers images (reflets) des périphériques d'origine.

Légalité des émulateurs

Le problème de la légalité des émulateurs peut être divisé en plusieurs parties :
- l'émulateur en lui même est légal, il peut en revanche être soumis à un brevet comme c'est le cas des émulateurs Game Boy sur systèmes portables brevetés par Nintendo ;
- le jeu : si c'est un original, rien n'interdit de l'utiliser sur un émulateur ; si c'est une copie (ou une ROM), la possession d'une version du jeu original est obligatoire. De plus certains émulateurs nécessitent l'utilisation d'un BIOS pour fonctionner, ce fichier est en fait une image de la ROM de la machine d'origine. Pour posséder ce fichier, il faut donc posséder la machine.

Cas particulier de l'informatique embarquée

Dans le domaine de l'informatique embarquée et pour les électroniciens, le terme émulateur désigne un dispositif matériel (électronique) qui permet de faire du développement et du débogage. Dans ce cas, afin de bien marquer la différence, on parle de simulateur pour un logiciel qui émule le comportement d'un microprocesseur. L'émulateur remplace physiquement le microprocesseur (ou le microcontrôleur) à l'aide d'une sonde (connecteur dont le brochage est compatible avec ce dernier. L'électronique pilotée de l'émulateur remplace ainsi (idéalement strictement à l'identique) le microprocesseur d'un point de vue électrique et numérique. La sonde est interfacée (généralement via une carte périphérique spécifique) avec un ordinateur de développement pour permettre à l'ingénieur de contrôler et d'observer le fonctionnement du microprocesseur émulé. On parle d' émulateur temps-réel lorsque celui-ci respecte les contraintes temporelles du microprocesseur (cycles d'écriture, temps de réponse, ...). Ce type de matériel est très coûteux en comparaison du circuit émulé, coût lié au développement complexe d'un tel dispositif et, au fait qu'il ne fait pas l'objet d'une utilisation massive: l'émulateur est utilisé dans le développement, le microprocesseur/microcontrôleur est utilisé pour la production (de masse). De plus, il n'existe généralement des émulateurs que pour les «petits» microcontrôleurs (8 bits). Pour les autres, il est plus fréquent de voir ce que l'on appelle un «in circuit emulator» (ICE) : l'émulateur est alors intégré au microprocesseur lui-même et est connecté à l'ordinateur de développement via une interface plus simple (comme le célèbre JTAG).

Électronique

Un émulateur électronique est un ensemble électronique, conçu pour pouvoir remplacer d'autres systèmes électroniques. Généralement la partie électronique est pilotée par un micro-ordinateur avec une importante partie logiciel. Ces systèmes très sophistiqués et particulièrement coûteux ont pour vocation la mise au point de circuits électroniques.

Voir aussi

Liens internes


- Émulateurs d'ordinateur
- Émulateur de console de jeux
- Translation de code

Lien externe


- [http://www.zophar.net Zophar's Domain Site très exhaustif d'informations sur les émulateurs]
- [http://www.chiles.biz/ntic/emulateurs.htm Article juridique sur la légalité des émulateurs] ja:エミュレータ

Contrainte

catégorie:mécanique des milieux continus Catégorie:ouxpo Une contrainte est une règle obligatoire qui réduit la liberté d'action.
- Une contrainte peut être exercée de façon physique ou morale — d'ailleurs, le terme stress (qui désigne en français le syndrome général d'adaptation et a pris dans le langage courant la signification de « nervosité », « tension nerveuse », « inquiétude » voir « panique ») signifie « contrainte » en anglais.
- La contrainte peut être assimilée à de la censure ou de la violence, ou bien être considérée comme un moteur créatif volontaire. Artistiquement les contraintes sont à la base de la littérature « oulipienne » et plus généralement de tous les « Ouxpo » Ouvroirs d’X Potentielle (Oulipo, Oupeinpo, Outrapo, etc.) C'est ainsi que la censure est un moteur d'inventivité, l'artiste ou le rédacteur cherchant à la contourner. On parle alors de contrainte artistique volontaire.
- En mécanique des milieux continus (physique), la contrainte est la manière dont on représente les forces qui agissent à l'intérieur d'un objet lorsqu'on le déforme. C'est une force divisée par une surface, c'est donc homogène à une pression et exprimé en pascals. Voir les articles
  - Déformation élastique
  - Déformation plastique
  - Tenseur des contraintes
- En optimisation (mathématiques), c'est une égalité ou une inégalité que doivent satisfaire les solutions réalisables d'un problème. Un problème d'optimisation qui contient des contraintes est en générale beaucoup plus difficile à résoudre que son homologue non-contraint. C'est pour cela que l'on distingue l'optimisation contrainte de l'optimisation non-contrainte.

Voir aussi


- Double contrainte

Liens externes


- [http://www.wikipedia.org/wiki/Theatrical_constraints Contraintes théâtrales] (en anglais)
- [http://www.contraintes.net Un site consacré aux contraintes artistiques volontaires]

Homme

Cet article porte sur l'homme en tant que mâle de l'espèce humaine. Pour les autres significations du mot, voir la page d'homonymie Homme (homonymie). Homme (homonymie) Homme (homonymie) Un homme est un individu adulte de sexe masculin de l'espèce humaine, par différence à la femme (individu adulte de sexe féminin) et à l'enfant (jeune individu). de l'homme sont les androgènes parmi lesquels la testostérone pour la reproduction des spermatozoïdes en vue de la fécondation (procréation des êtres humains). Les appareils génitaux diffèrent notablement, comme pour les autres espèces vivantes. Des différences sexuelles secondaires apparaissent après la puberté, comme les poils (en nombre causé par les androgènes) et l'accroissement de l'organe reproducteur.

