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Investissement

Investissement

L'investissement est au sens de l'entreprise une opération économique pour acquérir des biens durables utilisés pendant plusieurs exercices. Investir revient à renoncer à un profit immédiat pour accroître ses recettes futures.

Caractéristiques

Les investissements peuvent être classés selon leur dessein : #Remplacement, le but est de maintenir l'activité au niveau actuel. C'est l'investissement de prédilection en période de crise. #Modernisation, le but est d'accroître l'activité. #Stratégique, son but est d'assurer le développement de l'entreprise. Les investissements ont plusieurs caractéristiques :
- productif, la valeur cumulée des biens et des satisfactions obtenues doit être suffisamment supérieure aux coûts engendrés.
- improductif, des biens et des services d'utilité publique (écoles, hôpitaux, etc).
- matériel.
- immatériel.
- financier. Avant d'employer ses ressources à l'investissement l'entreprise doit s'interroger sur son financement.

Financement de l'investissement

Les besoins de financement d'une entreprise, et notamment ceux de ses investissements, sont satisfait par : autofinancement, recours à l'emprunt ou augmentation de capital. Bien entendu, les trois peuvent intervenir ensemble. Les investissements peuvent également être financés par cession d'actifs, dans le cadre par exemple d'une stratégie de recentrage.

L'autofinancement

L'autofinancement : C'est le moyen le plus « sain » puisqu'il correspond aux liquidités dégagées par l'entreprise. La capacité d'autofinancement d'une entreprise permet de mesurer sa capacité à autofinancer ses investissements.

Le recours à l'emprunt

Cela consiste à lever des capitaux sous forme de prêt auprès de tiers. La durée de l'emprunt doit être en accord avec la durée d'amortissement du bien acheté (en général l'emprunt est un peu plus court que celle-ci).

L'augmentation de capital « en numéraire »

Il s'agit d'augmenter les capitaux propres de l'entreprise en faisant souscrire de nouvelles parts (SARL) ou actions (SA). Il est demandé, via une opération d'augmentation de capital en numéraire,
- aux actionnaires de mettre la main à la poche pour financer les investissements
- et/ou à de nouveaux actionnaires d'entrer dans le capital de l'entreprise. Cette méthode a l'avantage de renforcer la solvabilité de l'entreprise, laquelle de toute façon ne peut dépasser un certain montant de recours à l'emprunt sans perdre la confiance de ses banques et fournisseurs. Cela dit, cette opération est assez souvent mal vue par les actionnaires, car l'émission de nouvelles actions va « diluer » la valeur de leurs actions actuelles. Cette méthode n'est donc utilisable que si les actionnaires acceptent de remettre de l'argent dans la société. Cela dépendra en grande partie :
- de la rentabilité des fonds propres affichée ou visée par l'entreprise. Cette rentabilité et le risque qui lui est associé doit être comparée aux autres coupes rentabilités/risques disponibles par ailleurs.
- et bien entendu, pour les sociétés cotées, du cours de bourse, qui doit être supérieur au prix d'émission des nouvelles actions pour qu'il y ait intérêt à souscrire celles-ci.
- ou encore, facteur plus négatif mais qui entraîne une pression forte sur les actionnaires, d'une situation d'endettement critique risquant de faire sombrer l'entreprise si elle ne trouve pas de l'argent frais pour conforter ses capitaux propres. L'augmentation de capital en numéraire ne doit pas être confondue avec celle par incorporation de réserves (il ne s'agit alors que d'un transfert de poste comptable à l'intérieur des capitaux propres) ni celle par échange de titres (cas de fusion-acquisition)

Critères


- La rentabilité est un critère décisif pour choisir l'investissement, elle est mesurable avec certains critères :
  - La valeur actuelle nette (VAN).
  - L'indice de profitabilité et l'avantage relatif.
  - Le taux de rentabilité interne (TIR). Ce critère peut parfois être en contradiction avec le critère de la VAN. On peut trouver deux investissement A et B tels TIRA > TIRB et VANB > VANA
  - Le délai de récupération du capital investi. On peut reprocher à cette approche de favoriser une approche court terme. En effet, il est aisément possible d'exhiber deux investissements A et B tels que :
    - VANB > VANA
    - A permet de récupérer son capital en 2 ans alors que B nécessite 3 ans.
- Le capital investi.
- Durée de vie.
- Valeur résiduelle.
- Recettes nettes de trésorerie ou capacité d'autofinancement.
- Le prix relatif du capital par rapport à celui du travail. Si a>b avec a le prix du travail par rapport à sa valeur d'usage et b le prix du capital par rapport à sa valeur d'usage, il y a substitution du capital au travail. Donc, investissement. Tout investissement doit prendre en compte le coût d'opportunité permettant de comparer son bien-fondé par rapport à d'autres utilisations du capital engagé.

Voir aussi


- Capacité d'autofinancement
- évaluation d'entreprise
- Finance
- Comptabilité analytique
- Comptabilité générale
- Capital-investissement
- Taux de rentabilité interne
- Action boursière
- Association de défense des actionnaires Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Finance de marché Catégorie:Finance d'entreprise Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie ja:投資

Entreprise

Définition

Une entreprise est l’activité de l’entrepreneur. Par contraste avec le simple projet, dont l’organisation est destinée à se dissoudre à son terme, l’entreprise est (plutôt) conçue dans la durée et pour la répétition de plusieurs projets similaires, ce qui implique la perennité des structures. On utilise aussi le terme pour des projets uniques mais apparemment risqué ou difficile (par exemple de grands voyages). On peut définir simplement une entreprise comme l’activité d’une personne ou d’un groupe de personnes qui travaillent pour fournir des biens ou des services à des clients. L’objectif d’une entreprise est alors de satisfaire ses clients pour gagner de l’argent. Historiquement, l’entrepreneur est un intermédiaire, un courtier en travail : on lui passe des commandes fermes de biens ou de services, il recherche les ouvriers qui vont produire chacun une partie de cette commande et il s’assure de la bonne livraison. Ceci dans un contexte où la division du travail est trop peu marquée, où les ouvriers travaillent à domicile, et disposent de leurs outils et même de leurs machines (métier à tisser par exemple). On retrouve encore aujourd’hui ce type d’organisation, par exemple, dans l’industrie du transport, où à côté de grands groupes, des indépendants sont propriétaires de leur outil de travail (camion, péniche ou barges) et trouvent leurs donneurs d’ordres par l’intermédiare de courtiers. Avec la révolution industrielle, les entrepreneurs changent, ils s’équipent de machines et conservent les mêmes ouvriers longtemps, ce qui donnent naissance aux entreprises au sens traditionnel. Dans l’économie moderne, où les services ont pris le pas sur l’industrie, la notion d’employé a pris elle aussi le pas sur celle d’ouvrier, et la mobilité du travail est devenue nécessaire compte tenu d’une transformation rapide des techniques, des besoins de consommation et de l’élargissement géographique des marchés à une échelle souvent continentale ou mondiale. Une entreprise repose sur un certain nombre de fonctions vitales qui assurent son fonctionnement. Généralement, les entreprises instaurent une hiérarchie parmi leurs employés : ceux qui sont situés à un échelon inférieur obéissent à ceux situés à un échelon supérieur.

Formes de l’entreprise

Le fait d’entreprendre est dans tous les pays encadré par une réglementation. La plupart des entreprises fonctionnent donc dans un cadre prédéterminé par la loi. Il est possible d'avoir une entreprise à titre personnel (en général une microentreprise). Il est aussi possible de constituer une personne morale sous forme de société. Celle-ci peut grouper plusieurs participants à son capital et est apte à faire des actes de gestion. Les diverses formes de sociétés varient selon les pays. Il convient alors de distinguer la propriété effective de l’entreprise et le pouvoir d’accomplir des actes de gestions au nom de la société. Selon la forme sociale le responsable de la marche courante de l’entreprise sera appelé un gérant, un président (assisté d’un directeur et d’un conseil d’administration le cas échéant). Le titulaire de cette fonction peut être détenteur de parts sociales ou d’actions ou être commandité. Le fait qu’une entreprise utilise une forme de société par actions n’implique pas nécessairement que ces titres soient cotées en bourse (ou même qu’elle soit considérée comme faisant appel public à l'épargne). Si c'est le cas, des achats en bourse ou des offres publiques peuvent faire changer la majorité de contrôle de l'entreprise, et aboutir aussi au changement de sa direction.

