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Finance

Finance

La finance concerne l'obtention de ressources monétaires (financement) et l'allocation de ces ressources monétaires (placement, investissement), au fil du temps, et en présence de risque. Un des principes fondamentaux de la finance est en effet la valeur temps de l'argent.

Historique

On date généralement le début de la finance moderne à 1958. C'est à partir de cette époque que cette discipline est devenue une sous-discipline de l'économie, en lui empruntant ses raisonnements formalisés et ses mécanismes d'optimisation. Auparavant, la gestion financière consistait essentiellement en un recueil de pratiques.

Les principaux domaines

La finance comporte plusieurs volets, dont les principaux sont les suivants.
- Finance d'entreprise : gestion financière des entreprises, notamment de leurs investissements et de leurs financements. C'est le domaine d'activité du directeur financier.
- Finance de marché : fonctionnement des grand marchés sur lesquels il est possible d'investir, de se couvrir, ou d'utiliser des instruments financiers complexes, comme les options.
  - Les marchés financiers sont devenus depuis les années 1980 le principal circuit de financement de l'économie, en remplacement du bilan des banques. Ce mouvement a commencé aux États-Unis, où le recours aux marchés a toujours été plus répandu qu'en Europe. Ils comprennent :
    - les marchés d'actions, qui sont les plus connus du grand public, mais pas les plus actifs;
    - les marchés de taux d'intérêt qui, pris ensemble, constituent de très loin le plus grand marché de la planète :
      - marché monétaire pour le court terme,
      - marché obligataire pour le moyen-long terme,
    - le marché des changes ou Forex,
  - Il existe par ailleurs de nombreux marchés de matières premières et de produits de base : pétrole, blé, etc
- Finances publiques : financement et budget de l'État, financement des collectivités publiques et des organismes sociaux,
  - dont finances locales : budget des collectivités locales, prêt à usage local - PUL
- Finances personnelles (ou « finances privées ») : gestion du patrimoine et des revenus personnels, préparation de la retraite.

Le système financier

Le système financier est présent dans chaque pays : c'est un ensemble d'acteurs, de réseaux et de marchés financiers dont le but est de permettre les transferts d'argent, notamment entre les individus qui ont de l'argent (les ménages avec leur épargne) et ceux qui ont besoin d'argent (les entreprises, les États). Le système financier contient les banques, sociétés financières, caisses de retraites, la sécurité sociale et les caisses de prévoyance, les compagnies d'assurances, le Trésor public, les marchés financiers, les entreprises et les ménages. Le système financier contribue à une bonne allocation des capitaux, favorable à l'essor économique. Ce rôle primordial explique la place importante de la finance dans les pays développés, avec une part de 5% à 10% du PIB (Produit intérieur brut).

Les grandes disciplines au sein de la finance

Ces grandes disciplines sont constituées de corps théoriques, d'outils d'optimisation, de théorèmes, destinés à faciliter les prises de décisions financières.
- Au niveau de la micro-économie
  - Mathématiques financières : ensemble d'outils de calcul pour la modélisation et l'aide à la décision utilisés dans les différentes branches de la finance, notamment les calculs sur les taux d'intérêts et les instruments financiers.
  - Choix d'investissement : critères et méthodes pour sélectionner des investissements en fonction de leur rentabilité prévisionnelle ou de leur création de valeur.
  - Évaluation financière : estimation de la valeur des actifs, que ceux-ci soient financiers (actions, obligations, options, voir actif financier), ou des entreprises (voir évaluation d'entreprise) ou encore des biens immobiliers.
  - Politique financière : choix des financements des sociétés, dans le but d'optimiser leur Coût Moyen Pondéré du Capital (CMPC). La répartition entre le financement par Capitaux propres et par dettes, la politique de dividende sont des questions centrales de la politique financière.
  - Théorie moderne du portefeuille : optimisation de la répartition des actifs par diversification. Initialement développée pour les marchés financiers, cette discipline sert aussi au champ de la finance d'entreprise. Plus généralement, on parle de gestion du risque.
- Au niveau de la macro-économie
  - Politique monétaire et Finance publique internationale : répondant à des objectifs macroéconomiques, la politique monétaire est menée par les banques centrales, avec des interactions avec les organismes officiels internationaux (FMI, Banque mondiale, Banque des règlements internationaux, BEI, BERD, etc)

Voir aussi


- Liste d'articles de finance

Liens externes


- [http://www.actufinance.fr/ ActuFinance] Les coulisses de la Finance
- [http://www.marketviews.net/ Marketviews.net] Thèses du CNAM section finance.
-
ja:金融 th:การเงิน

Financement

Le financement est l'opération de base de la finance. Elle consiste à lever des fonds, appelés aussi du capital, autrement dit l'argent qui est nécessaire pour réaliser un projet,

Types de projets financés

Ils peuvent être notamment :
- pour les particulier : achat ou construction immobilière et autres besoins privés d'investissement ou consommation,
- pour les entreprises et professionnels : création ou achat d'entreprise, investissement productif ou commercial,
- pour les autres collectivités et institutions : fonctionnement et investissements d'une collectivité publique ou associative

Sources de financement

Les principales sources de financement sont
- l'épargne (fonds propres), et les revenus et plus values de l'épargne, des placements ainsi que les revenus courants (autofinancement)
- le crédit (fonds d'emprunt),
- le prélèvement obligatoire (impôts et cotisations sociales, etc.)
- accessoirement le don, l'héritage, etc.

Polémique sur les sources de financements mafieux

Les financements privés et publics de l'économie ne sont pas à l'abri du «blanchiment de l'argent sale», et d'autres techniques de financement de la criminalité financière. Certains ne considèrent pas possible concernant les financements dans l'économie de présenter les sources légales et les sources mafieuses comme isolées. Selon eux, l'importance des flux financiers occultes ferait qu'aucune banque ou place boursière ne pourrait affirmer qu'aucun financement illégal ne circule dans ses "tuyaux" pour aboutir à des projets tout à fait présentables. . Selon d'autres, mentionner ces faits au même titre que les sources légitimes de financement reflèterait des intentions idéologiques aboutissant à dénigrer les professions financières. Ils notent que la question des financements est un élément technique de tout projet économique. La criminalité n'aurait pas à être ciblée spécifiquement comme une des sources de leurs financements, ses implications dans la société ne se limitant pas aux seuls financements, mais ayant des répercussions plus diverses.

Intermédiaires et métiers du financement

Les principaux intermédiaires pour ces opérations, qui centralisent les offres et demandes de fonds, sont les banques et les bourses ainsi que, pour ce qui ne ressort pas exclusivement des marchés, les États, les collectivités locales, notamment à travers la gestion des impôts et les organismes sociaux par la collecte de cotisations sociales et la redistribution des richesses. Certains financements peuvent être liés à des incitations politiques ou des prises de contrôle, en complément ou en conflit avec des stratégies économiques propres de l'entreprise ou de l'organisation concernée.

Secteur privé

Au niveau du système bancaire, il est bon de distinguer les institutions plus spécialisées dans les financements de haut de bilan (banques d'investissement notamment) et celles de bas de bilan (banques commerciales et autres institutions de crédit). Au niveau du marché financier, la distinction est à faire, au niveau des fonds d'investissement, sur ceux spécialisés dans le capital non coté et ceux gérant un portefeuille de titres boursiers.

Secteur public national et international

Concernant les pouvoirs publics ils peuvent être de simples acteurs de financement selon les règles des marchés, à travers des établissements nationalisés, ou contrôlés par une collectivité locale, qui ne relèvent pas dans leurs statuts de l'économie de marché. Toutefois dans les régimes totalitaires, l'Etat contrôle entièrement le financement de l'économie.. Les financements de sauvetage (FMI) ou de développement (Banque mondiale), apportés aux pays du tiers-monde par des organismes internationaux ou par les pays développés sont parfois accompagnés d'un ensemble de contraintes qu'on appelle d'ajustement structurel lesquelles font l'objet de certaines controverses.

Activités annexes et dérivées

Les financements entraînent diverses activités annexes, par exemple celles liées aux paiements (transfert des sommes) ou à la couverture des risques financiers, ou encore pour le tiers-monde la «gestion de la dette»]].

Note

[http://www.monde-diplomatique.fr/2000/04/DE_BRIE/13640 Descente aux enfers des paradis, Christian de Brie, Monde diplomatique, avril 2000] catégorie:thèmes généraux de finance Catégorie:Comptabilité

Placement

Un placement, est le fait de bloquer pendant une certaine durée un certain montant d'épargne dans une opération financière pouvant apporter un gain.

Les attributs du placement : rentabilité et risque

La notion de placement comporte toujours un espoir de gain (rentabilité) couplé à une prise de risque. Même un simple dépôt d'épargne ou l'achat d'un titre de l'état est sujet aux vicissitudes monétaires. Cela dit, la notion de placement comparée à celle de spéculation, comporte une connotation de risque plus modéré ou maîtrisable, et en contrepartie une (rentabilité), au sens d'espérance mathématique de gain, également plus modérée. Par contre, le placement (et même la spéculation), qui suppose une anticipation de faits économiques, se distingue franchement du jeu d'argent , ce dernier étant basé sur le seul hasard. On parle en science financière de ratio de Sharpe, un indicateur qui présente le rapport entre la rentabilité attendue et le risque d'une opération financière. L'argent ainsi gagné est issu de la valeur créée par le travail.

