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Plus-value

Plus-value

Une plus value (ou gain en capital) est la différence positive entre
- le montant de la cession d'un bien ou titre immobilier ou mobilier
- et son prix d'acquisition, ou sa valeur comptable si des amortissements ont été pratiqués.

Plus value et moins value

Si la différence est négative, on l'appelle moins value.

Plus ou moins value réalisée ou latente

Si la cession n'est pas réalisée, et que la plus value est issue d'une simple estimation de la valeur du bien, il est question de plus ou moins value latente .

Incidences financières particulières

Une plus value effectivement réalisée est soumise dans certains cas à un impôt sur les plus-values. La plus-value n'étant pas considérée comme un revenu, la taxation de la plus-value se fait à un taux généralement fixe, identique pour tous. Une moins value réalisée ou potentielle due à un événement aléatoire, fait parfois l'objet d'un dédommagement dans le cadre d'un contrat d'assurance ou de couverture, d'une indemnisation judiciaire, d'une subvention publique, etc.

Autre sens en théorie économique

Certaines théories économiques, notamment le marxisme, étendent la notion de plus value à la différence entre :
- le prix de vente de tout bien ou service
- et les salaires payés aux travailleurs étant intervenus dans la production et la vente de ce bien ou service. A ce sujet, on pourra aussi voir une présentation alternative, celle de la valeur ajoutée. Voir aussi :
- Le Capital, Valeur
- Plus-value (marxisme) catégorie:thèmes généraux de finance catégorie:finance de marché

Impôt

zh-min-nan:Sòe-kim simple:Tax Un impôt est un prélèvement effectué par voie d'autorité et destiné à alimenter le budget d'une collectivité, notamment, état, province, région, département, commune. Il est également utilisé pour mener une politique de redistribution des richesses. Gaston Jeze a défini dans la première moitié du l'impôt de la manière suivante : :L'impôt est une prestation de valeur pécuniaire, exigée des individus d'après des règles fixes, en vue de couvrir des dépenses d'intérêt général, et uniquement à raison du fait que les individus qui doivent les payer sont membres d'une communauté politique organisée. (v. par ex. Cours de finances publiques 1935-1936, LGDJ, Paris, 1936, p. 38). L'existence, la répartition et le type des prélèvements est spécifique à chaque pays. Les impôts et taxes propres à la France sont décrits dans l'article Système fiscal français. Dans les pays démocratiques, le montant de l'impôt et les modalités de perception sont votés par le parlement, qui assure aussi le contrôle de son utilisation. Il existe plusieurs types d'impôts, différenciés par la manière dont ils sont perçus (ou collectés), selon les personnes auxquelles ils s'appliquent ou selon le budget auquel ils contribuent ; par exemple :
- Les impôts directs sont collectés directement auprès des contribuables, en fonction de leurs revenus ou de leurs biens.
- Les impôts indirects sont collectés par l'intermédiaire de taxes dont les consommateurs s'acquittent lors de l'achat des biens ou des services, et qui sont reversés à la collectivité destinataire par l'intermédiaire d'une chaîne de collecteurs intermédiaires. Ainsi, par exemple, en France, la TVA est incluse dans le prix de vente de tout bien ou service. Le vendeur collecte cette taxe pour le compte de l'État, et la lui reverse. Si ce vendeur a acquis d'autres biens et services, et donc payé la TVA afférente, il déduit ce montant de ce qu'il doit reverser à l'État : c'est son fournisseur qui reversera cette partie de la TVA à l'État.