Fonctions essentielles de l’entreprise

La fonction première d’une entreprise est variable selon l’entreprise ou même selon les point de vue au sein d’une même entreprise. Parmi les différentes fonctions réellement observées on trouve
- servir le marché, en produisant et distribuant des biens et services correspondant à une demande. c’est sa seule justification économique. Aucune entreprise ne peut survivre sans en faire sa priorité, à moins d’être protégée et en dehors du champ de la concurrence, ce qui peut la conduire à consommer plus de ressource qu’elle ne présente d’utilité, souvent au détriment de la collectivité.
- pour attirer les investisseurs et créateurs d’entreprise, lui faire donner le plus d’argent possible, c’est-à-dire en extraire des bénéfices financiers : « récolter plus d’argent que d’argent investi ».
- produire un excédent de trésorerie, qui sera investi avec un plus grand profit dans le développement des activités ou une autre entreprise (dans le cadre d'un « groupe »)
- maximiser, selon le statut, l'utilité sociale (améliorer la situation de la société) ou le profit (différence entre le prix de vente et le coût des ressources consommées).
- atteindre un but technique : réalisation d’un ouvrage (tunnel, pont, route...), fabrication d’un produit manufacturé, la conception et réalisation d’un service donnant satisfaction à un client. Ce but technique peut lui-même être extrêmement varié, on citera notamment
  - Les activités qui ne sont pas, pour l’entrepreneur, l’enjeu principal, mais un moyen au service d’une autre activité : par exemple la possession de groupes de presse, de production de ressources stratégiques ou d’entreprises vectrices d’images (à l’exemple de la présence des cigarettiers dans l’industrie du prêt-à-porter).
  - De même, les coopératives agricoles sont des entreprises qui visent à dégager un bénéfice non pour elles-mêmes, mais pour les coopérateurs adhérents.
  - les « entreprise d'insertion » visent à rendre aptes leurs employés à occuper un travail « normal », sans chercher elles-même à générer du bénéfice.
- camoufler des activités légales ou illégales. Certaines activités (jeux, change, lavages de voitures, immobilier...) sont connues pour permettre de « recycler » ou « blanchir » de l'argent issu des activités criminelles. Les fonctions décrites ici existent dans toutes entreprises mais peuvent être exercées par des groupes de personnes dans le cas des grandes entreprises, sous-traitées à des entreprises extérieures ou, à l’extrême, exercées par une personne travaillant seule. Il n’y a pas de relations directes et automatiques entre les fonctions et les structures d’une entreprises, de sorte que l’organisation réelle d’une entreprise peut différer grandement du modèle général décrit ici ; les différents services peuvent ne pas être aussi nettement séparés ni aussi clairement apparents, et peuvent même ne pas exister (les fonctions correspondantes étant alors assurées d’une autre façon) ; en outre l’organisation peut être plus souple et plus évolutive que ce qui est suggéré ici. A noter enfin que le partage des fonctions à l’intérieur des entreprises perd de son sens dans le système contemporain, de plus en en plus courant de l’entreprise étendue, devenue elle-même un élément assurant telle(s) ou telle(s) fonction(s) particulière(s) dans de multiples réseaux de coopération économique.

Production

La production concerne tant les entreprises industrielles que celles de services. Elle met en œuvre des moyens de production et de distribution pour fabriquer, installer et distribuer le produit ou fournir les services selon les plans et spécifications définis par le Département études avec les équipements, matières, composants, fournitures et sous-traitance fournis par le Service des approvisionnements.
Dans les entreprises industrielles (qui ne représentent plus guère qu’une petite partie de l’activité économique dans les pays développés)
- Le Département de la production regroupe plusieurs services en contact avec le Département études, le Département qualité :
- Le Service ordonnancement s’occupe de la planification du chantier ou de l’atelier et de la gestion de production ; il prévoit les besoins en ressources (machines et opérateurs) pour assurer la capacité de production nécessaire à la réalisation de la charge de travail.
- Le magasin d’outillage approvisionne, entretient (affutage...), gère et fournit les outils et produits courants (fluides...) nécessaires à la production.
- Le Service méthodes établit les gammes de fabrication (listes d’opérations d’usinage, montage, manutention...) en fonction des produits à fabriquer ou à installer et détermine les outillages, appareils et machines nécessaires. Il étudie chaque poste de travail en appliquant les règles de l’ergonomie pour obtenir une productivité optimale avec les conditions de travail et de sécurité les meilleures.
- Le Service expédition emballe et assure l’expédition, le dédouanement et le transport des produits vendus. Voir : Production

Management

Entouré d’une équipe de conseillers, d’assistants, aidé par un conseil d’administration ou une simple secrétaire, le directeur administre l’entreprise pour le compte de son propriétaire (actionnaires, société mère...). Il assure les relations avec les tiers tels que l’administration fiscale, les organisations syndicales, l’administration, les collectivités locales, les autorités de marché... Le management établit la stratégie de l’entreprise, dont le contrôle de gestion assure la traduction en objectifs opérationnels et le suivi (voir mesure de la performance). Le management doit rendre des comptes aux actionnaires de l’entreprise, sur sa stratégie et sa capacité à atteindre les objectifs fixés. Dans le contexte de la loi sur la sécurité financière, LSF (France) et la loi Sarbanes-Oxley, SOX (États-Unis d’Amérique), la gouvernance d’entreprise est un concept qui vient s’ajouter aux obligations existantes du management vis-à-vis des parties prenantes. Il représente également la société au plan juridique.
Voir : Directeur - Contrôle de gestion - Contrôle du pilotage - Audit interne

Commerciale

Le Département commercial, responsable des ventes, assure la fonction mercatique (marketing) et s’organise pour répondre aux questions du client. Il constitue un lien important entre la direction de l’entreprise, le Département des études, le Département de gestion, le Département production... et le client. Il traite les problèmes de facturation en collaboration avec le Département comptabilité et entretient un réseau de représentants qui prospectent et recherchent de nouveaux débouchés.
Le département commercial peut être chargé de la formation des clients au produit et de la constitution des dossiers techniques contractuels (documentation, notices...).
Le Service après-vente assure la maintenance des produits ou installations vendus, l’assistance au client dans ou hors du cadre de la garantie. Il est organisé pour approvisionner, faire réaliser, maintenir en stock et distribuer les pièces de rechange. Il fait remonter au Département études et au Département qualité les plaintes des clients, les pannes récurrentes.
Voir : Vente - Marketing

Études

Son but est de :
- Concevoir le produit ou le service en fonction des besoins du marché ou d’un client particulier
- Estimer le prix de revient du produit à développer
- Rechercher les matières, produits bruts, composants nécessaires à la fabrication
- Établir la liste des pièces, le matériel, les outillages et installations spécifiques nécessaires à la fabrication
- Rédiger les notices d’utilisation, les spécifications particulières à la réalisation ou à l’utilisation du produit.
- Dessiner les plans.
- Étudier, en relation avec le service commercial, le marché en observant les concurrents, la mode, les dépôts de brevets, les enquêtes et études effectuées par les organismes professionnels et gouvernementaux.
- Faire de la veille technologique avec pour but de proposer à la Direction un avant-projet pouvant être pris en compte par l’entreprise, soit dans le cadre de son activité actuelle, soit pour élargir son domaine d’action.
- Le Département études, parfois appelé Service technique regroupe le Bureau de calcul, le Bureau d’étude, le Bureau des projets et parfois un Service méthodes générales chargé des études particulières à loutil de production.

Gestion de la qualité

Elle a pour rôle de :
- constituer le
dossier qualité du produit fabriqué en y incluant tous les documents relatifs aux composants et matières, processus de fabrication, certificats d’habilitation des sous-traitants et de qualification des fournisseurs, procès-verbaux...
- gèrer la bibliothèque de spécifications et de normes de l’établissement.
- pratiquer des
audits internes pour vérifier l’application des règles et procédures de l’entreprise ; organise les audits externes dans le cas de certification de type ISO ; traite les rapports de non conformité constatés en cours de fabrication ou chez le client... Le Département qualité emploie des contrôleurs et inspecteurs de la qualité qui vérifient la conformité du produit aux spécifications par des mesures, des prélévements d’échantillons. Les qualiticiens, experts en statistiques, étudient les variations des processus de fabrication en analysant les mesures et contrôles effectués aléatoirement ; Le Bureau de normalisation rédige des spécifications internes, il est en liaison étroite avec le Département études pour rédiger les spécifications définissant le produit ou le service. Il calcule le coût de la non-qualité et fait des propositions pour la réduire.

Approvisionnement et achats

Elle est concernée par :
- la recherche de nouveaux fournisseurs ou sous-traitants
- la négociation des contrats (prix, quantités, délais, norme de qualité...)
- la gestion des achats et des stocks. Le
Service achats emploie des acheteurs qui sont en contact avec les services commerciaux des fournisseurs. Ils négocient les prix, établissent des commandes d’achat ou ordres de sous-traitance, suivent la réalisation des produits commandés et l’échelonnement des livraisons, contrôlent les factures d’achats. Ils s’assurent que les fournisseurs disposent de tous les renseignements et documents nécessaires à la définition des pièces ou matières commandées et sont en liaison avec les contrôleurs du Département qualité. Le Service des approvisionnements est le complément du Service achats. Lapprovisionneur s’assure que tout ce qui est nécessaire au Département production sera disponible au moment de la fabrication. Il réapprovisionne les stocks en émettant des demandes d’achat et supervise la gestion des magasins en s’assurant du bon stockage des produits. Voir : Achat - Logistique

Comptabilité et gestion

Elle gère les comptes et les ressources financières de l’entreprise tout en assurant l’interface avec les banques, l’Administation fiscale, les clients et fournisseurs...
- Le Service de comptabilité générale établit le bilan, le compte de résultat et l'annexe ainsi que toutes les déclarations obligatoires (TVA, INSEE...) et archive tous les documents comptables. Il calcule et analyse les frais généraux, comptabilise les charges et les produits, étudie les possibilités d’investissements, calcule les amortissements et prévoit les besoins de trésorerie.
- Le Service de comptabilité analytique, analyse les dépenses directement affectées aux produits fabriqués et calcule leurs prix de revient a posteriori.
- Le Service de comptabilité fournisseur vérifie et règle les factures relatives aux achats
- Le Service de comptabilité client établit et envoie les factures aux clients puis en vérifie les paiements.
- Le Contrôle de gestion, sur la base d’analyses ad hoc, des résultats de la comptabilité, et d’échanges avec les autres acteurs de l’entreprise, assure la cohérence des résultats financiers, des objectifs de performance, et de la stratégie de l’entreprise.