Types de placements

Les placements peuvent être de natures très diverses. Le plus souvent, ils consistent en
- dépôts dans un organisme censé les faire fructifier (banque notamment) ;
- achats d'actifs financiers (actions, obligations, etc), ou immobiliers ;
- plans de placement, utilisant tels ou tels des instruments ci-dessous, avec des versements successifs périodiques. Mais cela est loin d'être limitatif, l'acquisition d'un cheval de course, la signature d'un contrat d'exclusivité avec un chanteur, ou la détention d'un tableau de maître, peuvent être tout autant considérés et utilisés comme des placements. catégorie:thèmes généraux de finance

Risque

Le risque est une exposition à un danger potentiel, inhérent à une situation ou une activité. L'évaluation des risques est le facteur déterminant de toute prise de décision. Elle est bien souvent intuitive dans nos actions de tous les jours, mais gagne à être formalisée dans le cadre d'un projet financier ou industriel, par exemple. La science qui étudie le risque est la cindynique.

Définition et évaluation du risque

La difficulté de l'évaluation du risque est le fait que la conséquence néfaste est incertaine, le risque est une notion statistique . Le risque ou situation à risques découle d'une part de la présence d'un danger et d'autre part de la présence de l'homme dans la zone de danger. Il est utile en la matière de se référer à la norme EN 1050. Dans l'évaluation des risques il est intéressant d'avoir une idée sur deux paramètres :
- la gravité des conséquences ou dommages potentiels et
- la probabilité, étant dans la zone dangereuse, de contact avec le phénomène dangereux ou d'être soumis à l'événement dangereux. Ce dernier paramètre est lui-même fonction de plusieurs facteurs propres au système travail soit l'individus (sa formation, son expérience, ses connaissances, …), ses tâches (ou ses fonctions, son besoin d'accès dans la zone dangereuse), le milieu de travail (l'environnement) et la matière utilisée pour accomplir le travail (outils, matière première, …). La connaissance de ces différents paramètres n'est pas facile d'autant qu'il existe un troisième paramètre qui est la possibilité d'évitement de l'évènement dangereux. La plupart du temps le passé nous donne les informations sur la gravité et sur l'occurrence d'un fait; c'est pourquoi il est difficile d'opposer méthode a priori et a posteriori car la première se nourrit inévitablement de la seconde. ;Risque : : « Combinaison de la probabilité d’un événement et de ses conséquences » (ISO/CEI 73), « Combinaison de la probabilité d’un dommage et de sa gravité » (ISO/CEI 51) # Possibilité de survenance d'un dommage résultant d'une exposition à un phénomène dangereux. Le risque est la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un événement redouté (incident ou accident) et la gravité de ses conséquences sur une cible donnée. # Probabilité qu'un effet spécifique se produise dans une période donnée ou dans des circonstances déterminées (Directive n° 96/82 du Conseil du 9 décembre 1996). # Espérance mathématique de pertes en vies humaines, blessés, dommages aux biens et atteinte à l'activité économique au cours d'une période de référence et dans une région donnée, pour un aléa particulier. Le risque est le produit de l'aléa par la vulnérabilité [ISO/CEI Guide 51] cf. exposition. ;Risque résiduel : : « Risque subsistant après le traitement du risque » (ISO/CEI 73), : « Risque subsistant après que des mesures de prévention aient été prises » (ISO/CEI 51)

Le risque dans le droit

En droit français, le risque est l'éventualité d'un événement futur, incertain ou d'un terme indéterminé, ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties et pouvant causer la perte d'un objet ou tout autre dommage.

Le risque en économie et finances

En économie et en finance (placements, investissement, crédit, assurances) le risque est
- une possibilité de perte monétaire
- due à une incertitude
- que l'on peut quantifier. La théorie veut (cf ratio de Sortino), qu'il y aurait corrélation entre le risque pris et l'espérance de gain.

Rôle des mathématiques

De même que les mathématiciens ont voulu quantifier le hasard en inventant les probabilités, les économistes ont voulu quantifier l'incertitude monétaire en modélisant les risques. Cette quantification qui garde toujours un côté plus ou moins estimatif, est réalisée à partir de :
- séries statistiques historiques. La théorie financière tend à confondre le risque réel d'un actif financier et l'indicateur de risque qu'est la volatilité passée du prix de cet actif, bien que rien ne dise que les évolutions passés soient un bon indicateur du futur ;
- probabilités subjectives ou objective ;
- scénarios futurs de gains et pertes. C'est ainsi que, la théorie financière dite
moderne a fortement développé l'utilisation de mathématiques probabilistes pour estimer la valeur des actifs. En principe, plus le risque pesant sur un actif est fort, plus son prix sur le marché est bas et son rendement attendu élevé, si du moins le marché est efficient.

Risque et société

Le risque est aujourd’hui de moins en moins perçu comme relevant d’une fatalité, alors que les société on longtemps interprété les catastrophes (séismes, éruption volcanique…) comme une punition divine. La décennie 1990, que l’ONU a consacrée à la réduction des risques, a conduit à la multiplication des publications sur les risques et leur gestion (résolution 44/236), mais aussi à l’attention portée à la redéfinition des concepts et méthodes. Cette décennie a confirmé le passage du
hazard paradigm, qui considère le risque comme une « altérité » extérieure à la société, et qui la menace ou la perturbe accidentellement, à la prise en compte du risque comme un produit social, en le distinguant clairement de l'accident ou de la catastrophe, puisqu’il garde un caractère potentiel. Le risque est défini comme la conjonction d’un aléa, probabilité d’occurrence d’un phénomène dangereux, et d’une vulnérabilité, qui exprime le niveau de conséquence prévisible sur les enjeux exposés, qu’il s’agisse de personnes, de biens, d’équipement ou de l’environnement. C'est la supperposition spatiale entre l'extension d'un aléa et un territoire anthropisé qui crée le risque. Un séisme dans le désert ne présente presque pas de conséquence, alors qu'il peut être très grave dans un territoire densément peuplé. Comme les dynamiques de peuplement conduisent à occuper des espaces exposés aux aléas (naturels) ou a créer des aléas (technologiques, biologiques...) au sein des territoires urbains, on parle de « construction » sociale du risque.

Sujets liés


- prime de risque, aversion au risque,
- gestion du risque, couverture de risque,
- volatilité, coefficient bêta, efficience du marché, utilité, Value at risk (VaR)
- théorie des jeux,
- capital risque

Voir aussi


- sécurité en mer Catégorie:Cindynique Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Risque (finance) ja:リスク th:ความเสี่ยง


1958

Catégorie:1958 Cette page concerne l'année 1958 du calendrier grégorien.

Événements


- 29 octobre : Élection du nouveau pape Jean XXIII (Cardinal Angelo Giuseppe Roncalli) (fin en 1963). Il succède à Pie XII.
- 31 octobre : Conférence à Genève, Suisse sur l'arrêt et le contrôle des expériences nucléaires (31 oct-18 déc).
- Inauguration du siège permanent de l'UNESCO à Paris, conçu par l'américain Marcel Breuer, l'italien Pier-Luigi Nervi et le français Bernard Zehrfuss.

Europe

Europe de l'Est


- 27 mars : Nikita Khrouchtchev cumule les fonctions de premier secrétaire du Parti communiste et de chef du gouvernement de l'Union soviétique.
- 4 avril : Khrouchtchev annonce un arrêt unilatéral des essais nucléaires.
- 16 juin : Exécution de Imre Nagy et de trois de ses collaborateurs. Imre Nagy se trouvait à la tête du gouvernement hongrois lors de la révolte de 1956 écrasée par les Soviétiques.