Utilisation et politique des impôts

Les impôts servent ainsi d'une part à alimenter le budget de fonctionnement des institutions, à payer les personnes qu'elles emploient (fonctionnaires), à assurer les fonctions régaliennes (police, justice, défense...), des missions de service public (éducation, soutien à la culture, infrastructures de transport, énergie...), et d'autre part à en redistribuer une partie sous forme d'aides diverses aux plus défavorisés et à ceux que le régime veut favoriser. Il s'agit donc d'un outil de redistribution des richesses et d'orientation politique. En tant qu'outil au service de la politique, l'impôt sert souvent à financer des projets, des axes d'action ou bien au contraire pour décourager des comportements jugés nuisibles à la collectivité (par exemple avec des taxes sur les activités polluantes). Ainsi, pour des raisons purement politiques, un impôt d'un rendement médiocre pourra par exemple être maintenu car véhiculant l'image d'une certaine solidarité entre contribuables, et à l'inverse un autre, bien que rémunérateur, pourra être réduit voire supprimé en raison de sa perception injuste, liée à son mode de prélèvement. Concernant la redistribution des richesse, en France en 20041 :
- avant impôt, le rapport entre les revenus les plus important et les plus faible est de 7 à 1 ;
- après impôt, ce rapport se réduit de 4 à 1. Outre l'aspect humain et le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme (la sécurité sociale est inscrite dans son article 22 et s'impose donc aux États signataires), cette redistribution présente plusieurs intérêt sociaux et économique. En assurant des moyens de subsistance aux personnes les plus démunies, elle permet une paix social et donc une sécurité publique (ainsi qu'un fonctionnement serein des entreprises) d'une part, et d'autre part, cet argent est dépensé et donc réinjecté dans le circuit économique. Au final, cette répartition profite à toute la population. Un adage à propos des impôts : : Trop d'impôts tue l'impôt. Cette formule a été théorisé par Arthur Laffer, économiste américain qui est l'auteur de la loi dite de la courbe de Laffer qui monte les rentrées fiscales en fonction du taux d'imposition, mais dont le tracé ne comporte que deux points certains : les rentrées fiscales sont nulles quand le taux d'imposition vaut 0 ou 100 % ; entre ces deux points extrêmes et théoriques, il existerait un seuil optimum au voisinage duquel toute augmentation ou diminution de l'impôt fait baisser les recettes. Si l'existence d'un tel point ne fait pas de doute pour des raisons logiques, son unicité n'est toutefois pas démontrée. Lorsque la pression fiscale augmente trop, les acteurs économiques cherchent des moyens de la réduire :
- en cherchant dans la complexité des règles du système fiscal des dispositifs fiscaux plus favorables à leur cas,
- en émigrant vers des pays où la fiscalité est moindre (comme les paradis fiscaux) : c'est l'évasion fiscale,
- en fraudant,
- ou tout simplement en réduisant leur activité. Voir l'article de fond : Politique fiscale Sources # Bernard Maris, déclaration sur France Inter, 19 novembre 2004

Historique

Il ne faut pas confondre l'impôt avec les formes archaîques de financement de l'État telles que les razzias ou les pillages. De plus avant la mise en place d'un impôt stable, la couronne se finançait en grande partie sur les revenus de ce qu'on appelait le domaine royal. Mais cela est très vite devenu insuffisant. La taille, au est l'un des plus anciens impôts en numéraire prélevé par la monarchie. Elle a remplacé le fouage. Selon certains, l'impôt était aussi une manière de diminuer le revenu des paysans utilisé de manière stratégique par le seigneur, avec l'argument suivant : si chacun avait pu vivre près de ses proches du revenu de son travail, sans doute ne se serait-il pas trouvé beaucoup de volontaires pour aller risquer loin de ceux qu'ils aimaient leur vie ou leur intégrité physique au service des armées du roi. L'impôt rendait cette attitude simple plus difficile à adopter en prélevant une partie de ce revenu, ce qui contribuait du même coup à financer les armées en question. Il se payait auparavant beaucoup d'impôts en nature, soit parts de récolte (dîme, champart), soit en travaux (corvées). Les fermiers généraux prenaient à ferme le prélèvement des impôts sous l'Ancien Régime, c'est-à-dire que l'État se déchargeait de cette tâche sur des entrepreneurs spécialisés, qui lui avançaient le montant de l'impôt à percevoir pour se rembourser ensuite sur les imposables. Après la Révolution française, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 stipule dans son article XIII: :« Pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » Par la suite dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 l'article 20 dit: :« Nulle contribution ne peut être établie que pour l’utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l’établissement des contributions, d’en surveiller l’emploi, et de s’en faire rendre compte. » Voir l'article de fond : Histoire de l'impôt

Classification des impôts

Les impôts peuvent être classés de différentes manières. Les exemples d'impôts donnés sont des noms d'impôts français.