Gestion du personnel

Son rôle essentiel est de gèrer l’ensemble des salariés depuis l’embauche jusqu’au départ de l’entreprise. Le Département des Ressources Humaines est chargé aussi du recrutement, de la gestion des stagiaires, de la distribution des médailles du travail et des relations avec le Comité d’Entreprise. Il inclut généralement :
- le Service des Appointements et Salaires dont le rôle est de communiquer au Service de Comptabilité Générale la liste des virements à effectuer au titre des salaires.
- le Service Formation
- le Service HSE qui s’occupe des problèmes liés à l’hygiène, la sécurité et à l’environnement.
- le Service social gère les difficultés rencontrées par les membres du personnel, le logement et le transport collectif des salariés...
- le Service Communication qui assure la diffusion des informations vers le personnel (communication interne) ou vers l’extérieur (médias, publicistes). Les grandes entreprises ont généralement un Service juridique qui regroupe avocats et juristes et traite les contentieux. Voir : Gestion des ressources humaines

Fonctions annexes

Bien qu’indirectement liées à la production, elles sont indispensables à la bonne marche de l’entreprise.
- Les Services Généraux surveillent ou assurent l’entretien des bâtiments, des véhicules et des réseaux (électricité, téléphone, transmission de données, gaz, voies de circulation...) de l’établissement.
- Le Service Informatique peut être très important s’il a en charge le développement des applications informatiques spécifiques à l’entreprise. Il gère le parc des ordinateurs et la sauvegarde des données.
- Le Service Maintenance peut être rattaché à la production, surtout s’il n’a en charge que l’installation et l’entretien de l’outil de travail.PROUT
- Le Service Gardiennage et celui de...
- Hygiène, sécurité et conditions de travail :
  - Sécurité Incendie assurent une surveillance permanente des installations.
  - Les secouristes sauveteurs du travail (SST), ce sont des travailleurs formés aux premiers secours et qui assurent les premiers soins en cas d’accident ou de malaise.
  - Le Service Médical traite les urgences, identifie les postes de travail à risques en collaboration avec le Service EHS (Environnement, Hygiène et Sécurité), assure la prévention, participe à la formation des SST et traque les maladies professionnelles.

Recherche des bénéfices

Parmi les différents buts possible pour une entreprise, la recherche du bénéfice occupe une place importante. Le bénéfice de l’entreprise (à distinguer du profit) est avant tout la rémunération du capital investi. Dans le cas des entreprise dite capitaliste, si un investisseur (une personne qui a de l’argent) décide de le placer dans une entreprise plutôt que de le conserver, c’est qu'il souhaite que l’argent placé dans l’entreprise lui rapporte plus. Si une entreprise ne génère pas un profit suffisant, sa réputation ternit et elle n’attire plus les investisseurs. Sa capacité de développement voire sa survie peuvent être remises en cause. Pour chaque secteur d’activité, il existe un niveau de profit « normal ». Ainsi, par exemple, dans le secteur pharmaceutique des années 2000, le niveau moyen de profit est de 15% du capital investi (c’est beaucoup). Si une entreprise génère moins de profit, les gens qui y ont placé leurs économies (directement ou plus souvent via une banque ou une caisse de retraites) perdent confiance et vendent leurs actions : le prix de l’entreprise (qu’elle soit en bourse ou non) diminue, les investisseurs restant y perdent . Une entreprise dite capitaliste dont les profits sont trop faibles trop longtemps n’a pas de justification économique : elle doit soit être fermée soit être rachetée. Dans le cas d'entreprise de l'économie sociale, elle perdura si elle apporte une utilité sociale à la société. Comment génère-t-on des bénéfices ? De manière simplifiée, la rentabilité d’une activité s’obtient en vendant le plus possible et en dépensant le moins possible. On distingue des revenus normaux et des revenus exceptionnels :
- Les revenus normaux sont les produits des ventes et des opérations financières courantes (crédits clients et fournisseurs)
- Les revenus exceptionnels ne font par définition pas partie des opérations courantes de l’entreprise. Il peut s’agir de vente d’actifs (bâtiments, machines, etc), de vente de filiales ou de manipulations comptables (réévaluation d’un stock). La marge, calculée par différence entre le prix de vente et le coût des marchandises vendues représente donc la principale contribution au bénéfice de l’entreprise. Pour augmenter cette marge, il existe uniquement deux leviers :
- augmenter le prix des marchandises vendues,
- diminuer le coût de production des marchandises vendues. Les moyens d’action sur le coût sont extrêmement divers :
- négociation avec les fournisseurs pour baisser les prix d’achat,
- amélioration de la qualité pour produire moins de rebut,
- amélioration de la productivité des machines (les faire tourner plus vite),
- amélioration de la productivité des hommes (réduction du personnel, amélioration de la qualification),
- réduire le stock pour réduire le capital immobilisé,
- négocier des conditions de réglement plus avantageuses vis à vis des clients Dans une partie de l’Europe, comme dans d’autres pays développés, il est aujourd’hui plus rentable pour les productions de base automatisable d’utiliser une machine qu’un salarié (le coût du travail peu qualifié est plus élevé que le coût du capital) et c’est pourquoi beaucoup d’entreprises délocalisent certaines productions vers des pays à bas coûts de main d'œuvre... (voir
- Intérim, Licenciement). La solution passe par l’innovation, la création d’activités demandant une main d'œuvre créative et hautement technique et le développement de services de proximité. Les services représentent désormais 70% de l’activité économique (PIB) ce qui marque l’évolution des pays développés vers l’économie post-industrielle. « Une firme multinationale est une entreprise qui produit là où le coût du travail est le moins cher ou les qualifications les meilleures (pôle de compétence|pôles de compétence), vend là où le marché est le plus large et rentable, et déclare ses bénéfices là ou le FISC est le moins gourmand » …

Classification des entreprises

Les entreprises peuvent être classées selon plusieurs critères :
- En fonction de leur activité :
  - Entreprise artisanale : Elle exerce une activitée manuelle.
  - Entreprise commerciale : Elle achète des biens qu’elle revend sans transformation.
  - Entreprise industrielle : Elle transforme les matières premières et vend des produits finis (ou semi-finis)
  - Société de services : Elle revend un travail sans fabrication d’objets physiques.
- En fonction de leur secteur économique (déterminé par leur activité principale) :
  - Secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche, parfois mines)
  - Secteur secondaire (industrie, bâtiment et travaux publics).
  - Secteur tertiaire (services).
- En fonction de leur taille et de leur impact économique :
  - Très petites entreprises (TPE) : moins de 10 salariés.
  - Petites et moyennes entreprises (PME) : 10 à 499 salariés.
  - Grande entreprise : plus de 500 salariés.
  - Groupe d’entreprises : comporte une société-mère et des filiales
  - Entreprise étendue (ou en réseau, ou matricielle, ou virtuelle) : comprend une entreprise pilote travaillant avec de nombreuses entreprises partenaires.
- En fonction de la branche et du secteur d’activité (classification INSEE) :
  - Le secteur : Ensemble des entreprises ayant la même activité principale.
  - La branche : Ensemble d’unités de production fournissant un même produit ou service.
- En fonction de leur statut juridique :
  - Les entreprises capitalistes,
  - Les entreprises publiques, gérées par l’État,
  - Les sociétés coopératives, dans lesquelles les associés dirigent (salariés, consommateurs, habitants, bénéficiaires du service...)
  - Les associations à but non lucratif, entreprises privées dont les bénéfices doivent être intégralement réinvestis,
  - Les mutuelles,

Thèmes importants


- Comptabilité
- Contrôle de gestion
- Fiscalité
- Finance
- Logistique
- Ressources humaines
- gestion de la qualité
- Alliances et Partenariats

Mesure des performances


- Analyse financière
- Le chiffre d'affaires
- Le résultat net
- Les soldes intermédiaires de gestion
- La capacité d'auto-financement (Cash flow)
- Les différentes mesures de rentabilité
- Méthodes d’évaluation d'entreprise
- Cours des actions
- Tableau de bord

Concurrence

Pour le droit de la concurrence, la forme juridique (personne morale de droit privé ou de droit public,société,association) et le but (lucratif ou pas) de l'entreprise sont indifférents. Ainsi pour le droit communautaire, "la notion d'entreprise comprend toute entité exerçant une activité économique, indépendament du statut juridique de cette entité et de son mode de financment" (Cour de Justice des communautés européennes (CJCE), arrêt Höfner, 1991). Néanmoins, n'exerce pas une activité économique, et n'est plus une entreprise soumise au droit de la concurrence, l'organisme qui remplit une fonction exclusivement sociale (CJCE, Poucet 1993) ou celui qui exerce des prérogatives de puisssance publique (CJCE, Eurocontrole, 1994).
- Acquisition et cession d'entreprise
- Concurrence
- droit de la concurrence
- Fusion
- Monopole
- Oligopole
- Plan marketing

Entreprises en difficulté


- Cessation de paiement
- Dépôt de bilan
- Faillite
- Redressement judiciaire
- Loi de protection du Chapitre 11
- Subventions, aide de l’État et aide des banques. (l’État intervient parfois dans l’économie, pour des raisons idéologiques ou pragmatiques ...)