Europe de l'Ouest


- 1 janvier : Entrée en vigueur du Marché commun.
- 24 février : Accord américano-britannique sur l'installation de fusées au Royaume-Uni.
- 31 juillet : La Grande-Bretagne et la République fédérale d'Allemagne signent un accord de coopération nucléaire d'une durée de dix ans.
- 22 août : États-Unis et Royaume-Uni proposent la suspension des essais nucléaires pendant un an.
- 24 septembre : Memorendum sur le directoire à trois de l'OTAN (États-Unis, Royaume-Uni, France).
- Ayyubkhan devient président de la République Espagnole, jusqu'en 1969.
Belgique

- 17 avril : Ouverture de l'exposition universelle à Bruxelles.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au belge Dominique Georges Henri Pire.
France

- En janvier : mise en service de l'usine UP1 d'extraction de plutonium à Marcoule.
- En mars : Première livraison du pétrole saharien.
- 15 avril : Chute du gouvernement Félix Gaillard.
- 13 mai :
  - Le général Jacques Massu constitue un comité de salut public à Alger pour maintenir l'Algérie Française.
  - Début de la fin de la 4e République suite aux évènements d'Alger.
- 14 mai : Début du gouvernement Pierre Pflimlin.
- 19 mai : Conférence de presse du général de Gaulle.
- 28 mai :
  - Démission du président du Conseil Pflimlin et fin de son gouvernement.
  - Manifestation antifasciste à Paris.
- 1 juin : Le général Charles de Gaulle devient Président du Conseil.
- 2 juin : Le nouveau Président du Conseil de Gaulle obtient les pleins pouvoirs de l'Assemblée pour six mois, avec mission d'élaborer une nouvelle Constitution.
- 12 juillet : Construction à Pierrelatte d'une usine de séparation isotopique de l'uranium.
- 4 septembre : De Gaulle présente la nouvelle constitution, place de la République à Paris.
- 28 septembre : Approbation par référendum de la [http://wikisource.org/wiki/Constitution_de_la_France_(5e_République) Constitution de la Cinquième République], avec près de 80 % de oui.
- En septembre, au congrès de la SFIO en congrès, scission de l'aile gauche (Savary, Depreux Mayer...) qui fonde le Parti socialiste autonome (PSA).
- 1 octobre : Création de l'Union pour la Nouvelle République (UNR).
- 4 octobre : Promulgation de la Constitution de la Ve République, adoptée par référendum le 28 septembre.
- 23 novembre : Élections législatives (23-30 nov) : large victoire de la droite (UNR), fort recul des communistes.
- 9 décembre : Jacques Chaban-Delmas président de l'Assemblée nationale.
- 21 décembre : Charles de Gaulle est élu président de la République et de la Communauté française avec 77,5% des voix, il succède à René Coty le 8 janvier 1959, (fin en 1969).
- 28 décembre : Mise en œuvre du Plan Pinay-Rueff d'assainissement financier avec une dévaluation de 17,5% et la création du nouveau franc.
- L'assurance automobile devient obligatoire.
- Création du régime de l'Assurance chômage des salariés (Unedic et Assedic).
- La télévision équipe un peu moins de 10% des foyers, mais les français disposent de 10,5 millions de récepteurs radios.
- Le taux de natalité est encore supérieur à 18 ‰, un taux qui correspond à environ 810 000 naissances par an. Entre 1946 et 1958, le nombre des jeunes âgés de moins de 15 ans a augmenté de plus de 30 %. Il en résulte une explosion des effectifs à scolariser. Ce sont les enfants du baby-boom.
Suisse

- 9 avril : Le mécène Oskar Reinhart annonce qu'il lègue sa collection de peinture à la ville de Winterthour.
- 14 avril : Première au Théâtre municipal de Bâle de «Titus Feuerfuchs», opéra de Heinrich Sutermeister, d'après la pièce de Johann Nestroy.
- 3 mai : Jack Rollan entreprend une tournée sous un chapiteau avec le «Petit maltraité d'histoire suisse», une fantaisie en dix-huit épisodes, jouée par Charles Apothéloz et sa troupe des Faux-Nez.
- 31 mai : Le Théâtre du Jorat, à Mézières, fête ses cinquante ans d'existence avec la création du « Buisson ardent », de Géo H. Blanc.
- : Les citoyens de Bâle-Campagne approuvent l'initiative demandant la fusion de ce demi-canton avec celui de Bâle-Ville.
- 17 juillet : ouverte à Zurich de la SAFFA, deuxième exposition sur le travail féminin [http://www.fond-lavorofemminile.ch/francais/histoire/index.htm Site]
- 26 octobre : par 65 % des voix, les citoyens suisses refusent de réduire leur semaine de travail de 48 à 44 heures.
- 3 novembre : décès du conseiller fédéral Markus Feldmann.
- 10 décembre : élection au Conseil fédéral de l'agrarien bernois Friedrich Traugott Wahlen.
- Voir aussi Algérie

Afrique


- 2 octobre : Indépendance de la Guinée octroyée par la France.

Amériques

Amérique du Nord

États-Unis

- 24 mai : Formation à Washington de l'agence de presse UPI (United Press International).
- 7 juillet : l'Alaska devient le 49 état des États-Unis.

Amérique Latine


- Décembre : Fidel Castro et ses guérilleros achèvent de prendre le contrôle de Cuba en faisant le siège de Santiago où le dictateur Batista se prépare à prendre la fuite.
- 1 décembre : Adolfo López Mateos succède à Adolfo Ruiz Cortines, à la présidence du Mexique.

Asie


- Indépendance de Singapour octroyée par la Grande Bretagne.
- En septembre, U Nu confie le pouvoir à l'armée pour rétablir l'ordre en Birmanie. Le général Ne Win devient Premier ministre et établit une dictature anticommuniste.

Chine


- 5 mai : Au VIII congrès du Parti communiste chinois (5-23 mai), Mao Zedong lance le « Grand bond en avant » dont l'objectif est de permettre à la Chine populaire de rattraper le Royaume-Uni en 15 ans.
- 9 mai : La Chine rompt ses relations diplomatiques avec le Japon.
- 31 juillet : Voyage de Nikita Khrouchtchev en Chine.
- Achèvement de la collectivisation des campagnes en Chine communiste avec la création des communes populaires.
- 22 août : Bombardements chinois sur Quemoy et Matsu (22-25 août).
- République Populaire de Chine : le 28 janvier, le gouvernement de Mao Zedong met en place la graphie simplifiée des caractères de l'écriture chinoise.

Océanie & Pacifique


- 1 octobre : Transfert de la souveraineté de l'île Christmas du Royaume-Uni à l'Australie.

Proche-Orient & monde arabe


- 1 février : L'Égyptien Gamal Abdel Nasser, champion du panarabisme au Proche-Orient, annonce la création de la République Arabe Unie qui regroupe l'Égypte et la Syrie.
- 21 février : Nasser est choisi comme chef de la nouvelle République arabe unie.
- 14 juillet : Un soulèvement nationaliste renverse la dynastie hachémite en Irak. Prise de pouvoir par le général Kassem et instauration de la république.

Algérie


- 11 janvier : Le pétrole du Sahara arrive jusqu'à Philippeville.
- 31 janvier : Vote de la loi-cadre sur l'Algérie.
- 8 février : Bombardement par l'armée française du village tunisien de Sakhiet-Sidi-Youssef.
- 17 février : Les États-Unis proposent leurs bons offices dans l'affaire algérienne.
- 13 mai : Émeutes insurrectionnelles à Alger et création du Comité de Salut public. De Gaulle appelé au pouvoir par les Pieds-Noirs.
- 15 mai : Le général Salan fait appel au général de Gaulle.
- 4 juin : Lors de son voyage à Alger (4-7 juin), de Gaulle lance le fameux : « Je vous ai compris ».
- 1 juillet : Nouveau voyage de De Gaulle en Algérie.

Arts & Cultures

Cinéma

Films remarquables


- Le Joueur drame de Claude Autant-Lara avec Gérard Philipe, Liselotte Pulver et Bernard Blier.
- Goha réalisé par Jacques Baratier (Tunisie).
- Les Fraises sauvages réalisé par Ingmar Bergman.
- Au Seuil de la vie (Nara livet) réalisé par Ingmar Bergman.
- Les Jeunes maris réalisé par Mauro Bolognini (Italie).
- La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot tin Roof), comédie dramatique de Richard Brooks avec Elizabeth Taylor, Paul Newman et Burl Ives.
- Le Génie du mal (Compulsion) réalisé par Richard Fleischer avec Orson Welles et Diane Varsi.
- Sueurs froides (Vertigo) réalisé par Alfred Hitchcock avec James Stewart et Kim Novak.
- Quand passent les cigognes réalisé par Mikhaïl Kalatozov (URSS) remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Gigi réalisé par Vincente Minnelli avec Louis Jourdan et Leslie Caron - Remporte l'Oscar du meilleur film.
- Le Pigeon réalisé par Mario Monicelli (Italie).
- Le Gaucher (The Left Handed Gun) réalisé par Arthur Penn avec Paul Newman et Lita Milan.
- Le Salon de musique (Jalsaghar), drame de Satyajit Ray (Inde) avec Chhabi Biswas, Ganda Pada Basu et Kali Sarkar.
- Hiroshima mon amour comédie dramatique de Alain Resnais, avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada et Bernard Fresson.
- Le Petit prof comédie de Carlo Rim avec Darry Cowl, Béatrice Altariba et Yves Robert.
- Les Feux de l'été (The Long hot summer) réalisé par Martin Ritt avec Paul Newman et Orson Welles.
- Visages de bronze réalisé par Bernard Taisant (Suisse).
- Mon oncle réalisé par Jacques Tati avec Jacques Tati et Jean-Pierre Zola - Prix spécial à Cannes.
- Les Rendez-vous du diable documentaire de Haroun Tazieff.
- The Fearmakers drame de Jacques Tourneur avec Dana Andrews, Dick Foran et Mel Torme.
- La Soif du mal (Touch of Evil) réalisé par Orson Welles avec Charlton Heston, Janet Leigh et Marlène Dietrich.
- Témoin à charge (Witness for the Prosecution), film policier de Billy Wilder avec Tyrone Power, Marlène Dietrich et Charles Laughton.
- Aventures fantastiques (Vynalez Zary) film fantastique de Karel Zeman (Tchécoslovaquie) avec Arnots Navratil, Lubor Tokos et Jana Zatloukalova.