Voir aussi


- femme
- enfant
- virilité | comparaison biologique entre la femme et l'homme
- transsexualité
- hominisme

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/03/005_fr.html Schéma détaillé de la morphologie d'un homme]
- [http://www.biblioconcept.com/citations/homme.htm Quelques citations sur l'homme] catégorie:anthropologie catégorie:organisation sociale catégorie:anatomie ja:男性

Prix

Catégorie:Économie Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie Catégorie:Marketing Catégorie:Commerce Le prix est le montant monétaire échangé contre un bien ou un service lors d'un achat ou d'une vente. En microéconomie, le prix est un concept central.

Formation du prix


- En économie de marché, les prix résultent de la libre confrontation de l'offre et de la demande sur le marché. Le prix influe à son tour l'offre et la demande et l'allocation des ressources.
- En économie centralement planifiée, les prix sont fixés autoritairement et arbitrairement.
- Dans certaines situations (comme dans une économie de guerre), ou dans certains systèmes interventionistes (économie planifiée), les autorités recourent au contrôle des prix, ou du moins de certains prix pratiqués sur le marché, ou encore influent sur l'offre (protectionisme, subvention...) ou la demande (rationnement).

Politique de prix


- Les prix psychologiques ou psychosociologiques sont des prix avec un impact psychologique (ex: 19,99 prix magique).
  - Le prix d'acceptabilité est un prix que le plus grand nombre de consommateurs est disposé à payer. Il est généralement estimé après une enquête auprès de ces consommateurs. Il existe trois stratégies de prix pour une entreprise lors du lancemement d'un produit sur le marché : la stratégie de pénétration qui correspond à fixer un prix inférieur à ceux pratiqués par la concurrence, la stratégie d'alignement qui correspond au fait de fixer des prix égaux à la concurrence et enfin la stratégie d'écrémage qui a pour but de fixer un prix supérieur à la concurrence.

Voir aussi

Valeur, juste prix, marchéage, Prix littéraire, Prix Nobel ja:価格

Monopole

Le monopole (du grec monos signifiant « un » et polein signifiant « vendre ») est un terme d'économie qui désigne une situation de marché où il existe de nombreux acheteurs et un seul vendeur. En situation de monopole privé, le vendeur bénéficie d'un pouvoir de monopole lui permettant de contrôler le prix de vente. En situation de monopole public, les prix sont fixés par l'Etat selon des modalités propres (permettre l'accès à des populations défavorisées, impératifs macroéconomiques...). L'accès est difficile soit à cause de causes externes comme des règlements du pouvoir soit des raisons internes qui vont de celles légitimes - car d'une meilleure efficacité - aux pires lorsque la complexité est une véritable attitude machiavélique.

Définition

Le monopole est un des deux cas extrêmes de structures de marché (le second étant le cas de concurrence parfaite). Un monopole est un marché composé de plusieurs acheteurs mais d'un seul vendeur. Ce terme est également utilisé lorsque que l'un des vendeurs domine le marché de manière très importante (par exemple Microsoft). Cependant, dans ce cas, la notion d'oligopole est plus précise (grand nombre d'acheteurs et petit nombre de vendeurs). La situation inverse, un acheteur pour de nombreux vendeurs, est appelé monopsone. Pour la science économique, être en situation de monopole signifie qu'une entreprise peut changer le prix auquel son produit sera vendu sur le marché en modifiant la quantité qu’elle vend (pouvoir sur le prix « power over price » : pouvoir sur le marché).

Types de monopoles

Les monopoles peuvent être classés en raison des sources de leur existence ou de leur statut juridique privé ou public. On distingue ainsi classiquement les monopoles légaux, dont l'existence découle d'une loi ou d'une mesure réglementaire (brevet), les monopoles naturels, dont l'existence est le produit de la structure de coûts du secteur économique, et enfin ceux dont le monopole trouve sa source dans d'autres comportements (performance économique supérieurs, propriété d'un standard, manœuvres illégales,...). Les partisans du libéralisme économique défendent l'idée que la distinction pertinente est entre les monopoles liés à un non respect du principe de concurrence parfaite et ceux qui résultent d'une efficacité supérieure à tous leurs concurrents potentiels.

Monopole légal

Article principal : Monopole légal Le monopole légal procède de l'intervention d'un organe réglementaire (État ou collectivité) qui restreint la concurrence sur un marché donné afin d'atteindre un objectif donné (aménagement du territoire, bien stratégique...). Le monopole légal peut prendre la forme d'une licence d'exploitation exclusive accordée à un agent privé ou celle d'un monopole public, opéré par la collectivité elle-même. En France, les exemples du premier cas se trouvent dans l'Ancien Régime, quand les guildes disposaient d'exclusivités garanties par le pouvoir royal, ou actuellement dans les transports urbains ou dans l'eau courante. Dans les monopoles publics historiques en France, on peut citer les PTT, EDF ou la SNCF avant leurs changements de statuts respectifs. Aux États-Unis, l'exemple le plus courant de monopole légal accordé à une entreprise privée est celui d'AT&T (télécommunications), dont le monopole fut brisé en 1982 par une décision de justice s'appuyant sur le Sherman Anti-Trust Act (1980). Actuellement en France, on rencontre le plus souvent des situations intermédiaires, sous la forme de partenariats entre collectivités et agents de droit privé, comme c'est le cas pour la RATP. La délivrance d'un monopole légal sur une durée déterminée et sur un produit ciblé en échange de la publication des spécifications de ce produit constitue l'instrument essentiel d'encouragement à l'innovation (brevet et copyright). Il s'agit alors de permettre à l'innovateur de se rembourser de ses coûts de recherche et développement et de recevoir une juste rétribution de son investissement grâce à la rente de monopole qui lui est accordée. En contrepartie, il doit, pour les brevets, publier les procédés de fabrication ainsi protégés.