Entreprise et relations avec le monde


- Croissance économique
- Grandes entreprises européennes
- Société
- Taux d'intérêt

Liens externes


- [http://www.avocat.qc.ca/affaires/iiavantageinc.htm Les 28 avantages et 4 inconvénients de s'incorporer] Site donnant un bref aperçu légal et pro-entreprise au Québec ---- Dictionnaire d'économie | Économie | Commerce | Liste des entreprises | Association de défense des actionnaires
-
ja:株式会社 ko:주식회사

Exercice comptable

L'exercice est une période de temps délimitée au cours de laquelle une entreprise enregistre tous les faits économiques qui concourent à la comptabilité. Il se termine par la production des états comptables (bilan, compte de résultat et annexe). La durée d'un exercice est généralement de douze mois (du premier janvier au 31 décembre de chaque année pour les titulaires de bénéfices industriels et commerciaux ainsi que les professions libérales), excepté le premier exercice qui peut avoir une durée plus courte ou plus longue, dans la limite de deux ans. Il est possible de modifier les durées d'exercice au cours de la vie de la société sur décision des associés ou actionnaires. Un exercice peut alors passer d'un exercice de 12 mois à un exercice à 13 mois(afin de faciliter une consolidation par exemple). Le principe fiscal étant d'établir une déclaration de résultat par année civile

Voir aussi


- Comptabilité Catégorie:gestion

Capacité d'autofinancement

La capacité d'autofinancement (CAF) quantifie au cours d'une période, le potentiel de l'entreprise à dégager de par son activité des ressources.
Cette ressource interne pourra être utilisée notamment pour financer la croissance de l'activité, financer de nouveaux investissements, rembourser des emprunts, ou verser des dividendes aux propriétaires de l'entreprise. La CAF est le flux potentiel de trésorerie dégagé par l'ensemble de l'activité normale de l'entreprise. La CAF n'est pas exactement un flux de trésorerie (cash flow en anglais). En effet, elle ne tient pas compte des encaissements et des décaissements effectivement réalisés au cours de la période.
La confusion entre CAF et cash flow est malheureuresement fréquente.
Pour obtenir un flux de trésorerie (issu de l'activité normale), il faut retrancher à la CAF la variation du besoin en fonds de roulement de la période. En retranchant de la CAF, le montant des dividendes versés au cours de la période, on obtient l'autofinancement. Les banques, en comparant la CAF aux montant des dettes financières, mesurent la capacité de remboursement de l'entreprise. Celles-ci sont attentives à l'évolution du ratio suivant : \frac. Ce ratio indique la capacité de l'entreprise à rembourser ses dettes. Un ratio égal à trois par exemple indique que l'entreprise met trois ans à se libérer.

Méthodes de calcul

La CAF se calcule à partir du compte de résultat de l'exercice.
- méthode soustractive Ce mode de calcul découle directement de la définition de la CAF. La CAF se calcule en faisant la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables relevant de l'activité normale de l'entrerpise, c’est-à-dire qui ne relèvent pas des opérations de financement ou d'investissement. Notons qu'un produit encaissable (resp. une charge décaissable) est potentiellement générateur d'une recettte (resp. dépense). À l'inverse un produit (resp. une charge) calculé(e) n'engendre pas de flux monétaire. En pratique, à l'excédent brut d'exploitation (EBE) sont ajoutés les transferts de charges d'exploitation et les autres produits encaissables de l'activité normale et sont soustraites les autres charges décaissables de l'activité normale. :EBE
:+ transferts de charges d'exploitation vers charges à répartir sur plusieurs exercices
:+ autres produits encaissables de l'activité normale
:- autres charges décaissables de l'activité normale
:= CAF
Notons que les transferts de charges d'exploitation vers charges à répartir sur plusieurs exercices permettent l'activation de certaines charges. Ces dernières sont effectivement des dépenses, mais sont considérées comme un investissement. Ces transferts de charges, bien qu'étant un produit calculé doivent être ajoutés à l'EBE pour annuler l'impact de charges qui ne relèvent pas de l'activité normale de l'entreprise.
- méthode additive Cette seconde méthode de caclul est en général plus rapide que la première. La CAF peut aussi se calculer à partir du résultat net auquel on ajoute les charges calculées (dotations aux amortissements et provisions) et auquel on retranche les produits calculés (les reprises sur provisions et amortissements).
Il faut de plus éliminer du résultat net, l'impact des opérations de financement et d'investissement apparaissant dans le compte de résultat.
Premièrement, il faut retrancher les quote-parts de subventions d'investissement virées au compte de résultat qui sont des produits caclulés.
Secondement, il faut rajouter la valeur nette comptable des éléments d'actifs cédés (VNCEAC) et soustraire les produits de cessions des éléments d'actifs, puisque ces deux derniers élements relèvent de la fonction de (dés-)investissement. De plus, la VNCEA est une charge calculée. En revanche, les PCEA sont des produits encaissables et correspondent au prix de vente des immobilisations cédées. :Résultat Net Comptable :+ Charges calculées :- Reprise sur charges calculées :+ Valeur Net Comptable Element Actif Cédés :- Produits de Cession d'Éléments d'Actif :- quote-part des subventions d'investissement virées au résultat de l'exercice := Capacité d'AutoFinancement

Historique

1984 : concept ajouté à la mise en place du cadre comptable. La marge brute d'autofinancement est l'expression qui avait été retenue avant que le plan comptable n'adopte la dénomination de capacité d'autofinancement.

Voir aussi

Articles connexes


- Investissement
- Analyse financière
- Autofinancement
- Cash-flow libre
- Comptabilité
- Finance
- Finance d'entreprise catégorie:analyse financière catégorie:comptabilité

Capitaux propres

Les capitaux propres correspondent à l'actif d'une entreprise sous déduction de l'ensemble de ses passifs. L'origine de ces fonds sont essentiellement de deux ordres :
- Origine externe : les apports en capital réalisés par les actionnaires notamment lors de la constitution de la société mais aussi à la suite d'augmentation ou de réduction de capital au cours de la vie de l'entreprise,
- Origine interne : les bénéfices et les pertes accumulées de l'entreprise depuis son origine sous déduction des bénéfices distribués - les dividendes. L'ensemble de ces fonds correspond à la situation nette de l'entreprise. Toutefois, les capitaux propres comprennent aussi certaines provisions constituées en vertu de dispositions purement fiscales (provisions réglementées, subventions d'investissement,...) permettant une imposition différée. Ce faisant, ces provisions ont le caractère de réserves et sont assimilées à une ressource disponible pour l'entreprise.

Définition de l'ancien PCG

Selon le PCG 1982, (p. I.21):
- les capitaux propres sont déterminés par la différence entre l'expression comptable, d'une part, de l'ensemble des éléments d'actifs de l'entreprise et, d'autre part, de l'ensemble des éléments passifs (passif externe);
- certains éléments des capitaux propres sont susceptibles d'être grévés de dettes fiscales latentes, d'autres peuvent engendrer des créances fiscales latentes ;
- dans une optique fonctionnelle, les capitaux propres participent, concurremment avec les éléments du passif externe, au financement de l'entreprise.

Eléments constitutifs des capitaux propres

D'après le Plan Comptable Général (PCG), les capitaux propres correspondent à la somme algébrique :
- des apports : capital, primes liées au capital,
- des écarts de réévaluation,
- des écarts d'équivalence,
- des bénéfices autres que ceux pour lesquels une décision de distribution est intervenue : réserves, report à nouveau créditeur, bénéfice de l'exercice,
- des pertes : report à nouveau débiteur, perte de l'exercice,
- des subventions d'investissement,
- des provisions réglementées (PCG, art. 434-1) catégorie:analyse financière catégorie:comptabilité générale

Capital

Le capital peut avoir différentes significations en économie, finance et comptabilité.

Étymologie

L'étymologie du mot capital prend ses racines dans le commerce et la propriété d'animaux. La racine latine du mot capital est capitalis, dérivé de caput («tête»), lui-même venu de l'Indo-européen kaput. L'ancien français chatel, «patrimoine» et «biens mobiliers en bétail», se retrouve dans cheptel. Le sens économique de capital est donné au milieu du .

Comptabilité

En comptabilité et finance d'entreprise, le terme capital fait généralement référence à un volume monétaire, en particulier celui apporté par les propriétaires d'une entreprise pour la démarrer et la faire tourner. Il figure au Passif du bilan, et a pour contrepartie une part des biens figurant à l'Actif. Dans l'analyse du bilan, on étend la notion purement comptable et légale de capital à celle de Capitaux propres qui inclut également les bénéfices conservés en réserves.

Finance

En finance de marché, on parle par extension de marché des capitaux pour toutes les transactions portant sur des apports d'argent stable ou à long terme utilisés pour l'activité économique.

Économie

En théorie économique, le capital est l'un des trois facteurs de production, les deux autres étant le travail et les ressources naturelles (terre agricole ou à bâtir, gisements miniers et d'hydrocarbures, réserves hydrauliques...). Les biens produits avec les caractéristiques suivantes appartiennent à cette catégorie
- Ils peuvent être utilisés pour la production d'autres biens (c'est ce qui en fait un facteur de production)
- Ils sont fabriqués par l'homme, par opposition avec les ressources naturelles, telles que localisations géographiques ou minerais
- Ils ne sont pas utilisés immédiatement pour participer à un processus de production L'investissement en théorie économique est l'action d'utiliser du capital à des fins productives et susceptibles de reconstituer et accroître le capital. Pour investir, les biens produits ne doivent pas immédiatement être consommés, mais au contraire, être utilisés pour produire d'autres biens. L'investissement est fortement relié à la notion de patrimoine (finance). Par ailleurs l'investissement doit prendre en compte le coût du capital. L'intensité capitalistique d'un secteur économique est le ratio : :Montant des capitaux investis / Valeur de la production (chiffre d'affaires annuel). On parle ainsi d'industries lourdes pour celles à fortes intensité capitalistique.