Littérature & théâtre


- 1 avril : Le prix Médicis est fondé par Gala Barbisan et Jean-Pierre Giraudoux.
- 23 octobre : Boris Pasternak obtient le prix Nobel de littérature pour son roman Docteur Jivago mais sous la pression soviétique il doit renoncer à le recevoir.
- L'écrivain français Louis Aragon publie La Semaine sainte.
- L'écrivaine Simone de Beauvoir publie Mémoires d'une jeune fille rangée.
- La romancière Marguerite Duras publie Moderato cantabile.
- L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne commence à écrire l'Archipel du Goulag qui sera publié en 1973

Musiques & spectacles


- : Film musical « King Creole » mettant en vedette Elvis Presley.
- 29 août : George Harrison rejoint John Lennon et Paul McCartney des Quarrymen.

Sciences & techniques


- Le professeur d'immuno-hématologie français Jean Dausset découvre le système HLA (système génétique des groupes tissulaires) pour lequel il aura le prix Nobel de médecine en 1980.

Aéronautique & Espace


- 31 janvier : Lancement du satellite américain Explorer I, lancé de Cap Canaveral, en Floride.
- Découverte des ceintures de radiation par Van Allen grâce au satellite Explorer I.
- 2 avril : Le Conseil national sur l'aéronautique est rebaptisé NASA (National Aeronautics and Space Administration), autorisée le 29 juillet par le Congrès américain.
- Mise en orbite du satellite Spoutnik III.
- : Création de la NASA (National Aeronautics and Space Administration).
- 13 décembre : Lancement à Cap Canaveral d'une fusée américaine Jupiter, ayant à son bord un singe et sera placée sur orbite.

Techniques appliquées


- 27 mars : Nouveau disque stéréophonique par la compagnie CBS.
- Août - Le sous-marin américain Nautilus réussit le passage du pôle Nord en plongée, sous la calotte glaciaire.
- Invention du sonar à profondeur variable, procédé qui permet de descendre les sonars dans l'eau plutôt que de les fixer à la coque des navires.
- Au Canada, invention de l'horloge atomique à jet de césium 133 ayant une précision de l'ordre de quelques millionièmes de seconde par an.

Sports & découvertes


- 8 janvier : Bobby Fischer gagne le championnat américain d'échecs pour la première fois à l'âge de 14 ans.
- Coupe du monde de football en Suède. Le 29 juin, le Brésil remporte le titre de champion du monde grâce au jeune Pelé (17 ans). La France se classe à la troisième place, Just Fontaine a marqué 13 buts, record qui n'a pas encore été battu.
- En juillet : Le 45e Tour de France cycliste est remporté par Charly Gaul, deuxième Vito Favero, troisième Raphaël Geminiani, montagne Federico Bahamontès, meilleur sprinter le français Jean Graczyk.
- 18 août : Floyd Patterson conserve son titre de champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Roy Harris par abandon au 12e round à Los Angeles.
- Le Stade de Reims est champion de France et remporte la Coupe de France.

Naissances en 1958


- 19 janvier : Thierry Tusseau, footballeur
- 14 février : Buzy, chanteuse française
- 24 février : Plastic Bertrand (de son vrai nom Roger Jouret), chanteur belge
- 26 février : Michel Houellebecq, écrivain français
- 1 mars : Bertrand Piccard, a fait le premier tour du monde en ballon
- 5 mars : Andy Gibb, des Bee Gees
- 10 mars : Sharon Stone, actrice américaine
- 14 mars : Albert II, prince de Monaco
- 21 mars : Gary Oldman, acteur anglais
- 27 avril : Arielle Dombasle, réalisatrice, actrice, scénariste et chanteuse française
- 29 avril : Michelle Pfeiffer, actrice américaine
- 29 mai : Annette Bening, actrice américaine
- 7 juin : Prince, musicien américain
- 5 juillet : Dominique Nicolas, ex-compositeur et guitariste du groupe Indochine
- 25 juillet : Thurston Moore, chanteur et guitariste du groupe Sonic Youth
- 16 août : Madonna, chanteuse et actrice américaine
- 16 août : José-Luis Clerc, joueur de tennis
- 18 août : Didier Auriol, pilote de rallye
- 25 août : Tim Burton cinéaste américain
- 29 août : Michael Jackson, chanteur américain
- 31 août : Serge Blanco, rugbyman français
- 2 septembre : Olivier Grouillard, coureur automobile F1
- 20 octobre : Viggo Mortensen,acteur, peintre, poète et photographe américain
- 6 décembre : Nick Park, réalisateur de films d'animation

Décès en 1958


- 1 janvier : Edward Weston, photographe américain
- 30 janvier : Jean Crotti, peintre suisse
- 30 janvier : Ernst Heinkel, constructeur d'avions allemand
- 13 février : Georges Rouault, peintre français
- 26 mai : Francis Carco, romancier
- 3 juin : Marceau Pivert, socialiste français
- 12 août : André Bauchant, peintre français
- 14 août : Frédéric Joliot-Curie, physicien français, prix Nobel de Chimie en 1935.
- 26 août : Ralph Vaughan Williams, compositeur anglais
- 27 août : Ernest Orlando Lawrence, physicien américain, prix Nobel de Physique en 1939.
- 9 octobre : Pie XII, pape
- 11 octobre : Maurice de Vlaminck, peintre français
- 11 novembre : André Bazin, critique et théoricien de cinéma français
- 15 novembre : Tyrone Power, acteur américain __NOTOC__ ja:1958年 ko:1958년 ms:1958 simple:1958 th:พ.ศ. 2501

Économie

ko:경제학 ja:経済学 simple:Economics th:เศรษฐศาสตร์ L'économie est une branche des sciences sociales qui étudie et mesure les phénomènes qui sont considérés comme relevant de la sphère économique. Son domaine de compétence est délimité par l'étude de la production, de la consommation, de la répartition et de la circulation des biens économiques.

Définitions de l'économie

Il n'existe pas de définition consensuelle de l'économie. Les contours et le contenu de la discipline fluctuent en fonction des auteurs et des courants. Comme on peut le voir à travers trois définitions de l'économie, aucune définition ne fait aujourd'hui l'unanimité.
- « L’économie est l’étude de la façon dont l’homme et la société choisissent, avec ou sans recours à la monnaie, d’employer des ressources productives rares qui sont susceptibles d’emplois alternatifs, pour produire divers biens de la consommation présente ou future des différents individus et groupes qui constituent la société. », Paul Samuelson
- « L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution, et la consommation des biens, d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations. », Edmond Malinvaud
- « Étude des mécanismes de production, de consommation et d'échange dans une structure sociale donnée et des interdépendances entre cette structure et ces mécanismes », Jacques Attali D'une manière plus large, Ludwig von Mises envisage l'économie comme l'étude de l'"action humaine", où le dernier mot de l'expression recouvre des êtres réels et donc limités. À l'origine, le terme économique vient du grec oikos (maison) et nomos (administrer) qui signifie l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'un particulier ou de l'État. En ce sens, si la nature est notre maison, l'homme reste un être écologique (logos = loi) tant qu'il continue à obéir à la nature et il devient un être économique lorsqu'il commence à administrer la nature. Aujourd'hui les enjeux pour l'homme sont énormes car il doit concilier l'économique et l'écologique sous peine de ruiner les deux pièces de sa maison. Un des premiers traités historiques traitant de l'économie est dû à Aristote. Remarquons que celui-ci distinguait alors l'économie de la chrématistique (de khréma-atos) qui est l'art de s'enrichir, si bien que selon lui, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie était une activité contre nature qui déshumanise ceux qui s'y livrent (voir Les économiques et l'Éthique à Nicomaque)

La place de l'économie dans la société

L'économie, et la façon dont elle est gérée par les gouvernements, est intimement liée à la philosophie politique. Elle a aussi un enjeu social, en particulier en ce qui concerne la répartition des richesses dans la société. Depuis la fin du XXe siècle, l'économie a aussi un enjeu écologique. En effet, l'impact des activités économiques sur les ressources naturelles (déforestation, énergies fossiles, minerais) et sur l'équilibre de la planète (climat, biodiversité...) posent la question du développement durable. Réciproquement, l'écologie devient un enjeu économique, par l'activité qu'elle génère (recyclage, dépollution, etc). Le rôle des économistes est d'une part d'analyser comment la société humaine produit ses richesses et les répartit, et d'autre part de proposer des explications et des possibilités d'amélioration à certains dysfonctionnements. Ils peuvent aussi réaliser des études pour estimer les effets d'une loi ou d'un projet de loi. Les résultats de ces études (qui peuvent être contradictoires d'un modèle à l'autre) sont parfois utilisés par les gouvernements pour réguler l'activité économique.