Sous l'angle administratif


- Les impôts d'État, c'est-à-dire ceux qui alimentent directement le budget de l'État. (exemple : la TVA, l'IRPP...).
- les impôts locaux, c'est-à-dire ceux qui alimentent le budget des régions, départements ou municipalités (exemple : la taxe d'habitation, la taxe professionnelle...).
- les impôts sociaux, c'est-à-dire ceux qui alimentent les caisses des organismes de protection sociale (exemple : la CSG et la CRDS) et viennent compléter les cotisations sociales.

Sous l'angle économique

On distingue deux types de classification économique.
- Selon la nature de l'élément taxé :
  - Les impôts sur les revenus, salaires ou bénéfice de sociétés : exemple l'IRPP pour les personnes physiques et l'IS pour les sociétés.
  - Les impôts sur la dépense, ce sont les impôts taxant l'utilisation des revenus : par exemple la TVA ou la TIPP.
  - Les impôts sur le capital et sur le patrimoine, ils sont de deux sortes :
    - Les impôts frappant la détention du capital : par exemple l'ISF
    - Les impôts frappant la transmission du capital (donation ou succession) : par exemple les droits de succession ou de donation.
- Selon la catégorie socio-économique du contribuable :
  - Les impôts sur les ménages : IRPP, CSG, CRDS...
  - Les impôts sur les entreprises : essentiellement la taxe professionnelle et l'impôt sur les sociétés
  - Les impôts dont la classification n'est pas aisé car l'on ne peut savoir précisément sur qui pèse l'impôt, par exemple la TVA ou les droits indirects.

Sous l'angle des techniques de taxation

Cela ouvre une série de plusieurs choix de classification :
- Selon la prise en compte ou non de la situation du contribuable :
  - Les impôts dits réels sont ceux qui taxent la matière imposable sans considération pour la capacité contributive du contribuable, on dit que l'impôt frappe ratione materia. Les exemples les plus représentatifs sont les impôts sur la dépense. On peut cependant en moduler les taux selon les catégories de dépenses.
  - Les impôts personnels sont au contraire ceux qui prennent en compte la situation et la capacité contributive du contribuable pour évaluer l'impôt dû. L'exemple le plus représentatif est l'IRPP.
- Selon qu'ils atteignent ou non directement le contribuable :
  - Les impôts directs sont ceux qui touchent le contribuable nommément, il en est ainsi de l'IRPP, la CSG, l'ISF, etc.
  - Les impôts indirects sont ceux qui touchent une matière imposable quel que soit le contribuable : TVA, ...
- Selon le mode de calcul de l'impôt dû :
  - Les impôts proportionnels sont ceux dont le taux ne varie pas quelle que soit l'étendue de la matière imposable, il en est ainsi par exemple de l'impôt sur les sociétés qui, quelle que soit la hauteur des bénéfices de la société, est de 1/3 de ceux-ci.
  - Les impôts progressifs, dont le taux varie en fonction de tranches, il en est ainsi de l'IRPP, qui varie en fonction de la hauteur du revenu du contribuable, le taux varie de 0 à 54%, le revenu étant divisé en sept tranches.
- Selon que l'impôt prend en compte un élément isolé ou plusieurs éléments et qu'il les taxe globalement :
  - Les impôts analytiques sont ceux qui ne prennent en compte qu'un élément : par exemple la TIPP.
  - Les impôts synthétiques sont ceux qui prennent en compte un ensemble d'éléments pour les taxer de manière globale : par exemple l'ISF ou l'IRPP. La taxe à l'essieu des années 1960 a longtemps été citée comme modèle de vérité des prix : un camion usant les routes proportionnellement à la cinquième puissance de son poids par essieu, la taxe était proportionnelle aussi à cette cinquième puissance. Pour des raisons d'uniformisation européenne, ce n'est plus le cas aujourd'hui et la taxe n'est donc plus proportionnelle à cette usure.
- Selon que le taux est déterminé à l'avance ou non :
  - Les impôts de répartition sont les impôts pour lesquels le taux est fixé en fonction de la somme à percevoir. En effet pour ce type d'impôts l'important était de savoir combien l'on voulait récolter, ce montant étant ensuite réparti sur l'ensemble des contribuables. Ces impôts ont disparu du système fiscal français.
  - Les impôts de quotité sont ceux dont le taux est déterminé à l'avance, quel que soit le budget dont aurait besoin la collectivité qui le perçoit. L'ensemble des impôts du système fiscal français actuel est de ce type.