Analyse économique du capital

La théorie économique traditionnelle tend à voir dans le capital un terme essentiellement axé sur les biens physiques, tels qu'outils, bâtiments, véhicules. Plus récemment, les économistes ont redéfini le terme de capital pour lui donner un sens plus large. Les interprétations les moins controversées du capital tendent à diviser chaque facteur de production en son propre 'style' de capital, permettant une estimation des plus-values et moins-values de chacun. De telles analyses reconnaissent quatre types de capital, voire six :
- Le capital financier : titres de propriété et créance (actions, obligations...) sur des entreprises ou autres institutions possédés par des entités légales (personnes physiques ou morales).
- Le capital intellectuel
- Le capital naturel
- Le capital infrastructurel
- Le capital humain
- Le capital social
- Le capital individuel Des analyses plus modernes et plus controversées, différencient les trois derniers de façon à ce que le capital non-humain instructional (e.g. logiciel) concernant des biens de production immatériels, le capital non-humain individuel (e.g., un cheval de course, un taureau de concours), et les activités gouvernementales, puissent être analysées plus précisemment. Dans de telles analyses, le terme capital humain est raremment, voire jamais utilisé.

Voir aussi

Articles connexes


- Facteurs de production,
- Capitaux propres, Investissement, F.B.C.F., Accumulation du capital
- Finance, Financement,
- Capital-investissement, Capital Risque, Bourse, Évaluation d'entreprise
- Capitalisme
- Le Capital, écrit par Karl Marx (1867)
- Capital, émission de télévision
- Capital, mensuel économique Catégorie:Comptabilité générale Catégorie:Développement durable Catégorie:Analyse financière Catégorie:Thèmes généraux de finance ja:資本

Valeur actuelle nette

Catégorie:Analyse financière Catégorie:Mathématiques financières Dans le cas de l'investissement, la valeur actuelle nette (VAN) est la différence entre
- les capacités d'autofinancement actualisés (= valeur actuelle) qu'apportera cet investissement,
- et le capital investi . Une V.A.N positive détermine si l'investissement peut être entrepris. V_=\sum_^ C_.(1+t)^-I=\sum_^ C_-I Avec
- CAutoFinancement la capacité d'autofinancement obtenue,
- t le taux d'actualisation,
- p le numéro de l'annuité,
- N le nombre total d'annuités,
- I le capital investi,
- CAutoFinancement Actualisé la capacité d'autofinancement obtenue actualisée. Par contre, cet indice seul ne permet pas d'apprécier pleinement un investissement, car entre plusieurs investissements à VAN égales, un capital de départ élevé sera moins rentable.

Taux de rentabilité interne (TIR)

Si l'on dispose des autres données dans l'équation ci-dessus, on peut calculer le taux t qui est ainsi le Taux de rentabilité interne

Délai de récupération du capital investi

Le délai de récupération du capital investi est le nombre d'année, mois jusqu'à ce que le cumul des capacités d'autofinancement actualisé atteigne le capital investi. Un délai court est un critère pour un investissement intéressant car cela facilite notamment les prévisions.

Voir aussi


- actualisation
- Indice de profitabilité et avantage relatif
- finance
- comptabilité
- Taux de rentabilité interne

Liens externes


- [http://www.irrq.com/fr/valeur_actuelle_nette.php Calcul de la valeur actuelle nette]

Valeur actuelle nette

Catégorie:Analyse financière Catégorie:Mathématiques financières Dans le cas de l'investissement, la valeur actuelle nette (VAN) est la différence entre
- les capacités d'autofinancement actualisés (= valeur actuelle) qu'apportera cet investissement,
- et le capital investi . Une V.A.N positive détermine si l'investissement peut être entrepris. V_=\sum_^ C_.(1+t)^-I=\sum_^ C_-I Avec
- CAutoFinancement la capacité d'autofinancement obtenue,
- t le taux d'actualisation,
- p le numéro de l'annuité,
- N le nombre total d'annuités,
- I le capital investi,
- CAutoFinancement Actualisé la capacité d'autofinancement obtenue actualisée. Par contre, cet indice seul ne permet pas d'apprécier pleinement un investissement, car entre plusieurs investissements à VAN égales, un capital de départ élevé sera moins rentable.

Taux de rentabilité interne (TIR)

Si l'on dispose des autres données dans l'équation ci-dessus, on peut calculer le taux t qui est ainsi le Taux de rentabilité interne

Délai de récupération du capital investi

Le délai de récupération du capital investi est le nombre d'année, mois jusqu'à ce que le cumul des capacités d'autofinancement actualisé atteigne le capital investi. Un délai court est un critère pour un investissement intéressant car cela facilite notamment les prévisions.

Voir aussi


- actualisation
- Indice de profitabilité et avantage relatif
- finance
- comptabilité
- Taux de rentabilité interne

Liens externes


- [http://www.irrq.com/fr/valeur_actuelle_nette.php Calcul de la valeur actuelle nette]

Valeur actuelle nette

Catégorie:Analyse financière Catégorie:Mathématiques financières Dans le cas de l'investissement, la valeur actuelle nette (VAN) est la différence entre
- les capacités d'autofinancement actualisés (= valeur actuelle) qu'apportera cet investissement,
- et le capital investi . Une V.A.N positive détermine si l'investissement peut être entrepris. V_=\sum_^ C_.(1+t)^-I=\sum_^ C_-I Avec
- CAutoFinancement la capacité d'autofinancement obtenue,
- t le taux d'actualisation,
- p le numéro de l'annuité,
- N le nombre total d'annuités,
- I le capital investi,
- CAutoFinancement Actualisé la capacité d'autofinancement obtenue actualisée. Par contre, cet indice seul ne permet pas d'apprécier pleinement un investissement, car entre plusieurs investissements à VAN égales, un capital de départ élevé sera moins rentable.

Taux de rentabilité interne (TIR)

Si l'on dispose des autres données dans l'équation ci-dessus, on peut calculer le taux t qui est ainsi le Taux de rentabilité interne

Délai de récupération du capital investi

Le délai de récupération du capital investi est le nombre d'année, mois jusqu'à ce que le cumul des capacités d'autofinancement actualisé atteigne le capital investi. Un délai court est un critère pour un investissement intéressant car cela facilite notamment les prévisions.

Voir aussi


- actualisation
- Indice de profitabilité et avantage relatif
- finance
- comptabilité
- Taux de rentabilité interne

Liens externes


- [http://www.irrq.com/fr/valeur_actuelle_nette.php Calcul de la valeur actuelle nette]

Capacité d'autofinancement

La capacité d'autofinancement (CAF) quantifie au cours d'une période, le potentiel de l'entreprise à dégager de par son activité des ressources.
Cette ressource interne pourra être utilisée notamment pour financer la croissance de l'activité, financer de nouveaux investissements, rembourser des emprunts, ou verser des dividendes aux propriétaires de l'entreprise. La CAF est le flux potentiel de trésorerie dégagé par l'ensemble de l'activité normale de l'entreprise. La CAF n'est pas exactement un flux de trésorerie (cash flow en anglais). En effet, elle ne tient pas compte des encaissements et des décaissements effectivement réalisés au cours de la période.
La confusion entre CAF et cash flow est malheureuresement fréquente.
Pour obtenir un flux de trésorerie (issu de l'activité normale), il faut retrancher à la CAF la variation du besoin en fonds de roulement de la période. En retranchant de la CAF, le montant des dividendes versés au cours de la période, on obtient l'autofinancement. Les banques, en comparant la CAF aux montant des dettes financières, mesurent la capacité de remboursement de l'entreprise. Celles-ci sont attentives à l'évolution du ratio suivant : \frac. Ce ratio indique la capacité de l'entreprise à rembourser ses dettes. Un ratio égal à trois par exemple indique que l'entreprise met trois ans à se libérer.

Méthodes de calcul

La CAF se calcule à partir du compte de résultat de l'exercice.
- méthode soustractive Ce mode de calcul découle directement de la définition de la CAF. La CAF se calcule en faisant la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables relevant de l'activité normale de l'entrerpise, c’est-à-dire qui ne relèvent pas des opérations de financement ou d'investissement. Notons qu'un produit encaissable (resp. une charge décaissable) est potentiellement générateur d'une recettte (resp. dépense). À l'inverse un produit (resp. une charge) calculé(e) n'engendre pas de flux monétaire. En pratique, à l'excédent brut d'exploitation (EBE) sont ajoutés les transferts de charges d'exploitation et les autres produits encaissables de l'activité normale et sont soustraites les autres charges décaissables de l'activité normale. :EBE
:+ transferts de charges d'exploitation vers charges à répartir sur plusieurs exercices
:+ autres produits encaissables de l'activité normale
:- autres charges décaissables de l'activité normale
:= CAF
Notons que les transferts de charges d'exploitation vers charges à répartir sur plusieurs exercices permettent l'activation de certaines charges. Ces dernières sont effectivement des dépenses, mais sont considérées comme un investissement. Ces transferts de charges, bien qu'étant un produit calculé doivent être ajoutés à l'EBE pour annuler l'impact de charges qui ne relèvent pas de l'activité normale de l'entreprise.
- méthode additive Cette seconde méthode de caclul est en général plus rapide que la première. La CAF peut aussi se calculer à partir du résultat net auquel on ajoute les charges calculées (dotations aux amortissements et provisions) et auquel on retranche les produits calculés (les reprises sur provisions et amortissements).
Il faut de plus éliminer du résultat net, l'impact des opérations de financement et d'investissement apparaissant dans le compte de résultat.
Premièrement, il faut retrancher les quote-parts de subventions d'investissement virées au compte de résultat qui sont des produits caclulés.
Secondement, il faut rajouter la valeur nette comptable des éléments d'actifs cédés (VNCEAC) et soustraire les produits de cessions des éléments d'actifs, puisque ces deux derniers élements relèvent de la fonction de (dés-)investissement. De plus, la VNCEA est une charge calculée. En revanche, les PCEA sont des produits encaissables et correspondent au prix de vente des immobilisations cédées. :Résultat Net Comptable :+ Charges calculées :- Reprise sur charges calculées :+ Valeur Net Comptable Element Actif Cédés :- Produits de Cession d'Éléments d'Actif :- quote-part des subventions d'investissement virées au résultat de l'exercice := Capacité d'AutoFinancement

Historique

1984 : concept ajouté à la mise en place du cadre comptable. La marge brute d'autofinancement est l'expression qui avait été retenue avant que le plan comptable n'adopte la dénomination de capacité d'autofinancement.