Étude

Méthodologie

Comme la plupart des sciences humaines, l'économie peut aborder son objet de deux points de vue complémentaires : elle est dite
- positive lorsqu'elle s'attache à expliquer les conséquences des différents choix et à décrire la réalité de son objet,
- et normative lorsqu'elle prescrit une action, ou une route à suivre. On trouve d'autres part différentes méthodes utilisées par certains économistes pour tester ou construire leurs théories. Les plus significatifs sont sans doute :
- l'économétrie, qui applique les techniques mathématiques, statistiques et probabilistes à l'étude des données économiques.
- l'économie expérimentale qui au contraire étudie les motivations économiques « en laboratoire », auprès de petits groupe et rejoint ainsi l'économie comportementale Contrairement à la plupart des sciences sociales, l'économie fait depuis longtemps (depuis les physiocrates) un large usage de modèles mathématiques. Cette utilisation des modèles est rendue nécessaire par le grand nombre de données à traiter et la volonté d'en tirer des lois générales dont le choix est justifiable. Les économistes pensent ainsi que les méthodes mathématiques encouragent les chercheurs à se concentrer sur l'essentiel, et rendent l'exposition moins sujette aux ambiguïtés. Néanmoins, si l'on constate parfois l'utilisation de mathématiques supérieures, telles que le calcul différentiel ou intégral, la plupart du temps on n'utilise que de l'algèbre relativement simple. Les bases de l'économie peuvent donc être enseignées avec de l'arithmétique élémentaire et de simples graphes, sans nécessairement devoir connaître les théories mathématiques sous-jacentes.

Domaines d'étude de l'économie

Certains aspects de l'économie requièrent une attention particulière : le commerce, l'allocation des ressources, la concurrence et la monnaie. Plus généralement, l'économie est souvent divisée en deux grandes catégories :
- la micro-économie, qui traite des comportements et des interactions entre les agents économiques (ménages, entreprises, administration, associations) ;
- la macroéconomie, qui examine une économie comme un ensemble, en tentant de comprendre les interactions entre les différents agrégats que sont le revenu, l'emploi, l'investissement, l'épargne, etc. Les tentatives de réunion de ces deux branches ont été l'un des principaux moteurs de la pensée économique contemporaine, durant les années 1970 et le début des années 1980. Aujourd'hui, un consensus semble s'être formé chez les économistes orthodoxes autour de l'idée que la micro-économie constitue le fondement de la macroéconomie. Cette idée est cependant très contestée. En effet, un certain nombre de chercheurs épistémologues de l'économie comme Claude Mouchot par exemple, réfutent cette idée de façon catégorique. Au sein de ces grandes divisions, on trouve des zones d'étude plus spécialisées, qui tentent de répondre aux questions du point de vue — plus large — de lactivité humaine. Peu à peu, les théories économiques ont trouvé des applications dans des contextes beaucoup plus vastes. En effet, on peut considérer que dans tout domaine où les individus sont confrontés à des choix — l'éducation, le mariage, la vie publique, etc. —, on peut trouver un aspect économique. La théorie du choix public (public choice theory) étudie comment une analyse économique peut s'appliquer à des domaines traditionnellement considérés comme étrangers à ce domaine. Et, de fait, les domaines d'investigation de l'économie chevauchent ceux d'autres sciences sociales, telles que la psychologie sociale, la politique, ou la sociologie. Ainsi, un aspect important de l'économie est l'étude de la manière dont des stimulants (les conséquences de différentes actions) peuvent affecter le comportement d'un individu ou d'un groupe. Les économistes pensent que les stimulants et les goûts personnels jouent un rôle important dans la préparation de la prise de décision. Ainsi, la psychologie rejoint l'économie et lui sert de matière à réflexion.

Les grandes questions auxquelles les théories économiques s'efforcent de répondre


- Qu'est-ce que la richesse ? Comment est-elle répartie ? Pourquoi ? Comment faire évoluer cette répartition ? Comment augmenter les richesses ?
- Quelle est la valeur des choses ? La valeur du travail ?
- Comment mesure-t-on la production ? La consommation ? Qui produit ? Comment ?
- Qu'est-ce qu'une ressource ? Comment assurer la continuité de production avec des ressources limitées ?
- Quel est la nature et l'origine de la monnaie?
- Quel est le statut de la propriété? Est-ce un droit naturel ? Une forme de vol ? Un phénomène contingent ou conventionnel ?

Développement de la pensée économique

Article principal: Histoire de la pensée économique

Les origines (XVIe- XVIIe siècle)

On considère souvent que la pensée économique moderne a débuté avec le mercantilisme. Cette doctrine économique prône le développement économique par l'enrichissement des nations et de l'État, ou de son souverain en particulier, au moyen du commerce extérieur (le mot vient de l'italien « mercante » qui signifie « marchand ») mais aussi de l'industrialisation. Elle se situe historiquement à la fin du Moyen Âge et marque aussi la fin de la prééminence des doctrines de l'Église dans l'organisation sociale. Elle repose sur la croyance — fausse — que la richesse repose sur l'accumulation des métaux précieux ; elle préconise donc de développer l'activité industrielle et l'exportation pour obtenir l'or et l'argent qui représentent la richesse d'un pays. L'État doit donner l'exemple en créant de grandes activités, par exemple des manufactures. Notamment la France qui fait preuve d'un important interventionnisme étatique (contrôle de la production pour assurer la qualité des produits) dans le but d'exporter de nombreux produits de luxe. L'Espagne qui possède à l'époque une grande quantité d'or, contribue donc à l'enrichissement de la France.
Le mercantilisme français est représenté par des hommes tels que Jean Bodin (1530-1596), Antoine de Montchrestien (1575-1621) ou Jean-Baptiste Colbert (1619-1683).

Préclassiques et classiques (XVIIIe - XIXe siècle)

Le courant des physiocrates ne constitua qu'une brève étape de la pensée économique. Les physiocrates soutiennent qu'il existe un ordre naturel gouverné par des lois. Le rôle des économistes est de comprendre et de révéler les lois de la nature telles qu'elles opèrent dans la société et dans l'économie afin de montrer comment ces lois opèrent dans la formation et dans la distribution des richesses. Fondée elle aussi sur une croyance erronée — seules la terre et l'agriculture seraient créatrices de richesse — la physiocratie aura une existence assez brève (moins de 20 ans). Le courant physiocrate apparaît en effet en 1758, avec la parution du Tableau Économique et s'efface devant l'Économie Politique Classique en 1776, date de la parution de la « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations » d'Adam Smith. Le Tableau Économique aura cependant une large postérité, car pour la première fois l'économie est présentée sous forme de flux de biens et de services. Cette représentation sera reprise et détaillée par tous les mouvements économiques postérieurs. Au se développa surtout la pensée classique, autour tout d'abord de Daniel Bernoulli (créateur dès 1738 du concept fondamental d'utilité), puis de deux Britanniques, Adam Smith et David Ricardo. Les classiques anglais cherchent à comprendre la dynamique de la croissance dans le contexte de la révolution industrielle naissante : ils insistent à la fois sur le rôle du travail dans la création de la richesse (notion de « valeur travail ») tout en soulignant leur attachement au libéralisme économique et leur croyance dans la nécessité d'une forte accumulation du capital et d'une répartition des revenus judicieuse pour soutenir la croissance économique. Au , la pensée économique s'est notamment développé avec l'apport de Karl Marx. L'économie moderne est en fait avant tout un affinement de la pensée économique néo-classique (voir Histoire de la pensée économique pour un aperçu des précurseurs d'Adam Smith, ainsi que des différentes écoles qui lui ont succédé).

Diversification de la pensée ( - )

John Maynard Keynes donna naissance à la macroéconomie dans les années 1930. De nombreux économistes utilisent un mélange de micro-économie néoclassique et de macroéconomie keynésienne. Cette combinaison, appelée parfois
synthèse néoclassique, fut populaire dans l'enseignement et fut surtout largement appliquée en politique économique dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à la fin des années 1970. De même, de nombreux auteurs se réclament de la pensée de Karl Marx en réfutant être marxistes, au sens politique ou économique le plus courant. Cependant les théories keynésiennes présentent l'inconvénient d'être source d'inflation, en effet celle-ci tend à favoriser la demande. De nos jours, on note une grande diversification des courants économiques, notamment par l'application de nouvelles approches techniques :
- l'économie quantitative, l'un des supports de l'économétrie, utilisant des techniques de modélisation dérivés des sciences physiques,
- l'économie expérimentale appliquée notamment à la micro-économie,
- l'économie comportementale, née notamment de l'étude des anomalies des marchés financiers et des facteurs psychosociologiques qui les causent.
- dans le même ordre d'idées, la socioéconomie et la neuroéconomie, nées de croisments entre l'économie et la sociologie et les sciences cognitives. Par ailleurs, l'essor des sciences de gestion (management, marketing, théorie des organisations, gestion des resources humaines, technologies de l'information) a percolé en économie, aboutissant en particulier à l'économie de la connaissance, qui reconnaît le savoir, la compétence et l'information comme facteurs essentiels de production et de développement, en plus des trois facteurs « classiques » : ressources naturelles, travail et capital.