Monopole naturel

Article principal : Monopole naturel Un monopole naturel est un monopole dont l'existence découle d'économies d'échelle si importante qu'une seule entreprise peut fournir l'ensemble du marché tout en restant plus compétitive que tout autre concurrent. Dans ce type d'industries, la concurrence tendra à diminuer au fur et à mesure qu'une entreprise, souvent la première arrivée sur la marché, se développe et tire parti d'un coût moindre. Dans ce type d'industries, le monopole peut être plus efficace que la concurrence, bien que certain considére que cette conclusion ne soit pas toujours robuste à des arguments d'efficacité dynamique, lorsque l'existence d'un monopole établi empêche la mise en place d'une technologie concurrente plus efficace. Les monopoles naturels deviennent souvent des monopoles publics. Le monopole naturel apparaît lorsque les coûts fixes sont très importants au regard des coûts variables, typiquement dans les industries nécessitant une lourde infrastructure (eau, électricité, chemins de fer...). Il faut distinguer ce cas de celui des monopoles liés à des effets de réseau, qui agissent sur la demande s'adressant à une entreprise et non sur la structure de coûts (télécommunications, logiciels). L'existence d'un monopole naturel dans une industrie est liée à l'état de la technologie. Ainsi, tant que les télécommunications passaient par des ligne de cuivre, le marché conduisait à un monopole naturel. L'avènement de la téléphonie mobile a rompu cette situation. Certains monopoles naturels peuvent être rompus par des décisions réglementaires, introduisant la concurrence en séparant le monopole en entreprises indépendantes les unes des autres. La fortune de telles opérations est à ce jour variée. Certains économistes libéraux pensent que les cas de monopoles réellement "naturels" sont en fait très rares. L'exemple le plus souvent cité est celui des compagnies aériennes dont les lignes intérieures, en particulier, n'étaient réputées rentables que pour un seul opérateur, justifiant ainsi les monopoles d'accès aéroportuaires longtemps réservés aux seules compagnies nationales par un argument de monopole "naturel" de réseau. Les résultats encore incertains de le libéralisation des lignes intérieures ne permettent pas aujourd'hui de trancher. Il existe ansi des lignes sur lesquelles les prix ont fortement chuté, tandis que sur d'autres un seul opérateur est parvenu à se maintenir, et qu'en France certaines compagnies low cost ont fait la chasse aux subventions des collectivités territoriales. Pour certain, l'état de monopole d'une entreprise sur un marché serait alors une situation transitoire appelée à disparaitre soit du fait des clients s'organisant pour trouver d'autres fournisseurs, voire même produire eux même le bien (cas des entreprises gros consommateurs d'électricité se dotant de leurs propres capacités de génération), soit d'entreprises techniquement capables de les concurrencer efficacemment.

Monopole local

Un monopole local est une entreprise qui dispose d'une situation de monopole dans une sous-partie de l'espace géographique ou de l'espace des produits. Ce concept sert à désigner les entreprises qui sont en pratique en situation de monopole vis-à-vis de leur demande, même si elles sont d'une taille réduite au regard du marché d'ensemble pour un bien. On peut prendre pour exemple le cas d'une station-service dans une région isolée, sans concurrents à moins de 50 kilomètres. Une telle station-service peut augmenter ses prix d'autant que cela coûte aux automobilistes de faire les 50 kilomètres pour aller chez le concurrent. Ce type de rente est conceptuellement équivalent à celui des rentes issues d'un monopole. On peut aussi penser aux restaurants de plage, ou aux cafés de certains musées ou sites. Dans l'espace des produits, on peut penser à une entreprise servant des biens très spécialisés, par exemple en étant la seule à importer un bien exotique dont la demande est faible.

Concurrence monopolistique

Article principal : Concurrence monopolistique La concurrence monopolistique désigne une structure de marché où celui-ci est séparé en niches, chacune servie par un monopole local. Un tel cadre permet l'existence d'une forme de concurrence entre les monopoles; les frontières entre les différentes niches étant endogènes, déterminées par l'action de chacun des monopoles. La concurrence monopolistique se rencontre sur des marchés de biens possédant une identité forte (image de marque, par exemple) qui fait d'un bien donné un substitut imparfait des autres. Cela s'applique ainsi aux vêtements de marque comme aux consoles de jeux video. Ce concept désigne ainsi une grande variété de situations intermédiaires entre la concurrence parfaite et le monopole théorique. La règle générale de ce type de cas est que chaque monopole local bénéficie d'une rente d'autant plus importante que l'élasticité de substitution entre les biens est faible, autrement dit qu'un bien donné est un plus mauvais remplaçant d'un autre. Cette élasticité constitue alors une mesure du pouvoir de monopole de chaque entreprise. La volonté de diminuer cette élacticité (de diminuer la facilité de passer d'un produit à l'autre) expliquerait ainsi les sommes engagées en publicité, en constitution d'une image de marque ou en restriction de compatibilité par les entreprises engagées dans une concurrence monopolistique. En théorie économique, ce type de structure est couramment utilisée pour étudier les problèmes de diversité optimale des produits et les problèmes d'innovation, les rentes de monopole servant à financer la recherche qui entretient la capacité de différentiation de chaque entreprise (perspective schumpeterienne). Dans les deux cas, le concept d'équilibre le plus couramment utilisé est celui de l'équilibre symétrique de Nash.

Causes d'un monopole


- Absences de substituts proches
- Barrières à l'entrée, à la sortie et à la mobilité La présence de barrière protège le monopole de l'entrée de nouveaux concurrents sur le marché. Il existe plusieurs causes: brevet, franchise, économie d'échelle, barrière non tarifaire, contrôle des matières premières de la part du monopoleur...