Voir aussi

Liens externes


- [http://france.attac.org/a2557 Baisser les impôts : utile, juste, efficace ?] un article d'Attac
- [http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=impôt Impôt sur Wikiberal]

Liens internes


- Fiscalité incitative
- Finances publiques
- Impôt et patrimoine catégorie:finance publique catégorie:Impôt catégorie:économie

Revenu

Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:Typologie élémentaire de l'économie Catégorie:Macroéconomie Catégorie:Métallurgie Un revenu désigne :
- en économie, ce qu'on perçoit ;
- un procédé en métallurgie.

Au sens économique et financier

Le revenu désigne les montants pécuniaires qui sont perçus par un individu ou par une collectivité :
- comme fruit de son capital,
- comme rémunération de son travail (individus, sous l'appelation économique de ménage)) et des services rendus et produits fournis (professionnels et personnes morales),
- ou comme allocations de nature sociale. L'origine étymologique est la même que celle de « revenir », il y a donc une idée de récurrence. De ce fait, on distingue :
- les rentrées courantes :
  - salaires, rentes, pensions, intérêts, loyers, dividendes, pour un ménage,
  - chiffre d'affaires pour une entreprise,
  - cotisations pour une association ;
- des rentrées exceptionnelles : plus-value de cession, gain exceptionnel, héritage et dons. Les revenus donnent lieu à des paiements et prélèvements fiscaux et sociaux (impôt sur le revenu, cotisation sociale...) qui sont eux-mêmes des revenus pour les collectivités et organismes publics concernés.

Voir aussi


- Revenu d'existence
- Revenu discretionnaire

En métallurgie

Le revenu est un réchauffement de la pièce qui permet d'adoucir les effets de la trempe. Il permet d'éliminer des composés fragilisant les pièces (les carbures) aux joints de grains sans altérer trop les effets fondamentaux de la trempe (perte de 1 ou 2 degrés de dureté). Il permet aussi à certaines contraintes trop importantes de se libérer (en favorisant les migrations atomiques par élévation de la température). Ces contraintes et ces carbures pourraient devenir autant d'amorces de rupture fragile. Le revenu s'effectue à une température inférieure à celle de la trempe ou du recuit.

Marxisme

Le marxisme est le courant philosophique et politique se réclamant des idées de Karl Marx et Friedrich Engels. Il est philosophiquement partisan du matérialisme, et est influencé par la pensée de Georg Wilhelm Friedrich Hegel. Politiquement, le marxisme repose sur l’analyse de l’Histoire et la participation au mouvement réel de la lutte des classes, pour l’abolition du capitalisme. Karl Marx considérait en effet que « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Il faut noter que Marx lui-même a plusieurs fois dit, dans les dernières années de sa vie: « Moi, je ne suis pas marxiste ».

Description

La pensée de Marx

La pensée de Marx peut être vue à la fois comme une philosophie, une sociologie, une analyse économique du capitalisme, et un projet communiste révolutionnaire. Pour Karl Marx et Friedrich Engels, « l'histoire de toutes les sociétés humaines jusqu’à nos jours n’est que l’histoire de la lutte des classes ». Outre la préhistoire, que Marx et Engels analysent comme une forme de communisme primitif, ils distinguent au cours de l’Histoire trois autres « modes de production » (en définissant un mode de production comme la conjonction de « forces de production » et d'une « organisation sociale », ou « rapports de production ») : l'esclavagisme, le féodalisme et le capitalisme. Il en évoque aussi un quatrième nommée « mode de production asiatique » ou MPA. Pour Karl Marx, ces différents modes de production correspondent à des conditions matérielles déterminées historiquement. Le développement des moyens de production modifie les conditions économiques, celles-ci conduisent à une perception différente du monde, et amènent de ce fait au pouvoir, à terme, de nouvelles classes sociales qui modifient à leur tour les rapports et les modes de production, etc. En s’emparant des moyens de production, la bourgeoisie a renversé le pouvoir féodal mais aurait en même temps créé une nouvelle classe sociale, le prolétariat, qui porterait en elle à la fois le renversement de la bourgeoisie et du capitalisme, mais aussi l’instauration de la future société socialiste et du communisme. Marx insiste toutefois sur le fait que cette instauration n'a rien d'automatique ni d'inéluctable : les conditions existent, mais il dépend des hommes de les saisir ou non. Pour cette raison, il préconise la lutte politique. Les thèses de Karl Marx ont évolué avec le temps. Par exemple, en 1848, les conditions économiques et sociales lui ont fait proposer la dictature du prolétariat. Sur la fin de sa vie, Karl Marx lui-même commencait à renoncer à ce projet et voyait plutôt se former une voie révolutionnaire pacifique vers la fin du capitalisme, et une société sans division en classes sociales. En fait, il faut pour Marx une présence de contrepouvoirs dans chaque société, et c'est justement cette absence de contrepouvoirs qui est à l'origine des manquements des différents modes de production. [http://fr.wikiquote.org/wiki/Karl_Marx Citations wikis de Karl Marx]