Perspectives récentes

Notons aussi, à titre plus anecdotique, la contribution de Howard Rheingold (auteur du livre
Smart Mobs). Cet auteur pense comme Marx que les systèmes économiques sont la conséquences des conditions technologiques et sociales d'une époque (« modes de production », en terminologie marxiste), mais en tire des conclusions très différentes : si les marchés ont créé la notion de capitalisme et la société industrielle du , maintenant les conditions nouvelles de production créées par l'Internet (entre autres le partage de fichiers) changent la donne économique et préludent à l'apparition de nouveaux systèmes économiques coexistants avec le capitalisme et le socialisme, parfois en concurrence avec eux. Des mouvements comme celui de l'Open source avec le GNU et Linux, ainsi que les escarmouches qui se multiplient au sujet des échanges de fichiers MP3 et DivX en seraient selon lui les signes avant-coureurs.

Présentation de l'économie orthodoxe

L'économie orthodoxe, ou économie néoclassique part du principe fondamental suivant : les
ressources sont en quantités limitées, et il faut donc choisir comment les employer au mieux. En situation de rareté, le choix d'une alternative implique en effet le renoncement aux autres alternatives possibles ; c'est ce que les économistes nomment le coût d'opportunité. De plus, des ressources limitées ne peuvent, à un moment donné et dans un contexte technologique donné, conduire qu'à une production limitée, ce qui pose le problème de la redistribution des produits. En fonction de ce principe, il existe deux possibilités pour évaluer l'utilisation des ressources. Dans la tradition classique, l'économiste mesure l'utilité cardinale d'une ressource. La consommation d'un bien dispense un certain niveau de satisfaction selon une certaine fonction d'utilité prédonnée, et l'agent choisit de consommer la ressource ou le niveau de ressources, qui lui donne le plus haut niveau de satisfaction. La difficulté est toutefois de mesurer ce niveau de satisfaction, c'est pourquoi les économistes néo-classiques ont rejeté cette hypothèse et supposent désormais que le consommateur a seulement la possibilité de classer les différents biens en fonction de ses préférences. Suivant la structure des préférences de l'agent économique, ils en déduisent alors une fonction d'utilité. Dans les modèles d'inspiration walrasienne, on cherche alors l'allocation des ressources, ou les allocations, telles que aucun individu ne peut accroître sa satisfaction sans détériorer celle d'au moins un autre. On dit alors qu'il s'agit d'allocations paréto-optimales. Le raisonnement est le suivant : dans un état donné de l'économie, si il est possible de trouver une allocation qui acroît le niveau d'utilité d'un autre acteur sans diminuer celui d'un autre, alors l'économie n'est pas dans une situation paréto-optimale. En revanche, si une telle allocation n'est pas réalisable, l’allocation est paréto-optimale. Il faut alors remarquer qu'une allocation paréto-optimale n'implique aucunement une distribution égalitaire des ressources. Une partie du rôle des économistes orthodoxes est donc de déterminer quelles sont les mesures à prendre pour que l'économie soit dans une situation paréto-optimale, sans tenir compte de critères éthiques de redistribution qui relèvent du choix politique. En général, en fonction de la nature des préférences individuelles et en fonction de la nature des biens (public, privé), ils préconisent une décentralisation des décisions et de l'échange, et une indexation des biens par un système de prix. Une partie des recherches porte également sur la façon dont les situations oligopolistiques et monopolistiques écartent une économie de son état paréto-optimal, et comment il est possible de rétablir l'efficience. Ces modèles suffisent donc aux économistes néoclassiques pour tirer des conclusions sur les mesures économiques à prendre.

Épistémologie

La présentation de l'économie orthodoxe montre que les recommandations dépendent amplement des hypothèses utilisées pour construire le modèle. Et très souvent, il s'agit d'hypothèses fortes : transitivité, continuité des préférences individuelles, convexité des fonctions d'utilité, maximisation des fonctions de production, marché pur et parfait, etc. Ces hypothèses sont jugées par beaucoup d'économistes hétérodoxes, et par des scientifiques de diverses tendances, plutôt « irréalistes ». Il est vrai qu'elles n'ont jamais donné lieu à des confirmations empiriques très robustes, si bien que comme le faisait remarquer Karl Popper : « Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique »,
Karl Popper. En fait, même si comme Léon Walras, de nombreux économistes ont eu l'ambition de trouver une définition commune à tous les modèles économiques, et de découvrir des lois capables d'expliquer et de prévoir l'ensemble des comportements des acteurs économiques, l'économie ne peut être définie comme une science exacte (selon la définition de Karl Popper) en raison de son caractère fondamentalement autoréférentiel : la connaissance d'une loi modifie le comportement des acteurs économiques qu'elle est censée décrire. Par exemple les banques centrales, depuis quelques décennies, ont appris à limiter l'impact des crises financières en intervenant rapidement sur les marchés financiers. Les investisseurs, mis en confiance, intègrent progressivement cette nouvelle donnée en prenant des risques supplémentaires, ce qui aboutit ainsi à une nouvelle instabilité financière.

Voir aussi

Aspects généraux


- Chronologie des faits économiques
- Chronologie de la pensée économique
- Histoire de la pensée économique
- Théories économiques
- Orthodoxie et hétérodoxie en économie

Aspects particuliers


- Libéralisme économique
- Marxisme
- Économie sociale

Liens externes


- [http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/ Classiques des Sciences Sociales] Plus de 1000 livres et articles dans le domaine public
- [http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/revues/pe/theories/theories.shtml Problèmes économiques] Présentation synthétique des théories économiques par la revue de la documentation française
- [http://www.businessweek.com/magazine/content/01_32/b3744003.htm Les dix premières entreprises mondiales]] Economie


Entreprise

Définition

Une entreprise est l’activité de l’entrepreneur. Par contraste avec le simple projet, dont l’organisation est destinée à se dissoudre à son terme, l’entreprise est (plutôt) conçue dans la durée et pour la répétition de plusieurs projets similaires, ce qui implique la perennité des structures. On utilise aussi le terme pour des projets uniques mais apparemment risqué ou difficile (par exemple de grands voyages). On peut définir simplement une entreprise comme l’activité d’une personne ou d’un groupe de personnes qui travaillent pour fournir des biens ou des services à des clients. L’objectif d’une entreprise est alors de satisfaire ses clients pour gagner de l’argent. Historiquement, l’entrepreneur est un intermédiaire, un courtier en travail : on lui passe des commandes fermes de biens ou de services, il recherche les ouvriers qui vont produire chacun une partie de cette commande et il s’assure de la bonne livraison. Ceci dans un contexte où la division du travail est trop peu marquée, où les ouvriers travaillent à domicile, et disposent de leurs outils et même de leurs machines (métier à tisser par exemple). On retrouve encore aujourd’hui ce type d’organisation, par exemple, dans l’industrie du transport, où à côté de grands groupes, des indépendants sont propriétaires de leur outil de travail (camion, péniche ou barges) et trouvent leurs donneurs d’ordres par l’intermédiare de courtiers. Avec la révolution industrielle, les entrepreneurs changent, ils s’équipent de machines et conservent les mêmes ouvriers longtemps, ce qui donnent naissance aux entreprises au sens traditionnel. Dans l’économie moderne, où les services ont pris le pas sur l’industrie, la notion d’employé a pris elle aussi le pas sur celle d’ouvrier, et la mobilité du travail est devenue nécessaire compte tenu d’une transformation rapide des techniques, des besoins de consommation et de l’élargissement géographique des marchés à une échelle souvent continentale ou mondiale. Une entreprise repose sur un certain nombre de fonctions vitales qui assurent son fonctionnement. Généralement, les entreprises instaurent une hiérarchie parmi leurs employés : ceux qui sont situés à un échelon inférieur obéissent à ceux situés à un échelon supérieur.

Formes de l’entreprise

Le fait d’entreprendre est dans tous les pays encadré par une réglementation. La plupart des entreprises fonctionnent donc dans un cadre prédéterminé par la loi. Il est possible d'avoir une entreprise à titre personnel (en général une microentreprise). Il est aussi possible de constituer une personne morale sous forme de société. Celle-ci peut grouper plusieurs participants à son capital et est apte à faire des actes de gestion. Les diverses formes de sociétés varient selon les pays. Il convient alors de distinguer la propriété effective de l’entreprise et le pouvoir d’accomplir des actes de gestions au nom de la société. Selon la forme sociale le responsable de la marche courante de l’entreprise sera appelé un gérant, un président (assisté d’un directeur et d’un conseil d’administration le cas échéant). Le titulaire de cette fonction peut être détenteur de parts sociales ou d’actions ou être commandité. Le fait qu’une entreprise utilise une forme de société par actions n’implique pas nécessairement que ces titres soient cotées en bourse (ou même qu’elle soit considérée comme faisant appel public à l'épargne). Si c'est le cas, des achats en bourse ou des offres publiques peuvent faire changer la majorité de contrôle de l'entreprise, et aboutir aussi au changement de sa direction.