Détermination des prix et quantités

Le monopole détermine le prix (le monopoleur est faiseur de prix – ou price maker) alors qu'une firme en situation de parfaite concurrence prend le prix comme donné (ou price taker). Si le monopole fait face à une demande des consommateurs qui se contracte lorsque le niveau de prix augmente, le monopole a intérêt à réduire son offre de produit pour vendre à un prix plus élevé. Le monopole restreindra son offre jusqu'au point où le gain en augmentation de prix par unité vendue qu'il réalise sera compensé par la perte sur son volume de vente. Sur un marché concurrentiel, la concurrence entre les entreprises a pour conséquence d'égaliser le prix de vente au coût marginal de production, c'est à dire le coût de la dernière unité produite. Le monopole n'étant pas soumis à cette pression concurrentielle, il est en mesure de vendre ses produits au dessus du coût marginal, obtenant ainsi des profits plus élevés. Il faut noter qu'à la différence d'une situation d'oligopole ou de concurrence, le cas du monopole est le seul où il soit indifférent que le monopole fixe son prix ou son volume de ventes sur le marché.

Monopole

Cette situation est la plus simple. Il existe une seule entreprise qui produit un seul bien et fixe un prix unique, identique pour tous les consommateurs présents sur le marché. Comme dans tout problème de microéconomie du producteur, l'entreprise en situation de monopole cherche à maximiser son profit, \Pi , la différence entre la recette totale RT et le coût total CT . La recette totale représente le chiffre d'affaire de l'entreprise : \ RT (Q) = P.Q avec P , le prix du produit et Q , la quantité produite. Dans une situation de monopole, le prix est déterminé par la quantité produite et vendue par le monopole. La recette totale est donc égale à : \ RT(Q) = P(Q).Q Le coût total est une fonction mathématique dépendant de la quantité produite que l'on note CT(Q) Pour des raisons de simplicité, on suppose en général qu'une hausse de la quantité proposée fait baisser le prix, mais de manière de moins en moins importante au fur et à mesure qu'augmente Q, d'où la fonction \ P(Q) est de classe \ C^2, avec \ P'(Q)<0 et \ P(Q)>0. De même, on suppose que la fonction \ CT(Q) est de classe \ C^2, avec CT'(Q)\geq 0 et CT(Q)\geq 0. Ces hypothèses assurent que le maximum de la fonction de profit est unique, et qu'il correspond à la valeur de Q qui annule sa dérivée : max\ \Pi \Leftrightarrow \Pi'(Q) = 0 max\ \Pi \Leftrightarrow RT'(Q) - CT'(Q) = 0 max\ \Pi \Leftrightarrow Rm (Q) - Cm (Q) = 0 avec \ Rm (Q) = P'(Q).Q + P(Q) , la recette marginale de l'entreprise, la recette de la dernière unité produite et \ Cm (Q), le coût marginal de l'entreprise, le coût de la dernière unité produite. La quantité optimale à produire ( Q_m ) est déduite du programme de maximisation : max\ \Pi \Leftrightarrow Rm (Q_m) = Cm (Q_m) Lorsque la demande est une fonction décroissante du prix, dP(Q)/dQ <0 . Il résulte alors de la formule précédente que le prix de vente du monopole ( P_m ) est supérieur à son coût marginal. Donc le prix de vente est plus élevé que celui qui prévaudrait sur un marché concurrentiel ( P_c ). La quantité produite est également plus petite qu'en concurrence parfaite, illustrant le phénomène de contraction de l'offre volontairement opéré par le monopole pour accroître ses profits.

Concurrence monopolistique

Effets économiques

Monopole et inefficacité

Argument fondamental

L'analyse des prix et quantités choisies par le monopole dans la section précédente montre que le monopole choisit un prix supérieur à son coût marginal et une quantité inférieure à celle qu'il choisirait en situation de concurrence. Le monopole produit donc trop peu et trop cher. Il est donc moins efficace qu'un ensemble d'entreprises en concurrence parfaite produisant le même bien, il allou de façon inefficace les ressources. La différence entre le prix de vente P_m et celui du marché concurrentiel P_c est une mesure de la rente perçue par le monopole, en d'autres termes de son pouvoir de monopole. Pour cette raison, l'idée prévaut chez certains libéraux que le monopole est systématiquement inefficace, qu'il n'existe qu'à cause d'une restriction aux lois normales de la concurrence qu'il faut éliminer.

Limites

Cette idée, appuyée par des exemples de rupture volontaristes de monopoles ayant conduit à une baisse des prix (la téléphonie aux États-Unis après la décision de démantèlement d'AT&T), doit cependant être nuancée à la lumière de la diversité des marchés. Le présent article a ainsi fait allusion au cas du monopole naturel, où la duplication d'une infrastructure essentielle entraînerait l'emploi inefficace de ressources. L'économiste Joseph Schumpeter a par ailleurs mis en évidence un lien entre les rentes de monopole et la capacité à investir dans la recherche et développement. Sur un autre plan, la théorie des marchés contestables suggère en outre que la menace de l'entrée suffit à limiter l'inefficacité du monopole, tandis que le concept de la concurrence monopolistique montre que la constitution de spontanée de monopoles est un phénomènes difficilement évitable en présence d'information imparfaite.