Voir aussi

Articles connexes


- Investissement
- Analyse financière
- Autofinancement
- Cash-flow libre
- Comptabilité
- Finance
- Finance d'entreprise catégorie:analyse financière catégorie:comptabilité

Finance

La finance concerne l'obtention de ressources monétaires (financement) et l'allocation de ces ressources monétaires (placement, investissement), au fil du temps, et en présence de risque. Un des principes fondamentaux de la finance est en effet la valeur temps de l'argent.

Historique

On date généralement le début de la finance moderne à 1958. C'est à partir de cette époque que cette discipline est devenue une sous-discipline de l'économie, en lui empruntant ses raisonnements formalisés et ses mécanismes d'optimisation. Auparavant, la gestion financière consistait essentiellement en un recueil de pratiques.

Les principaux domaines

La finance comporte plusieurs volets, dont les principaux sont les suivants.
- Finance d'entreprise : gestion financière des entreprises, notamment de leurs investissements et de leurs financements. C'est le domaine d'activité du directeur financier.
- Finance de marché : fonctionnement des grand marchés sur lesquels il est possible d'investir, de se couvrir, ou d'utiliser des instruments financiers complexes, comme les options.
  - Les marchés financiers sont devenus depuis les années 1980 le principal circuit de financement de l'économie, en remplacement du bilan des banques. Ce mouvement a commencé aux États-Unis, où le recours aux marchés a toujours été plus répandu qu'en Europe. Ils comprennent :
    - les marchés d'actions, qui sont les plus connus du grand public, mais pas les plus actifs;
    - les marchés de taux d'intérêt qui, pris ensemble, constituent de très loin le plus grand marché de la planète :
      - marché monétaire pour le court terme,
      - marché obligataire pour le moyen-long terme,
    - le marché des changes ou Forex,
  - Il existe par ailleurs de nombreux marchés de matières premières et de produits de base : pétrole, blé, etc
- Finances publiques : financement et budget de l'État, financement des collectivités publiques et des organismes sociaux,
  - dont finances locales : budget des collectivités locales, prêt à usage local - PUL
- Finances personnelles (ou « finances privées ») : gestion du patrimoine et des revenus personnels, préparation de la retraite.

Le système financier

Le système financier est présent dans chaque pays : c'est un ensemble d'acteurs, de réseaux et de marchés financiers dont le but est de permettre les transferts d'argent, notamment entre les individus qui ont de l'argent (les ménages avec leur épargne) et ceux qui ont besoin d'argent (les entreprises, les États). Le système financier contient les banques, sociétés financières, caisses de retraites, la sécurité sociale et les caisses de prévoyance, les compagnies d'assurances, le Trésor public, les marchés financiers, les entreprises et les ménages. Le système financier contribue à une bonne allocation des capitaux, favorable à l'essor économique. Ce rôle primordial explique la place importante de la finance dans les pays développés, avec une part de 5% à 10% du PIB (Produit intérieur brut).

Les grandes disciplines au sein de la finance

Ces grandes disciplines sont constituées de corps théoriques, d'outils d'optimisation, de théorèmes, destinés à faciliter les prises de décisions financières.
- Au niveau de la micro-économie
  - Mathématiques financières : ensemble d'outils de calcul pour la modélisation et l'aide à la décision utilisés dans les différentes branches de la finance, notamment les calculs sur les taux d'intérêts et les instruments financiers.
  - Choix d'investissement : critères et méthodes pour sélectionner des investissements en fonction de leur rentabilité prévisionnelle ou de leur création de valeur.
  - Évaluation financière : estimation de la valeur des actifs, que ceux-ci soient financiers (actions, obligations, options, voir actif financier), ou des entreprises (voir évaluation d'entreprise) ou encore des biens immobiliers.
  - Politique financière : choix des financements des sociétés, dans le but d'optimiser leur Coût Moyen Pondéré du Capital (CMPC). La répartition entre le financement par Capitaux propres et par dettes, la politique de dividende sont des questions centrales de la politique financière.
  - Théorie moderne du portefeuille : optimisation de la répartition des actifs par diversification. Initialement développée pour les marchés financiers, cette discipline sert aussi au champ de la finance d'entreprise. Plus généralement, on parle de gestion du risque.
- Au niveau de la macro-économie
  - Politique monétaire et Finance publique internationale : répondant à des objectifs macroéconomiques, la politique monétaire est menée par les banques centrales, avec des interactions avec les organismes officiels internationaux (FMI, Banque mondiale, Banque des règlements internationaux, BEI, BERD, etc)

Voir aussi


- Liste d'articles de finance

Liens externes


- [http://www.actufinance.fr/ ActuFinance] Les coulisses de la Finance
- [http://www.marketviews.net/ Marketviews.net] Thèses du CNAM section finance.
-
ja:金融 th:การเงิน

Comptabilité analytique

Catégorie:Comptabilité La comptabilité analytique se base sur la comptabilité générale afin de présenter une image économique de l'activité de l'entreprise, à des fins de gestion. En tant que telle, elle se concentre sur le compte de résultat, sur lequel elle opère quelques retraitements permettant de mettre en exergue la rentabilité des différents centres de profit de l'entreprise ou plus généralement des composants des axes d'analyse retenus (exemples : clients, circuits de distribution, etc.) Il existe plusieurs méthodes de calcul, parmi lesquelles :

La méthode des coûts complets

C'est la méthode classique. Elle est facile à mettre en œuvre et permet de déterminer le CMUP (coût moyen unitaire pondéré) nécessaire à la valorisation des stocks. Toutefois la méthode employée de répartition des charges indirectes peut aboutir à des effets de subventionnements masquant des différences de profitabilité entre produits. Elle consiste à répartir les charges indirectes (la répartition des charges directes ne présentant pas de difficultés) dans des centres de répartition selon des clefs de répartition. Ces clefs, qui sont en fait des rapports, sont fixés plus ou moins arbitrairement par le contrôleur de gestion. Il n'existe, en effet, pas de clefs pouvant être utilisées dans tous les cas. Une clef fréquemment utilisée pour répartir les charges indirectes des ateliers de production est l'heure de main d'œuvre directe (HMOD). La fixation de ces clefs est le principal reproche fait à la méthode. En effet, elle suppose que les charges indirectes sont réparties de manière linéaire selon les produits ce qui n'est pas le cas lorsque les produits sont hétérogènes. Cette imprécision dans la méthode conduit à imputer plus de charges indirectes sur un produit et donc à alourdir son coût au profit d'un autre produit, selon le principe des vases communiquants.

Le direct costing (méthode du coût variable)

La méthode permet de calculer des rentabilités prévisionnelles, notamment en fonction des prévisions de vente. Sa mise en place ne présente pas de difficultés majeures et évite certains problèmes posés par la méthode des coûts complets. Elle consiste à imputer à chaque produit les charges variables correspondantes. On peut ainsi déterminer une marge sur coût variable par produit (chiffre d'affaires moins les charges variables correspondantes). Cette marge sur coût variable reflète la participation de chaque produit à la couverture des charges fixes, évitant ainsi les effets de subventionnement observés lors de la mise en place de la méthode des coûts complets. La méthode du direct costing évolué (coûts spécifiques) est une variante du direct costing rattachant à chaque produit des charges fixes spécifiques.