Fonctions essentielles de l’entreprise

La fonction première d’une entreprise est variable selon l’entreprise ou même selon les point de vue au sein d’une même entreprise. Parmi les différentes fonctions réellement observées on trouve
- servir le marché, en produisant et distribuant des biens et services correspondant à une demande. c’est sa seule justification économique. Aucune entreprise ne peut survivre sans en faire sa priorité, à moins d’être protégée et en dehors du champ de la concurrence, ce qui peut la conduire à consommer plus de ressource qu’elle ne présente d’utilité, souvent au détriment de la collectivité.
- pour attirer les investisseurs et créateurs d’entreprise, lui faire donner le plus d’argent possible, c’est-à-dire en extraire des bénéfices financiers : « récolter plus d’argent que d’argent investi ».
- produire un excédent de trésorerie, qui sera investi avec un plus grand profit dans le développement des activités ou une autre entreprise (dans le cadre d'un « groupe »)
- maximiser, selon le statut, l'utilité sociale (améliorer la situation de la société) ou le profit (différence entre le prix de vente et le coût des ressources consommées).
- atteindre un but technique : réalisation d’un ouvrage (tunnel, pont, route...), fabrication d’un produit manufacturé, la conception et réalisation d’un service donnant satisfaction à un client. Ce but technique peut lui-même être extrêmement varié, on citera notamment
  - Les activités qui ne sont pas, pour l’entrepreneur, l’enjeu principal, mais un moyen au service d’une autre activité : par exemple la possession de groupes de presse, de production de ressources stratégiques ou d’entreprises vectrices d’images (à l’exemple de la présence des cigarettiers dans l’industrie du prêt-à-porter).
  - De même, les coopératives agricoles sont des entreprises qui visent à dégager un bénéfice non pour elles-mêmes, mais pour les coopérateurs adhérents.
  - les « entreprise d'insertion » visent à rendre aptes leurs employés à occuper un travail « normal », sans chercher elles-même à générer du bénéfice.
- camoufler des activités légales ou illégales. Certaines activités (jeux, change, lavages de voitures, immobilier...) sont connues pour permettre de « recycler » ou « blanchir » de l'argent issu des activités criminelles. Les fonctions décrites ici existent dans toutes entreprises mais peuvent être exercées par des groupes de personnes dans le cas des grandes entreprises, sous-traitées à des entreprises extérieures ou, à l’extrême, exercées par une personne travaillant seule. Il n’y a pas de relations directes et automatiques entre les fonctions et les structures d’une entreprises, de sorte que l’organisation réelle d’une entreprise peut différer grandement du modèle général décrit ici ; les différents services peuvent ne pas être aussi nettement séparés ni aussi clairement apparents, et peuvent même ne pas exister (les fonctions correspondantes étant alors assurées d’une autre façon) ; en outre l’organisation peut être plus souple et plus évolutive que ce qui est suggéré ici. A noter enfin que le partage des fonctions à l’intérieur des entreprises perd de son sens dans le système contemporain, de plus en en plus courant de l’entreprise étendue, devenue elle-même un élément assurant telle(s) ou telle(s) fonction(s) particulière(s) dans de multiples réseaux de coopération économique.

Production

La production concerne tant les entreprises industrielles que celles de services. Elle met en œuvre des moyens de production et de distribution pour fabriquer, installer et distribuer le produit ou fournir les services selon les plans et spécifications définis par le Département études avec les équipements, matières, composants, fournitures et sous-traitance fournis par le Service des approvisionnements.
Dans les entreprises industrielles (qui ne représentent plus guère qu’une petite partie de l’activité économique dans les pays développés)
- Le Département de la production regroupe plusieurs services en contact avec le Département études, le Département qualité :
- Le Service ordonnancement s’occupe de la planification du chantier ou de l’atelier et de la gestion de production ; il prévoit les besoins en ressources (machines et opérateurs) pour assurer la capacité de production nécessaire à la réalisation de la charge de travail.
- Le magasin d’outillage approvisionne, entretient (affutage...), gère et fournit les outils et produits courants (fluides...) nécessaires à la production.
- Le Service méthodes établit les gammes de fabrication (listes d’opérations d’usinage, montage, manutention...) en fonction des produits à fabriquer ou à installer et détermine les outillages, appareils et machines nécessaires. Il étudie chaque poste de travail en appliquant les règles de l’ergonomie pour obtenir une productivité optimale avec les conditions de travail et de sécurité les meilleures.
- Le Service expédition emballe et assure l’expédition, le dédouanement et le transport des produits vendus. Voir : Production

Management

Entouré d’une équipe de conseillers, d’assistants, aidé par un conseil d’administration ou une simple secrétaire, le directeur administre l’entreprise pour le compte de son propriétaire (actionnaires, société mère...). Il assure les relations avec les tiers tels que l’administration fiscale, les organisations syndicales, l’administration, les collectivités locales, les autorités de marché... Le management établit la stratégie de l’entreprise, dont le contrôle de gestion assure la traduction en objectifs opérationnels et le suivi (voir mesure de la performance). Le management doit rendre des comptes aux actionnaires de l’entreprise, sur sa stratégie et sa capacité à atteindre les objectifs fixés. Dans le contexte de la loi sur la sécurité financière, LSF (France) et la loi Sarbanes-Oxley, SOX (États-Unis d’Amérique), la gouvernance d’entreprise est un concept qui vient s’ajouter aux obligations existantes du management vis-à-vis des parties prenantes. Il représente également la société au plan juridique.
Voir : Directeur - Contrôle de gestion - Contrôle du pilotage - Audit interne

Commerciale

Le Département commercial, responsable des ventes, assure la fonction mercatique (marketing) et s’organise pour répondre aux questions du client. Il constitue un lien important entre la direction de l’entreprise, le Département des études, le Département de gestion, le Département production... et le client. Il traite les problèmes de facturation en collaboration avec le Département comptabilité et entretient un réseau de représentants qui prospectent et recherchent de nouveaux débouchés.
Le département commercial peut être chargé de la formation des clients au produit et de la constitution des dossiers techniques contractuels (documentation, notices...).
Le Service après-vente assure la maintenance des produits ou installations vendus, l’assistance au client dans ou hors du cadre de la garantie. Il est organisé pour approvisionner, faire réaliser, maintenir en stock et distribuer les pièces de rechange. Il fait remonter au Département études et au Département qualité les plaintes des clients, les pannes récurrentes.
Voir : Vente - Marketing

Études

Son but est de :
- Concevoir le produit ou le service en fonction des besoins du marché ou d’un client particulier
- Estimer le prix de revient du produit à développer
- Rechercher les matières, produits bruts, composants nécessaires à la fabrication
- Établir la liste des pièces, le matériel, les outillages et installations spécifiques nécessaires à la fabrication
- Rédiger les notices d’utilisation, les spécifications particulières à la réalisation ou à l’utilisation du produit.
- Dessiner les plans.
- Étudier, en relation avec le service commercial, le marché en observant les concurrents, la mode, les dépôts de brevets, les enquêtes et études effectuées par les organismes professionnels et gouvernementaux.
- Faire de la veille technologique avec pour but de proposer à la Direction un avant-projet pouvant être pris en compte par l’entreprise, soit dans le cadre de son activité actuelle, soit pour élargir son domaine d’action.
- Le Département études, parfois appelé Service technique regroupe le Bureau de calcul, le Bureau d’étude, le Bureau des projets et parfois un Service méthodes générales chargé des études particulières à loutil de production.

Gestion de la qualité

Elle a pour rôle de :
- constituer le
dossier qualité du produit fabriqué en y incluant tous les documents relatifs aux composants et matières, processus de fabrication, certificats d’habilitation des sous-traitants et de qualification des fournisseurs, procès-verbaux...
- gèrer la bibliothèque de spécifications et de normes de l’établissement.
- pratiquer des
audits internes pour vérifier l’application des règles et procédures de l’entreprise ; organise les audits externes dans le cas de certification de type ISO ; traite les rapports de non conformité constatés en cours de fabrication ou chez le client... Le Département qualité emploie des contrôleurs et inspecteurs de la qualité qui vérifient la conformité du produit aux spécifications par des mesures, des prélévements d’échantillons. Les qualiticiens, experts en statistiques, étudient les variations des processus de fabrication en analysant les mesures et contrôles effectués aléatoirement ; Le Bureau de normalisation rédige des spécifications internes, il est en liaison étroite avec le Département études pour rédiger les spécifications définissant le produit ou le service. Il calcule le coût de la non-qualité et fait des propositions pour la réduire.