Monopoles et innovation

Dans le cadre de la concurrence parfaite, les entreprises font un profit nul. On peut alors se demander comment elles peuevent financer des activités non immédiatement productives, comme la recherche et développement. C'est ainsi que l'économiste Joseph Schumpeter fit remarquer en 1942 dans Capitalisme, Socialisme et Démocratie que les principales innovations étaient due non pas à des entreprises soumises à une forte concurrence, mais à des monopole. Son argument repose sur l'idée que seuls les monopoles disposent de profits positifs, qui leur servent à financer ces activités dans l'espoir d'entretenir leur avance technologique et leur pouvoir de monopole. Dans le cadre de la concurrence parfaite, cette explication n'est pas recevable. En effet, si les marchés financiers étaient parfaits, il se trouverait nécessairement quelqu'un pour financer un projet de recherche présentant une espérance de gain positive. Cet argument n'est cependant pas robuste à l'existence d'imperfections d'information. En effet, la rentabilité d'un projet de recherche et développement est très incertain et difficile à évaluer. L'entreprise proposant le projet dont donc le plus souvent engager des ressources propres, ce qui n'est possible qu'avec des profits positifs. De plus, la recherche fondamentale a des horizons de rentabilité très longs, difficilement compatibles avec les contraintes s'exerçant sur les marchés financiers actuels. C'est ainsi que la période récente voit la coexistence de deux modèles de recherche et d'innovation. Le premier est une innovation de type schumpétérien, faite de découvertes majeures financées par de grands monopoles appuyés sur la recherche publique, tandis que le développement sur des applications particulières de ces decouvertes est réalisée par de petites entreprises (start-ups - jeunes pousses) appuyés par des fonds de capital-risque. On peut enfin noter que le système du brevet repose sur l'idée de garantir à l'innovateur un monopole sur la fabrication de son produit en échange de la publication de son procédé. Cela veut dire que la rente de monopole est utilisée comme incitation financière à l'innovation.

Théorie des marchés contestables

La théorie des marchés contestables repose sur un argument unique : si un monopole fait des profits, il doit exister des entreprises voulant entrer sur le marché pour prendre une partie de ces profits en vendant un peu plus et moins cher que le monopole en place. Dans sa version extrême, cette théorie affirme donc que la menace que fait peser cette entrée potentielle oblige le monopole à se comporter comme s'il était effectivement en concurrence parfaite, et à vendre au coût marginal. Le monopole ne se distingue alors plus de la situation de concurrence. Cette théorie théorie a initialement été proposée par W. J. Baumol, J. Panzar et B. Willig dans Contestable Markets and the Theory of Industry Structure, Harcourt Brace, New York, 1982. En pratique, entrer sur un marché est coûteux (coûts fixes). Un entrant potentiel ne va donc entrer que s'il espère faire des profits supérieurs à ces coûts, ce qui ne sera pas possible si le monopole en place l'oblige à une guerre des prix qui conduit les deux entreprises à vendre au coût marginal. La pression concurrentielle potentielle dépend donc de l'ampleur des coûts fixes et de la crédibilité de la menace de guerre des prix (une fois le nouveau entré sur le marché, le monopole peut avoir intérêt à partager la rente avec lui plutôt que de faire la guerre). Empiriquement, cette théorie explique un phénomène récurrent observé lors de l'ouverture à la concurrence d'un marché où agissait un monopole : on constate que le monopole baisse ses prix avant qu'aucune autre entreprise ne soit entrée sur le marché. Il signale ainsi sa volonté et sa capacité à engager avec un entrant une guerre des prix plutôt que de partager la rente.

Le Problème de la double marginalisation

Le monopole discriminant

Dans le cas présenté ci-dessus le monopole vend son produit à un prix unique. Soit il fixe un prix élevé mais rationne la clientèle en empêchant les acheteurs disposés à payer qu'un petit prix d'acheter le produit, soit il fixe un prix bas. Dans ce derniers cas le monopole n'exploite pas la disponibilité à payer des plus riches qui seraient prêt à payer plus pour obtenir ce bien. Le monopole peut augmenter son profit en faisant payer chaque acheteur leur prix de réservation.

Citations


- Il y aura toujours des monopoles inévitables, dont le caractère transitoire et temporaire ne se transformera en caractère permanent que sous l'effet de l'intervention des gouvernements. Friedrich Hayek

Anecdotes


- Le mot anglais monopoly est le nom donné à un célèbre jeu de société.

Voir aussi

Structures de marché


- Concurrence parfaite
- Duopole
- Monopsone
- Oligopole

Articles liés


- Monopole naturel
- Brevet
- Copyright
- Infrastructure essentielle

Liens externes


- [http://europa.eu.int/comm/competition/general_info/m_fr.html Définition sur le site de l'union Européenne] Catégorie:Microéconomie ja:独占

Concurrence imparfaite

Les auteurs de la théorie de la concurrence imparfaite ont contesté la théorie de la concurrence pure et parfaite dans l’entre-deux-guerres, les marchés sont loin d’être tous fortement concurrentiels, ces développements sont l'œuvre des néo-keynésien comme Joseph E. Stiglitz. Longtemps par exemple
- Kodak a contrôlé le marché de la pellicule photographique
- Xerox celui de la photocopie sur papier ordinaire (brevet)
- IBM celui de l'informatique avec la maturité de son Système 360. Dans certains secteurs comme celui des boissons sans alcool, un petit nombre d’entreprises sont en position dominante sur le marché avec des produits semblables mais pas identiques (Coca-Cola, Pepsi, Canada Dry). Ces entreprises sont des faiseurs de prix dans la mesure où la baisse ou l’augmentation légère de ses prix n’entraînent ni une perte totale ni l’accaparement total de la clientèle. Ces firmes vendent moins un produit qu'une image Ainsi la concurrence est plus souvent restreinte que parfaite, les économistes regroupent les marché à concurrence restreinte en trois catégories parmi les différentes structures de marché :

Introduction d'hypothèses plus réalistes


- asymétrie d'information
- chômage involontaire

Structures de marché possibles

Les trois cas de concurrence imparfaite :


- Dans le cas le plus extrême, la concurrence n’existe pas. Une seule entreprise approvisionne l’ensemble du marché = monopole.
- Plusieurs entreprises approvisionnent la marché, il existe une relative concurrence = oligopole.
- Le nombre d’entreprise est supérieur à celui observé en oligopole mais reste insuffisant pour parvenir à une concurrence pure et parfaite =concurrence monopolistique où chaque entreprise peut ignorer les réactions de ses rivales. Le monopsone :
Quel que soit la marché, les imperfections de la concurrence peuvent provenir soit des acheteurs soit des offreurs. Lorsqu’il n’y a qu’un seul acheteur sur le marché, on parle de monopsoneur. Bien que rares, les monopsones existent. Par exemple, l’État pour un certain nombre de système de défense de haute technologie est un monopsone. Les conséquences d’un monopsone sont semblables à celles d’un monopole.