Le marxisme : analyse relative tenant compte des circonstances

Toutefois, les méthodes d'analyse de Karl Marx se basent sur des descriptions approfondies de l'Histoire économique et sociale. On peut penser qu’il serait contraire à cette méthode que de chercher à appliquer à la lettre ce que propose Karl Marx, sans tenir compte des modifications structurelles de la société. Au contraire, il conviendrait, en s’inspirant de ses textes, d’analyser la situation économique et politique de notre temps et de chercher à remédier à ses défauts. Il semble donc contradictoire de considérer la pensée marxiste comme une doctrine, c'est à dire une chose figée dans le temps, alors qu'il voit dans l'Histoire une évolution. Le marxisme analyse en observant la situation matérielle, politique, économique et sociale. Mais cette situation varie au cours du temps et selon l'endroit, et c'est pourquoi le marxisme varie ses affirmations en fonction du temps, du lieu des circonstances.

Histoire

Les courants

Au cours du , le marxisme s’est divisé en plusieurs courants :
- la Social-démocratie
- le Léninisme
- le Luxembourgisme
- le communisme de conseil
- l'Opéraïsme
- le Marxisme libertaire
- le Marxisme autonome
- le Communisme-ouvrier

Les mises en œuvre

La théorie de Karl Marx a servi de base à l’exercice d’une domination par des dictatures à l'économie planifiée déclarant viser l’instauration du communisme. La majorité des marxistes en 2005 ne reconnaissent pas de lien entre ces régimes et la pensée de Marx (il n'en fut pas toujours ainsi : au contraire, notamment après la seconde guerre mondiale, la majorité des marxistes se réclamaient de l'URSS, même si plusieurs courants marxistes s'opposaient à ce régime). Il faut rappeller qu'on peut lire dans le manifeste du parti communiste :
« L'instauration du communisme ne pourra se faire, naturellement, au début, que par une intervention despotique... Cependant, pour les pays les plus avancés, les mesures suivantes pourront assez généralement être mises en application: 1. Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de I’État. 2. Impôt fortement progressif. 3. Abolition du droit d’héritage. 4. Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles. 5. Centralisation du crédit entre les mains de l’État, par une banque nationale, dont le capital appartiendra à l’État et qui jouira d’un monopole exclusif. 6. Centralisation entre les mains de l’État de tous les moyens de transport. 7. Multiplication des usines nationales et des instruments de production; défrichement et amélioration des terres selon un plan collectif. 8. Travail obligatoire pour tous; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture. 9. Coordination de l’activité agricole et industrielle, mesures tendant à supprimer progressivement l’opposition ville-campagne. 10. Éducation publique et gratuite de tous les enfants, abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Coordination de l’éducation avec la production matérielle, etc. »
Karl Marx et Friedrich Engels ont pris leur distance avec ce passage précis suite à la Commune de Paris, dans la préface au Manifeste de 1872, malheureusement, cette relativisation n'a pas été jusqu'à la rétractation et son impact sur l'histoire ultérieure fut faible. Les moyens contestés (dictature, confiscation, travail forcé, militarisation, etc.) apparaissent ainsi dans les écrits de Marx que l’Histoire et les principaux partis communistes ont (à tord ou à raison) le plus retenu. Indépendant de ses écrits, le philosophe André Glucksmann développa dans son ouvrage La cuisinière et le mangeur d’hommes la thèse que de telles dictatures constituaient des conséquences « nécessaires et prévisibles » par le modèle marxiste lui-même, dans le cadre exact de la lutte des classes, et simplement adaptés à ce nouveau mode de production. Il ajoute que la dictature ne peut qu’engendrer une nouvelle classe dominante, la nomenklatura, l’appareil du parti.