La méthode ABC (Activity Based Costing)

La méthode ABC adopte une vision différente des deux précédentes méthodes. Elle consiste à dire que ce sont les activités qui consomment des ressources et non les centres d'activité. On dit souvent que cette méthode adopte une vision transversale de l'entreprise et non plus hiérachique. Elle se base sur un organigramme opérationnel. Le principe de la méthode est donc le suivant: les objets de coûts (produits, clients,...) consomment des activités qui elle-mêmes consomment des ressources. L'ABC présente l'avantage d'affecter de manière précise les coûts aux produits sans procéder à une répartition des coûts indirects à l'aide d'une unité d'œuvre souvent arbitraire (par exemple les heures machines). Le besoin d'une information plus précise est apparu avec l'évolution des industries modernes: du modèle "fordien" aux modèles actuels, plus complexes et transversaux, la proportion coûts directs/ coûts indirects dans le coût d'un produit s'est trouvée inversée. Si au début du XXeme siècle les coûts directs représentaient plus de 70% du coût total d'un produit, aujourd'hui, ce sont les coûts indirects qui représentent la majeure partie du coût. En pratique, la première étape pour la mise en place d'une démarche ABC consistera à modéliser les processus de l'entreprise pour en appréhender les circuits. De ces circuits apparaîtront une liste limitée d'activité ( moins de 5 par service, moins de 100 pour l'ensemble du modèle). Ces activités peuvent être par exemple: le traitement d'une commande, la géstion des références, ou encore la réception des marchandises. Pour chaque activité, un inducteur (le driver) sera retenu et suivi (par exemple, le nombre de commandes, les quantités de références). Cette inducteur sera l'unité d'œuvre qui permettera de répartir le coût total de l'activité. Enfin, pour chaque produit étudié, le modèle précisera les inducteurs consommés, permettant ainsi l'élaboration du prix de revient.
- la méthode ABM (Activity Based Management)

La méthode UVA (Unité de Valeur Ajoutée)

L'approche de la gestion par la méthode UVA La méthode UVA va se poser comme objectif premier de calculer le résultat (bénéfice ou perte) de chaque transaction commerciale entre l'entreprise et ses clients. La transaction est considérée comme le processus transversal élémentaire dans l'entreprise parce qu'elle regroupe tout le travail fait par toutes les fonctions depuis l'enregistrement de la commande, en passant par la production des produits, jusqu'à leur livraison et l'encaissement de la facture. Une transaction est une somme de produits et un service. La transaction, étant le processus transversal élémentaire, constitue la « brique » de base qui permet de réaliser toute autre analyse de rentabilité : la rentabilité d'un client est la somme des résultats des transactions faites avec ce client, idem pour un produit ou un marché ou tout autre regroupement de clients ou de produits. Comment la méthode UVA calcule-t-elle le résultat par vente ? A la différence des comptabilités analytiques basées sur des retraitements comptables (on parle également de répartitions comptables), la méthode UVA va procéder à la description des « gammes opératoires » dans toutes les fonctions de l'entreprise : production, mais aussi commercial, administratif, logistique, R&D, achats - approvisionnements ... Une gamme opératoire se définit comme une suite d'opérations réalisées sur des postes de travail dans un temps donné. Une transaction, pour être réalisée, va utiliser (consommer) des gammes opératoires. Ces gammes opératoires vont être valorisées en UVA (Unités de Valeur Ajoutée). De point de vue technique l'UVA est la plus grande particularité de la méthode UVA. C'est une unité de mesure, qui permet de valoriser les gammes opératoires, propre à chaque entreprise, c'est le mètre-étalon spécifique auquel seront comparées toutes les consommations de ressources de tous les postes UVA (une configuration spécifique, homogène, d'un poste de travail). L'avantage de l'utilisation de cette unité est qu'elle est indépendante des variations monétaires et permet de gérer de façon simple des entreprises complexes (ayant beaucoup de produits et beaucoup de clients), faire comme si l'entreprise était mono-produit. Ainsi pour obtenir le coût de l'UVA en Euros sur une période, le contrôleur de gestion va-t-il procéder à une seule division des charges de Valeur Ajoutée issues de la comptabilité par le nombre d'UVA générées sur cette même période. Enfin, c'est une méthode dont les auteurs sont français : J. Fievez, R. Zaya, J.P. Kieffer. ---- La comptabilité analytique est l'outil de base des analyses de contrôle de gestion. Aujourd'hui, certains auteurs parlent plus volontier de "comptabilité de gestion" pour la qualifier.

Voir aussi


- Comptabilité
  - Comptabilité générale

Capital-investissement

Le capital-investissement, une forme de Capital non coté ou Private equity, peut être défini comme l'entrée au capital de sociétés non cotées déjà existantes. Il est parfois assimilé à tort avec le capital-risque, qui limite ses interventions aux sociétés en création ou récemment créees.

Modalités et intervenants

Ces opérations se font par
- soit achat de titres existants auprès d'anciens actionnaires,
- soit apport de fonds nouveaux à la société, sous forme de souscription de titres nouvellement émis par elle. Elles sont réalisées par :
- des sociétés ou fonds d'investissement spécialisés constitués ad hoc, privés ou publics, d'origine industrielle ou financière (capital-investissement institutionnel avec notamment les fonds de pension, les assureurs et les banques),
- voire des individus fortunés et expérimentés (business angels ou investisseurs providentiels)

Objectifs, description et typologie

Objectifs

Les investisseurs en capital ont pour objectif la réalisation, par la cession ou la vente de leur part à plus ou moins long terme (3 à 10 ans selon les secteurs économiques) de fortes plus-values. Cette « sortie » peut se faire soit de gré à gré, soit par introduction en bourse.

Concept de private equity (action non cotée)

On parle de titres financiers (notamment actions) de firmes non cotées sur un marché, d'où le terme "private equity", par opposition à public equity, qui désigne des titres qui ont fait l'objet de procédures de cotation sur un marché. Les obligations et garanties des private equity sont donc moindres, et la liquidité du fait de la plus grande difficulté à les céder est beaucoup moins importante. Pour cette raison, le capital-investissement vise des performances supérieures sur longue durée à celles des marchés financiers.

Segments d'intervenants

Le capital-investissement se décompose en plusieurs segments aux caractéristiques suivantes :
- Capital-risque : les investisseurs en capital-risque apportent du capital, ainsi que leurs réseaux et expériences à la création (on parlera alors de capital-amorçage et aux premières phases de développement d'entreprises innovantes ou de technologies considérées comme à fort potentiel de développement et de retour sur investissement. Le terme « risque » utilisé en France n'a pas d'équivalent dans les autres pays où l'on emploie le plus souvent le terme d'opportunité (Venture capital). Les quelques projets qui réussissent doivent plus que compenser les pertes en capital de ceux, plus nombreux, qui échouent.
- Capital-développement : prolongement logique du capital-risque, le capital-développement concerne plus particulièrement les entreprises établies, avec un historique de comptes, une taille significative et positionnées sur des marchés existants. Le financement est utilisé pour la croissance interne ou externe de l'entreprise.
- Capital-transmission : aussi connues sous le terme générique anglais de Buy-out, ces opérations consistent à acquérir une part du capital d'une société de manière à en transmettre la propriété. Ces opérations peuvent être réalisées avec un recours plus ou moins important au financement par emprunts bancaires, à l'occasion desquels on parlera alors de rachats avec effet de levier, plus connus sous le nom anglais de LBO ou Leveraged buy-out.
- Capital-retournement : les investisseurs en capital-retournement acquièrent généralement une part majoritaire du capital d'une société en difficulté financière, avec l'objectif de la redresser.

Historique et résultats

Cette activité d'investissement en capital, initialement développée par des entrepreneurs aux USA dans la Silicon Valley après la deuxième guerre mondiale d'une part et dans les grandes universités américaines (Stanford, MIT, etc) d'autre part, s'est implantée en Europe dans les années 70 . Depuis cette activité s'est développée par cycle, en fonction des aléas boursiers, de politiques fiscales incitatives et de la création de nouveaux outils et véhicules de placement pour stimuler et faciliter la collecte des fonds. En France par exemple, la création des Fonds Commmuns de Placement à Risque (FCPR) dans les années 80 ou plus récemment la création en 1996 des Fonds Communs de Placement pour l'Innovation, FCPI, ont permis le développement de cette activité, qui reste toutefois moins importante qu'en Amérique du Nord. Elle a essuyé les différentes crises économiques et particulièrement l'éclatement de la bulle Internet / Télécom, mais sa fonction, qui est essentielle pour les entreprises et rémunératrice sur longue période, garantit son avenir. Certaines études tendent à montrer que le capital-risque est favorable à la croissance économique et donc à la richesse nationale, même si cette activité est elle-même dépendante des conditions économiques du moment.

Un placement pour les fonds de pensions, assureurs et autres personnes averties

Cette activité est en général gérée par des petites équipes spécialisées qui recueillent auprès d'institutions financières des fonds logés dans un véhicule financier ad hoc (en France sous la forme juridique d'un FCPR, au Luxembours sous la forme de SICAR). Ces fonds ont une durée de vie limitée (10 ans au maximum) et, contrairement aux Sicav, sont appelés en fonction des besoins pendant une période initiale de 3 à 5 ans. Les fonds d'investissement du type FCPR en France ne font généralement pas d'appel public à l'épargne, c'est la raison pour laquelle on y rencontre peu de personnes physiques. Néanmoins, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a défini un certain nombre de critères définissant la "personne avertie" des risques de cette classe d'actifs. D'une manière générale, une personne physique devra s'engager pour un montant minimum de 500.000 euros. Le "ticket d'entrée" minimum dans un FCPR pourra être abaissé à 30.000 euros selon que: - la personne soit déjà investisseur dans d'autres FCPR, - elle a occupé au moins pendant 12 mois une fonction financière dans une entreprise, ou elle dispose d'un patrimoine financier 'au minimum 1 million d'euros afin de ne pas la surexposer à cette classe d'actifs.