Approvisionnement et achats

Elle est concernée par :
- la recherche de nouveaux fournisseurs ou sous-traitants
- la négociation des contrats (prix, quantités, délais, norme de qualité...)
- la gestion des achats et des stocks. Le
Service achats emploie des acheteurs qui sont en contact avec les services commerciaux des fournisseurs. Ils négocient les prix, établissent des commandes d’achat ou ordres de sous-traitance, suivent la réalisation des produits commandés et l’échelonnement des livraisons, contrôlent les factures d’achats. Ils s’assurent que les fournisseurs disposent de tous les renseignements et documents nécessaires à la définition des pièces ou matières commandées et sont en liaison avec les contrôleurs du Département qualité. Le Service des approvisionnements est le complément du Service achats. Lapprovisionneur s’assure que tout ce qui est nécessaire au Département production sera disponible au moment de la fabrication. Il réapprovisionne les stocks en émettant des demandes d’achat et supervise la gestion des magasins en s’assurant du bon stockage des produits. Voir : Achat - Logistique

Comptabilité et gestion

Elle gère les comptes et les ressources financières de l’entreprise tout en assurant l’interface avec les banques, l’Administation fiscale, les clients et fournisseurs...
- Le Service de comptabilité générale établit le bilan, le compte de résultat et l'annexe ainsi que toutes les déclarations obligatoires (TVA, INSEE...) et archive tous les documents comptables. Il calcule et analyse les frais généraux, comptabilise les charges et les produits, étudie les possibilités d’investissements, calcule les amortissements et prévoit les besoins de trésorerie.
- Le Service de comptabilité analytique, analyse les dépenses directement affectées aux produits fabriqués et calcule leurs prix de revient a posteriori.
- Le Service de comptabilité fournisseur vérifie et règle les factures relatives aux achats
- Le Service de comptabilité client établit et envoie les factures aux clients puis en vérifie les paiements.
- Le Contrôle de gestion, sur la base d’analyses ad hoc, des résultats de la comptabilité, et d’échanges avec les autres acteurs de l’entreprise, assure la cohérence des résultats financiers, des objectifs de performance, et de la stratégie de l’entreprise.

Gestion du personnel

Son rôle essentiel est de gèrer l’ensemble des salariés depuis l’embauche jusqu’au départ de l’entreprise. Le Département des Ressources Humaines est chargé aussi du recrutement, de la gestion des stagiaires, de la distribution des médailles du travail et des relations avec le Comité d’Entreprise. Il inclut généralement :
- le Service des Appointements et Salaires dont le rôle est de communiquer au Service de Comptabilité Générale la liste des virements à effectuer au titre des salaires.
- le Service Formation
- le Service HSE qui s’occupe des problèmes liés à l’hygiène, la sécurité et à l’environnement.
- le Service social gère les difficultés rencontrées par les membres du personnel, le logement et le transport collectif des salariés...
- le Service Communication qui assure la diffusion des informations vers le personnel (communication interne) ou vers l’extérieur (médias, publicistes). Les grandes entreprises ont généralement un Service juridique qui regroupe avocats et juristes et traite les contentieux. Voir : Gestion des ressources humaines

Fonctions annexes

Bien qu’indirectement liées à la production, elles sont indispensables à la bonne marche de l’entreprise.
- Les Services Généraux surveillent ou assurent l’entretien des bâtiments, des véhicules et des réseaux (électricité, téléphone, transmission de données, gaz, voies de circulation...) de l’établissement.
- Le Service Informatique peut être très important s’il a en charge le développement des applications informatiques spécifiques à l’entreprise. Il gère le parc des ordinateurs et la sauvegarde des données.
- Le Service Maintenance peut être rattaché à la production, surtout s’il n’a en charge que l’installation et l’entretien de l’outil de travail.PROUT
- Le Service Gardiennage et celui de...
- Hygiène, sécurité et conditions de travail :
  - Sécurité Incendie assurent une surveillance permanente des installations.
  - Les secouristes sauveteurs du travail (SST), ce sont des travailleurs formés aux premiers secours et qui assurent les premiers soins en cas d’accident ou de malaise.
  - Le Service Médical traite les urgences, identifie les postes de travail à risques en collaboration avec le Service EHS (Environnement, Hygiène et Sécurité), assure la prévention, participe à la formation des SST et traque les maladies professionnelles.

Recherche des bénéfices

Parmi les différents buts possible pour une entreprise, la recherche du bénéfice occupe une place importante. Le bénéfice de l’entreprise (à distinguer du profit) est avant tout la rémunération du capital investi. Dans le cas des entreprise dite capitaliste, si un investisseur (une personne qui a de l’argent) décide de le placer dans une entreprise plutôt que de le conserver, c’est qu'il souhaite que l’argent placé dans l’entreprise lui rapporte plus. Si une entreprise ne génère pas un profit suffisant, sa réputation ternit et elle n’attire plus les investisseurs. Sa capacité de développement voire sa survie peuvent être remises en cause. Pour chaque secteur d’activité, il existe un niveau de profit « normal ». Ainsi, par exemple, dans le secteur pharmaceutique des années 2000, le niveau moyen de profit est de 15% du capital investi (c’est beaucoup). Si une entreprise génère moins de profit, les gens qui y ont placé leurs économies (directement ou plus souvent via une banque ou une caisse de retraites) perdent confiance et vendent leurs actions : le prix de l’entreprise (qu’elle soit en bourse ou non) diminue, les investisseurs restant y perdent . Une entreprise dite capitaliste dont les profits sont trop faibles trop longtemps n’a pas de justification économique : elle doit soit être fermée soit être rachetée. Dans le cas d'entreprise de l'économie sociale, elle perdura si elle apporte une utilité sociale à la société. Comment génère-t-on des bénéfices ? De manière simplifiée, la rentabilité d’une activité s’obtient en vendant le plus possible et en dépensant le moins possible. On distingue des revenus normaux et des revenus exceptionnels :
- Les revenus normaux sont les produits des ventes et des opérations financières courantes (crédits clients et fournisseurs)
- Les revenus exceptionnels ne font par définition pas partie des opérations courantes de l’entreprise. Il peut s’agir de vente d’actifs (bâtiments, machines, etc), de vente de filiales ou de manipulations comptables (réévaluation d’un stock). La marge, calculée par différence entre le prix de vente et le coût des marchandises vendues représente donc la principale contribution au bénéfice de l’entreprise. Pour augmenter cette marge, il existe uniquement deux leviers :
- augmenter le prix des marchandises vendues,
- diminuer le coût de production des marchandises vendues. Les moyens d’action sur le coût sont extrêmement divers :
- négociation avec les fournisseurs pour baisser les prix d’achat,
- amélioration de la qualité pour produire moins de rebut,
- amélioration de la productivité des machines (les faire tourner plus vite),
- amélioration de la productivité des hommes (réduction du personnel, amélioration de la qualification),
- réduire le stock pour réduire le capital immobilisé,
- négocier des conditions de réglement plus avantageuses vis à vis des clients Dans une partie de l’Europe, comme dans d’autres pays développés, il est aujourd’hui plus rentable pour les productions de base automatisable d’utiliser une machine qu’un salarié (le coût du travail peu qualifié est plus élevé que le coût du capital) et c’est pourquoi beaucoup d’entreprises délocalisent certaines productions vers des pays à bas coûts de main d'œuvre... (voir
- Intérim, Licenciement). La solution passe par l’innovation, la création d’activités demandant une main d'œuvre créative et hautement technique et le développement de services de proximité. Les services représentent désormais 70% de l’activité économique (PIB) ce qui marque l’évolution des pays développés vers l’économie post-industrielle. « Une firme multinationale est une entreprise qui produit là où le coût du travail est le moins cher ou les qualifications les meilleures (pôle de compétence|pôles de compétence), vend là où le marché est le plus large et rentable, et déclare ses bénéfices là ou le FISC est le moins gourmand » …

Classification des entreprises

Les entreprises peuvent être classées selon plusieurs critères :
- En fonction de leur activité :
  - Entreprise artisanale : Elle exerce une activitée manuelle.
  - Entreprise commerciale : Elle achète des biens qu’elle revend sans transformation.
  - Entreprise industrielle : Elle transforme les matières premières et vend des produits finis (ou semi-finis)
  - Société de services : Elle revend un travail sans fabrication d’objets physiques.
- En fonction de leur secteur économique (déterminé par leur activité principale) :
  - Secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche, parfois mines)
  - Secteur secondaire (industrie, bâtiment et travaux publics).
  - Secteur tertiaire (services).
- En fonction de leur taille et de leur impact économique :
  - Très petites entreprises (TPE) : moins de 10 salariés.
  - Petites et moyennes entreprises (PME) : 10 à 499 salariés.
  - Grande entreprise : plus de 500 salariés.
  - Groupe d’entreprises : comporte une société-mère et des filiales
  - Entreprise étendue (ou en réseau, ou matricielle, ou virtuelle) : comprend une entreprise pilote travaillant avec de nombreuses entreprises partenaires.
- En fonction de la branche et du secteur d’activité (classification INSEE) :
  - Le secteur : Ensemble des entreprises ayant la même activité principale.
  - La branche : Ensemble d’unités de production fournissant un même produit ou service.
- En fonction de leur statut juridique :
  - Les entreprises capitalistes,
  - Les entreprises publiques, gérées par l’État,
  - Les sociétés coopératives, dans lesquelles les associés dirigent (salariés, consommateurs, habitants, bénéficiaires du service...)
  - Les associations à but non lucratif, entreprises privées dont les bénéfices doivent être intégralement réinvestis,
  - Les mutuelles,

Thèmes importants


- Comptabilité
- Contrôle de gestion
- Fiscalité
- Finance
- Logistique
- Ressources humaines
- gestion de la qualité
- Alliances et Partenariats

Mesure des performances


- Analyse financière
- Le chiffre d'affaires
- Le résultat net
- Les soldes intermédiaires de gestion
- La capacité d'auto-financement (Cash flow)
- Les différentes mesures de rentabilité
- Méthodes d’évaluation d'entreprise
- Cours des actions
- Tableau de bor