Bibliographie

Quelques ouvrages de Marx :
- Manuscrits de 1844 ;
- Le Manifeste du Parti communiste (1848) ;
- Le Capital (1867) ;
- La Guerre civile en France (1871) ;
- L'Idéologie allemande (1846) ;
- De la Critique de l’économie politique (1859) ;
- La Sainte Famille (1845) ;
- À propos de la question juive (1844) ;
- Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel (1844) ;

Voir aussi


- Gauche
- extrême gauche
- socialisme ou barbarie
- situationnistes
- idées politiques
- marxisme économique

Théoriciens se revendiquant du marxisme


- Louis Althusser
- Walter Benjamin
- Bertolt Brecht
- Guy Debord
- Friedrich Engels
- Herman Gorter
- Antonio Gramsci
- D. D. Kosambi
- Alexandra Kollontai
- Karl Korsch
- Hans-Jürgen Krahl
- Paul Lafargue
- Henri Lefebvre
- Lénine
- Georg Lukacs
- Rosa Luxemburg
- Herbert Marcuse
- José Carlos Mariátegui
- Anton Pannekoek
- Alfred Sohn-Rethel
- Maximilien Rubel
- Immanuel Wallerstein

Ne pas confondre


- les Marxiens : militants se revendiquant de la pensée de Karl Marx, mais pas du marxisme.
- les Marxologues : personnes étudiant l'œuvre et la pensée de Karl Marx.

liens externes


- [http://wikisource.org/wiki/Manifeste_du_parti_communiste Manifeste du parti communiste] sur le site Wikisource
- [http://www.marxists.org/francais/index.htm Textes d'auteurs marxistes] Catégorie:Idée politique Catégorie:Idéologie Catégorie:Marxisme Catégorie:École de pensée économique ja:マルクス主義 ko:마르크스주의 simple:Marxism th:ลัทธิมาร์กซ zh-min-nan:Marx-chú-gī

Salariat

Le salariat est un mode d'organisation du travail qui repose sur le salaire. Le salarié passe un contrat avec un employeur, que ce dernier soit individuel ou collectif (entreprise ou Etat), puis effectue un travail et touche ensuite une rémunération en contrepartie (en fin de mois, en général). Ce système est majoritaire en système capitaliste - que le capitalisme soit de marché, ou bien étatisé et planifié. Voir aussi :
- Chômage
- Salaire
- Prolétariat
- Le Capital

Le Capital

Livre de Karl Marx publié en 1867. En s'appuyant et en critiquant les précédents théoriciens de l'économie politique, comme David Ricardo ou Adam Smith, Marx veut démontrer la nature réelle du capitalisme. Les 33 chapitres sont regroupés en 8 sections :
- 1: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-1.htm La marchandise et la monnaie]
- 2: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-4.htm La transformation de l'argent en capital]
- 3: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-7.htm La production de la plus-value absolue]
- 4: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-12.htm La production de la plus-value relative]
- 5: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-16.htm Recherches ultérieures sur la production de la plus-value]
- 6: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-19.htm Le salaire]
- 7: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-intracc.htm Accumulation du capital]
- 8: [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-26.htm L'accumulation primitive] Cet ouvrage est en réalité composé de trois livres, les deux suivants ayant été édités de façon posthume par Friedrich Engels. La conclusion de Marx est que le capitalisme est un système à la fois injuste et instable, qui aliène les êtres humains, et dont la base est « l'expropriation des travailleurs » sous la forme du système de salaire. Voir :
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-pref.htm Le Capital, préface]
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-1.htm Le Capital, livre 1]
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/index.htm Le Capital, livre 3] Catégorie:Marxisme Catégorie:Capitalisme Catégorie:Communisme Capital, Le ja:資本論