Le monopole et la concurrence monopolistique

Le monopole

Voir aussi


- [http://www.ac-limoges.fr/bleucl/SES/cours/premiere/marche/concimparf/imparfait.htm Les marchés en concurrence imparfaite : présentation traditionnelle]
- [http://www.ac-limoges.fr/bleucl/SES/cours/terminale/capital/appro/concimp/concimp%20.htm Les premières tentatives de dépassement du modèle traditionnel de concurrence imparfaite] Catégorie:microéconomie

Protectionnisme

Le protectionnisme est une pratique politique selon laquelle l'État ou un groupe d'États interviennent dans l'économie pour protéger leurs entreprises, par la mise en place de barrières douanières, de subventions à l'exportation, de normes, etc. On qualifie souvent des pratiques isolées sur un secteur particulier de protectionnistes sans que cela engage une politique générale.

Quelques types de protectionnisme

Parmi les applications de politiques économiques protectionnistes, citons la réciprocité commerciale, la balance du commerce, l'indépendance nationale, les industries stratégiques, l'exception culturelle, etc.

Points de vue

Point de vue libéral

Les économistes libéraux, depuis la Richesse des nations d'Adam Smith (1776), ont beaucoup critiqué les théories mercantilistes des protectionnistes. Selon les libéraux, le protectionnisme est une imposture intellectuelle qui ne sert qu'à favoriser des groupes d'intérêt aux dépens du plus grand nombre et du bien public. Lire par exemple les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat (1845). D'autres libéraux, tel Friedrich List, considérent le protectionnisme comme nécessaire à court terme pour initier le développement d'une économie. Le libre-échange ne serait alors juste qu'entre pays de puissance économique comparable. Un pays, une fois rattrapé le niveau des autres, pourra passer à un système de libre échange qui reste l'objectif de long terme.

Point de vue des altermondalistes

Selon certains altermondialistes reprennant les théories de l'économiste Friedrich List, les pays développés ont d'abord construit leur industrie en utilisant le protectionnisme, puis une fois leurs économies devenues largement supérieures à celles des pays du tiers monde, ils ont ouvert leurs frontières afin de bénéficier de la réciprocité, qui leur permet de prévenir l'émergence de concurrents et d'acquérir des matières premières à moindre coût. Puisque le tiers monde ne peut pas bénéficier du protectionnisme qui a permis l'émergence des économies puissantes, il est condamné à rester sous-développé.

Point de vue des nationalistes

D'autres, proche du nationalisme anti-mondialiste, avancent que les pays développés seraient menacés par les pays émergents et devraient s'en protéger sous prétexte que ceux-ci auraient de meilleurs coûts de production dans certains types d'activités.

Conclusion

Les analyses cherchant à justifier ou condamner le protectionisme sont complexes. La majorité des pays ont recours à des politiques mixtes selon les secteurs, privilégiant tantôt le libre échange quand elle bénéficie d'un avantage sur certains produits et tantôt le protectionnisme quand ce secteur est encore en développement.

Voir aussi


- mercantilisme, socialisme, nationalisme, fascisme.
- libéralisme, libre-échange
- mondialisation, altermondialisation, ATTAC, antimondialisation

Liens


- [http://www.monde-diplomatique.fr/2003/06/CHANG/10189 Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion opportuniste] Catégorie:Idéologie

Profit

:Profit est le nom d'une série télévisée américaine. ---- Le profit est une rémunération variable, imprévisible mais espérée du risque pris par le détenteur d'un capital donné investi.

Positions des différents courants économiques

Approche classique

L'approche classique, quelle soit libérale ou marxiste, ne distingue pas profit, bénéfice et plus value. Dans cette optique, la plus value réalisée lors de la cession d'un bien ou d'un service est la différence entre le prix retiré de l'échange et l'ensemble des coûts entrepris pour l'élaboration de ce bien ou de ce service. Au contraire, la moins-value est la perte retirée d'une vente insuffisante pour couvrir les frais entrepris. Le profit, lorsqu'il est réalisé, bénéficie alors au(x) propriétaire(s) du capital qui ont porté le risque du projet. Par exemple, si :
- tous les coûts qui m'ont été nécessaires à la production et la mise sur le marché d'une pomme s'élèvent à 0,5 euro
- je trouve un acheteur me la payant 0,7 euro, mon profit (on peut dire aussi ma marge bénéficiaire) sera de 0,2 euro.
- je paye 30% d'impôt sur ce bénéfice, il tombe à 0,14 euro. : Si par contre, je n'obtient que 0,4 euro sur le marché, je fais une perte de 0,1 euro. Pour les économistes d'essence libérale, le profit représente une juste rémunération du risque pris par les détenteurs du capital investi, source essentielle d'accroissement général des richesses à partir du stade de la révolution industrielle.

Approche marxiste

Selon Karl Marx, c'est le travail qui, seul, apporte une plus-value aux matières premières qui ont servi à produire le bien ou service vendu. En régime capitaliste, le capitaliste exploiterait le travailleur en empochant un profit supérieur au salaire versé. Avec ce profit, le capitaliste s'approprierait du "travail mort" (du capital), ce qui lui permettrait d'exploiter de plus en plus les fournisseurs de "travail vivant" (les travailleurs). Il en résulterait, selon Marx, une paupérisation du prolétariat (les travailleurs dépourvus de capital). Encore aujourd'hui, les héritiers de Marx considèrent donc que tout profit est illégitime, et doit revenir aux salariés diectement (par des augmentations de salaires) ou indirectement (par l'impôt, transformant le profit en une forme contrainte de solidarité à égard de ceux qui ne peuvent travailler).