Une solution pour tous les projets ambitieux

Les entrepreneurs porteurs de projets ambitieux pour leurs technologies trouvent dans ce mode de financement une solution unique :
- D'abord les moyens disponibles peuvent être importants.
- Mais surtout les « capitaux risqueurs » apportent leur expérience et leurs contacts pour partager les décisions stratégiques et opérationnelles. Mais bien sûr il faut partager leur vision et savoir qu'ils ont des objectifs clairs de « sortir » au bout de quelques années (4 à 7 ans). Ce qui signifie une mise en bourse ou une cession industrielle qui rend leur investissement « liquide ». Il peut y avoir des conflits sur la politique stratégique et sur la réalisation d'objectifs financiers. Il convient donc de négocier au mieux avec le capital-risqueur le cadre contractuel de l'investissement.

Principaux fonds de capital-investissement


- 3i Group Plc
- Apax Partners
- Blackstone Group ([http://www.blackstone.com/])
- Carlyle Group ([http://www.carlyle.com/])
- Cinven ([http://www.cinven.com/])
- ClearLight Partners ([http://www.ClearLightPartners.com/ company website])
- Clayton, Dubilier & Rice ([http://www.cdr-inc.com/])
- Code Hennessy & Simmons ([http://www.chsonline.com/ company website])
- Crédit Agricole Private Equity ([http://www.privatequity.creditlyonnais.com/ site web de la société, en français])
- Doughty Hanson & Co ([http://www.doughtyhanson.com/ company website])
- EQT (Investor AB company) ([http://www.eqt.se/ company website])
- Evercore Partners
- Forstmann Little & Company
- GTCR Golder Rauner ([http://www.gtcr.com/])
- Hellman & Friedman ([http://www.hf.com/])
- Hicks, Muse, Tate & Furst
- Investcorp ([http://www.investcorp.com/])
- Jarvinian Group ([http://www.jarvinian.com/ company website])
- Kelso & Company ([http://www.kelso.com/])
- Kohlberg Kravis Roberts & Co. ([http://www.kkr.com/])
- LBO France
- Madison Dearborn Partners ([http://www.mdcp.com/])
- Norwest Venture Partners (part of Wells Fargo)
- One Equity Partners
- PAI Management
- Partners Group ([http://www.partnersgroup.net/ company website])
- Permira ([http://www.permira.com/ company website])
- Providence Equity Partners ([http://www.provequity.com/ company website])
- Ripplewood Holdings LLC ([http://biz.yahoo.com/ic/61/61408.html Hoover's info on Yahoo])
- Silver Lake Partners ([http://www.slpartners.com/ company website])
- Summit Partners ([http://www.summitpartners.com/])
- Texas Pacific Group
- Thoma Cressey ([http://www.thomacressey.com/])
- Turenne Capital Partenaires ([http://www.turennecapital.com/])
- Littlejohn & Co ([http://www.littlejohnllc.com/])
- Warburg Pincus ([http://www.warburgpincus.com/company website])
- Wind Point Partners ([http://www.wppartners.com/company website])

Voir aussi


- Capital-développement,
- Investissement,
- Investisseur providentiel,
- FCPR, FCPI,
- Venture capital, Amorçage, Seeding, Business angel

Liens externes (où trouver ces investisseurs)

Un bon point d'entrée en France pour les investisseurs institutionnels est le site de l'AFIC [http://www.afic.asso.fr], celui de l'AFG - ASFFI [http://www.afg-asffi.com], en Europe cf le site de l'EVCA [http://www.evca.com]. Pour les investisseurs providentiels [http://www.franceangels.org] Catégorie:Gestion d'actifs Catégorie:Marchés d'actions Catégorie:Entreprise ja:ベンチャーキャピタル

Action boursière

(ou Action de société)

Définition

On nomme action une part du capital d'une société dite société par actions (SA). Elle est à distinguer d'une part de SARL, qui est moins aisée à négocier. Les actions sont négociables, et font partie de ce fait des valeurs mobilières. Cette part du capital confère à son porteur un droit à de l'information sur la société, un droit de vote, et un droit à toucher un dividende, c'est à dire une partie des résultats de l'entreprise. Une action peut offrir un ou plusieurs droit de vote, et un dividende plus ou moins prioritaire. Ces différents types de titres ont été créé pour répondre aux besoins des investisseurs : certains actionnaires qui privilégient le contrôle de la société (le fait d'être déterminants dans le vote des décisions stratégiques de la société prises pendant les Assemblées Générales) vont préférer des actions à droit de vote multiple pour obtenir un bloc majoritaire. Dans l'absolu, il faut 51 % des droits de votes pour obtenir un bloc majoritaire, mais concrètement, du fait de l'abstention et de la dispersion des petits porteurs, un pourcentage moins élevé suffit souvent. D'autres actionnaires, plus intéressés par le retour sur investissement, vont préférer des actions à dividende prioritaire.

Émission, cession d'actions

Les actions sont émises en contrepartie des apports lors de la création de la société, ce qui permet de créer son capital social. Les détenteurs d'actions peuvent décider ensuite à tout moment d'en vendre une partie à d'autres investisseurs. La société peut émettre de nouvelles actions placées auprès de tiers actionnaire afin d'augmenter le capital. Dans ce cas, les actionnaires majoritaires peuvent perdre tout ou partie du contrôle qu'ils ont sur leur société. Pour faciliter de telles transactions, les actions des sociétés les plus importantes sont généralement cotées en bourse. Toute personne ou organisation peut à tout moment y acheter ou vendre les actions de diverses sociétés. Souvent, une société donnée ne fait coter ses actions que sur une seule bourse. Les capitaux ne sont pas pris en compte dans le transfert des données.

Cours et valeur des actions

Le prix auquel s'échangent les actions sur les bourses est appelé le cours de bourse. Il varie selon l'offre et la demande, avec un système modérateur destiné à éviter que les cours ne soient trop erratiques. On nomme par convention valeur d'une action son cours de bourse. Ce cours reflète plus ou moins (avec de grands écarts possibles, puisque l'offre et la demande font loi) les estimations de valeur faites par des méthodes théoriques d'évaluation d'entreprise. Ces méthodes ne peuvent donner qu'un cours potentiel estimé (ce que certains appellent la « valeur intrinsèque ») qui aide éventuellement l'investisseur en bourse à prendre ses décisions d'achat et vente. Le problème de la valeur se pose davantage en l'absence de cotation en bourse, donc de référence de prix. C'est là que les estimations théoriques de valeur peuvent servir de bases de négociation en cas de prise de participation.

Un problème d'école intéressant

On a vu une société comme IBM, qui possède plus d'un milliard de titres, racheter une partie de ses propres actions. Bien entendu, comme cela fait autant de dividendes en moins à verser à l'exercice suivant, cela a pour effet mécanique de faire remonter le cours de l'action. Au-dessus d'un certain cours, les particuliers sont moins intéressés par une action, car ils veulent que leurs achats et leurs ventes n'aient pas une trop grosse granularité. IBM réalisa donc aussi des splits, remplacement d'une action par deux de valeur moitié moindre. La question est la suivante : si une société rachète la moitié de ses actions pour faire ensuite un split de 2 pour 1, a-t-elle vraiment réalisé autre chose qu'une opération blanche ? Pour la petite histoire, le droit étatsunien interdit à une société de posséder plus d'une fraction symbolique de ses propres actions (sans quoi celles-ci deviendraient incontrôlables et on ne serait plus dans le modèle capitaliste). Les actions rachetées par IBM étaient donc, mises à part celles destinées au plan d'achat d'actions de leur personnel, détruites devant huissier.

Voir aussi


- Évaluation d'action
- Modèle d'évaluation des actifs financiers (MEDAF) Action
- , Action
ja:株式 ko:주식 ms:Saham

Association de défense des actionnaires

Pour défendre les intérêts des petits actionnaires, des associations de défenses se sont organisées dans un certain nombre de pays.

Associations françaises généralistes


- ADAM (Association de défense des actionnaires minoritaires), présidée par Colette Neuville.
- ANAF (Association nationale des actionnaires de France), présidée par Patrick Raison.
- APPAC (Association des petits porteurs actifs), présidée par Didier Cornardeau.
- AVAC (Association des victimes des agents de change), présidée par Jean-Michel Bréchon.
- FAS (Fédération française des associations d'actionnaires salariés), présidée par Jean-Claude Mothié.
- FPP (France petits porteurs), dirigée par Charles Reguardati.
- GNDPTR (Groupement national de défense des porteurs de titres russes et de titres dématérialisés), présidé par François Bayle.
- SOS Petits Porteurs, présidé par Jean-Claude Delarue.

Voir aussi


- Économie | Investissement | Entreprise | Gouvernance d'entreprise catégorie:marchés d'actions

Catégorie:Thèmes généraux de finance

catégorie:finance

Catégorie:Finance de marché

Cette catégorie couvre
- les marchés financiers:
  - le marché des changes, ou Forex,
  - les marchés de taux d'intérêt (marché monétaire et marché obligataire),
  - les marchés d'actions et d'indices boursiers;
- ainsi que les grands marchés de matières premières et de produits de base : énergie, métaux, produits agricoles. catégorie:finance

Catégorie:Finance d'entreprise

Catégorie:Finance Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Management

Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie

Catégorie:Économie

Mikko Kavén

Mikko Kavén (born February 19, 1975 in Lahti) is a Finnish footballer. Kavén is a goalkeeper who currently plays for Tampere United in the Finnish Veikkausliiga. He has also played for Kuusysi and HJK Helsinki in Finland and for Motherwell F.C. in Scotland and Vålerenga I.F. in Norway. Kavén has recently been considered the second choice goalkeeper for the Finland national football team. Kavén, Mikko Kavén, Mikko Kavén, Mikko Kavén, Mikko Kavén, Mikko

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