Approche actuelle par la terminologie comptable et financière

Les entreprises modernes sont des organisations complexes, qu'un unique indicateur financier ne permet pas de caractériser. Il faut en effet tenir compte
- de l'amortissement du capital matériel utilisé
- des frais financiers
- de la spéculation sur la valeur future des éléments de l'entreprise.
- des obligations contractuelles ou légales de l'entreprise, et des risques pris, qui se traduiront pas des dépenses futures (ou des manques-à-gagner, si par exemple un client fait faillite avant de payer une facture), plus ou moins certaines (provisions) ; certaines de ses obligations disparaissent, d'autres apparaissent.
- du degré de contrôle que l'entreprise exerce sur d'autres entreprises dont elle détient tout ou partie du capital, et des décisions prises à l'égard de ces entreprises (dépenses ou recettes).
- parfois, des subventions
- de l'environnement économique général. Insistons sur ce point généralement incompris, car apparemment paradoxal. Si l'environnement économique est bon et que les autres entreprises améliorent leurs résultats, alors la valeur de l'entreprise qui reste stable va baisser. Inversement, si l'entreprise parvient à maintenir ses résultats dans un contexte généralement mauvais (alors que les autres entreprises souffrent) alors sa valeur va augmenter. La notion de "profit" est alors bien insuffisante : #des éléments subjectifs entrent en ligne de compte. Il appartient aux dirigeants de l'entreprise de faire leurs choix comptables, sous le contrôle d'organes extérieurs (les principaux étant les experts-comptables et le fisc). #des éléments hors de contrôle de l'entreprise entre aussi en ligne de compte #le profit s'apprécie non dans l'absolu mais par comparaison avec les performances des autres entreprises #les différents acteurs de l'entreprises ont besoin d'indicateurs différents, car leurs objectifs et leurs marges de décision sont également différents Au sein de l'entreprise, on s'interressera ainsi à des indicateurs comme
- les différentes types de marge : marge commerciale, marge brute ,etc.
- le résultat d'exploitation
- plus généralement les divers soldes intermédiaires de gestion... Du point de vue des actionnaires (point de vue que la direction prend en compte), on regardera
- Le bénéfice est le résultat de l'entreprise revenant à ses propriétaires. C'est la différence entre ses recettes et ses charges (dans le cas contraire il y a perte). Il est soit distribué aux propriétaires comme revenu direct (par exemple dividendes) soit conservé par l'entreprise qui augmente ainsi ses capitaux propres.
- Le profit financier est le bénéfice moins le coût du capital (ce qu'aurait rapporté l'argent engagé s'il avait été placé en dehors de l'entreprise, en compte d'épargne ou obligations d'état par exemple). Il sert notamment à rémunérer le risque entrepreneurial, mais peut aussi comporter une rente dans le cas par exemple d'une entreprise en situation dominante sur un marché de concurrence imparfaite.
- La plus-value, en terminologie financière, est un gain en capital (différence entre la mise initiale et le prix obtenu en cas de revente des parts de l'entreprise). Si la différence est négative il y a moins-value
- la rentabilité totale pour le propriétaire ("total shareholder return" dans le cas de l'actionnaire par exemple) est le total de ses revenus et gains en capital (dividendes, plus-value).

Mathématique

Les mathématiques peuvent être définies de plusieurs façons, complémentaires :
- la science des nombres et de l’espace
- la science des formes de déduction
- la science des structures, des modèles ou de tous les mondes possibles On pourrait aussi parler de la Mathématique pour souligner que les diverses composantes de celle-ci (algèbre, analyse, géométrie, etc.) sont en fait seulement des façons différentes d'étudier ou de créer des systèmes structurés par des relations (notion généralisée de graphes). Dans cette optique la mathématique est vue comme un édifice à construire ou à reconstruire. Mathématique vient du grec μάθημα (mathêma), science, connaissance, apprentissage (mathematikos : qui aime apprendre). L’origine historique des mathématiques est liée à leurs applications concrètes, le commerce, la mesure des surfaces, la prédiction des évènements astronomiques. L'adjectif mathématique qualifie tout objet, concept ou terme relatif aux mathématiques. Dans ce sens il s'accorde au mot auquel il est associé, contrairement au terme qui désigne la science des mathématiques, qui est le plus souvent employé au pluriel. La Mathématique, au singulier, n'est plus guère usitée que de manière didactique. L'expression « c'est mathématique » signifie qu'il existe une logique interne et inéluctable propre à l'évènement ou à la série d'évènements ainsi commentée. :« La possibilité même de la science mathématique semble une contradiction insoluble. Si cette science n'est déductive qu'en apparence, d'où lui vient cette parfaite rigueur que personne ne songe à mettre en doute ? Si, au contraire, toutes les propositions qu'elle énonce peuvent se tirer les unes des autres par les règles de la logique formelle, comment la mathématique ne se réduit-elle pas à une immense tautologie ? Le syllogisme ne peut rien nous apprendre d'essentiellement nouveau et, si tout devait sortir du principe d'identité, tout devrait aussi pouvoir s'y ramener. » ::Henri Poincaré, La Science et l'hypothèse

Définitions des mathématiques

La science des nombres et de l’espace

L'étude des mathématiques commence avec les nombres, tout d'abord avec les nombres naturels et les nombres entiers. Les règles gouvernant les opérations usuelles sur les nombres (addition, multiplication, soustraction, division) font partie de l'arithmétique élémentaire. L'algèbre élémentaire est fondée sur l'abstraction de ces règles. L'étude des surfaces simples (polygones, cercles,...) forme la géométrie élémentaire...

La science des formes de déduction

Une déduction consiste à partir de prémisses pour arriver à une conclusion en procédant par des étapes logiques. On peut dire que toutes les sciences sont mathématiques, même l’histoire, au sens où elles font toutes des déductions, et parce qu’une déduction a toujours quelque chose de mathématique, pourvu qu’elle soit juste. Cependant, en mathématiques, l’étude de la forme du raisonnement, indépendamment de ses objets, a une importance cruciale. Montrons-le sur un exemple. Les mêmes axiomes, ceux des espaces vectoriels, peuvent être utilisés à la fois pour étudier des espaces géométriques, l’espace euclidien par exemple et pour étudier l’ensemble des solutions d’une équation différentielle linéaire. Les théorèmes sur les espaces vectoriels sont donc valables à la fois pour la géométrie euclidienne et pour les équations différentielles linéaires. On peut considérer que la théorie abstraite des espaces vectoriels consiste à étudier toutes les déductions qui partent des mêmes axiomes, indépendamment des objets auxquels ils sont appliqués. On étudie alors les formes de déduction et non les objets auxquels ces formes sont appliquées. Cette définition convient bien aux mathématiques appliquées. De nombreuses théories abstraites (les nombres entiers et réels, les fonctions réelles de variable(s) réelle(s) et les équations différentielles, les espaces vectoriels, les groupes, la théorie des probabilités, ...) ont une utilité générale pour toutes les sciences, parce qu’elles peuvent être appliquées à de nombreux objets. Le travail des mathématiques appliquées consiste à développer des théories, dont la valeur est universelle, en vue d’aider les autres sciences dans leurs recherches des conséquences.

La science de tous les mondes possibles

Pour un mathématicien, rien n’est impossible, sauf ce qui est contradictoire. Par là, on veut dire qu’un discours non-contradictoire parle d’un monde concevable, imaginable, idéal. Les mondes possibles sont parfois appelés des structures, lorsqu’ils sont très abstraits, ou des modèles. De ce point de vue, la mathématique est la théorie de tout ce qu’on peut imaginer. On croit souvent à tort que la connaissance de tous les possibles est une ambition démesurée et irréalisable mais elle ne l’est pas. Elle est à notre portée. Il est même très facile de connaître des vérités universelles, valables pour tous les possibles, le principe du tiers exclu par exemple. Tout énoncé sur un monde possible y est ou bien vrai, ou bien faux. Ce n’est pas forcément très intéressant mais c’est un début. Le travail des mathématiques pures consiste à augmenter notre capacité à connaître tous les possibles. Il se trouve qu’il y a des théories particulières (les nombres, les groupes, ...) qui jouent un rôle privilégié dans cette connaissance, et qu’elles sont souvent, mais pas toujours, les mêmes que celles qui intéressent les mathématiques appliquées. C’est pourquoi les structures étudiées ont souvent leur origine dans les sciences naturelles, plus communément en physique. Toutefois, un grand nombre de structures sont purement internes aux mathématiques, unifiant différents champs d'application ou étant des outils aidant aux calculs. En fait, les mathématiques sont la science de la mesure.

La logique et les théories des ensembles

La logique énonce les règles, ou principes, qu’il faut respecter pour faire des déductions correctes. Les théories des ensembles sont des théories très générales qui permettent de formuler et de prouver toutes les connaissances mathématiques.
- Fondation des mathématiques Logique
- Logique
- Calcul propositionnel
- Calcul des prédicats
- Déduction naturelle
- Logiques modales
- Théorie des modèles
- Incomplétude Théories des ensembles
- Théorie des ensembles
- Axiomes de Zermelo-Fränkel
- Théorie des catégories

L’arithmétique et les mathématiques discrètes

Arithmétique
- Théorie des nombres
- Congruences
- Divisibilité
- PGCD / PPCM
- Théorème de d'Alembert-Gauss
- Identité de Bézout
- Petit théorème de Fermat
- Équations diophantiennes
- Cohérence des axiomes de l'arithmétique formelle
- Cryptologie
- Fonctions L
- Dernier théorème de Fermat Mathématiques discrètes
- Mathématiques discrètes
- Théorie des graphes

Les géométries


- Géométrie
- Coupe pentagonale de la pyramide à base carrée
- Géométrie euclidienne
- Géométries non euclidiennes
- Écrire les figures de la géométrie
- Géométrie projective
- Géométrie différentielle
- Géométrie algébrique
- Géométrie non commutative
- Courbe plane
- Orientation
- Anamorphose Trigonométrie
- Trigonométrie classique et formules
- Trigonométrie sphérique

L’algèbre


- Algèbre
- Structure algébrique
- Algèbre élémentaire
- Algèbre abstraite
- Théorie des catégories
- Théorie des groupes
- Algèbre linéaire
- Algèbre multilinéaire
- Théorie de la représentation

L’analyse et la topologie

Analyse
- Analyse
- Suites
- Séries
- Analyse réelle
- Nombres complexes, Analyse complexe
- Analyse fonctionnelle
- Algèbre des opérateurs
- Analyse p-adique
- Analyse rigide
- Équations différentielles
- Équations aux dérivées partielles
- Analyse non standard
- Analyse vectorielle
- Intégrale de Lebesgue
- Intégrale de Riemann
- Développement limité Topologie
- Topologie
- Espaces topologiques
- Espaces métriques
- Topologie algébrique
- Théorie des nœuds
- Théorie des tresses
- K-théorie

La théorie des probabilités


- Probabilités
- Statistiques

Mathématiques appliquées

Les domaines des mathématiques appliquées utilisent la connaissance des mathématiques à fin de résolution des problèmes du monde réel.
- Recherche opérationnelle
- Optimisation
- Modèle mathématique
- Probabilité
- Statistique