Plus-value (marxisme)

La Plus-value (ou parfois survaleur) est un concept forgé par Karl Marx dans sa critique de l'économie politique, et détaillé dans Le Capital. Karl Marx reprend la théorie de la valeur des économistes classiques (Adam Smith, David Ricardo, etc.), selon lesquels la source de la valeur d’échange d’une marchandise est le travail qui y est incorporé. Dans la théorie de la valeur de Marx, la plus-value a une signification précise: c’est la différence entre la quantité de valeur ajoutée par le travail à la marchandise initiale et la valeur du travail nécessaire. Le problème de l'explication de la source de plus-value est exprimée chez Friedrich Engels comme suit (Anti-Dühring): "Quelle est l'origine de cette plus-value ? Elle ne peut ni venir du fait que l'acheteur a acheté les marchandises au-dessous de la valeur, ni du fait que le vendeur les a revendues au-dessus de la valeur. Car, dans les deux cas, les gains et les pertes de chaque individu se compensent, puisque chacun est tour à tour acheteur et vendeur. Elle ne peut provenir non plus du dol, puisque le dol peut sans doute enrichir l'un aux dépens de l'autre, mais il ne peut pas augmenter la somme totale possédée par l'un et l'autre, non plus, par conséquent, que la somme des valeurs circulantes en général." [http://www.marxists.org/francais/engels/works/1878/06/fe18780611w.htm] Marx lui-même considère le lien entre profit, intérêt, rente et plus-value, et celui entre plus-value et surtravail comme l'une de ses plus grandes conquêtes théoriques.

Travail nécessaire et surtravail

Dans le mode de production capitaliste, le temps de travail du prolétaire se divise en temps de travail nécessaire et temps de surtravail. Le travail nécessaire est le travail que le travailleur effectue pour assurer la production et la reproduction de sa propre force de travail, c'est-à-dire le travail qu'il lui faut fournir pour satisfaire ses besoins et se reproduire. Le surtravail est le travail accompli au-delà du temps de travail nécessaire, donc effectué gratuitement pour le compte du détenteur du capital qui achète la force de travail. Selon la théorie de la valeur-travail, le travail humain est la seule source de nouvelle valeur d’échange, mais il est aussi indispensable pour la conservation et le transfert de la valeur. Le travail vivant, à un certain niveau de productivité, est capable de créer et transférer plus de valeur qu’il ne lui en faut pour vivre ; c’est la raison pour laquelle l’employeur achète la force de travail, afin d’augmenter la valeur du capital. Le propriétaire des moyens de productions achète la force de travail à une certaine valeur, inférieure à la valeur du travail total effectué. Le surtravail est du donc travail non payé accaparé par le détenteur des moyens de production sous forme de temps de travail et de produit. La fonction du travail productif est seulement, pour le capitaliste, de transférer la valeur du capital constant au produit final, et lui ajouter de la valeur.

Capital constant et capital variable

Le capital constant est la valeur des moyens de production (bâtiments, machines, matières premières, etc.). Le capital variable est la valeur de la force de travail mise en jeu dans la production. La somme du capital constant (C) et du capital variable (V) est égale au capital total avancé pour la production (K). :K= C+V

Définition de la plus-value

La plus-value est la valeur du surtravail, c’est-à-dire du travail non payé accompli par le travailleur pour le capitaliste, ce qui est la base de l'accumulation du capital. Cette valeur est égale à la quantité de travail moyen incorporé dans le surproduit, le surproduit étant la composante du produit résultant de la période de surtravail. Si w est la valeur d’un produit, on a : :w = c + l = c + v + s où v est la valeur du travail nécessaire qui revient au travailleur. s est la plus-value. l est la quantité totale de valeur ajoutée à l’objet du travail pendant la production. La valeur c, qui correspond à la consommation de capital constant pendant l’unité de temps considérée, n’est que transférée pendant le processus. Elle contient la dépréciation des moyens de production (machines, bâtiments, etc.) ainsi que la valeur des produits de base consommés (matières premières, combustible, composants, etc.). Une partie de la plus-value est consommée ou thésaurisée par la bourgeoisie. Une autre est réinvestie dans le processus de valorisation, ce qui constitue l’accumulation du capital.

Partage de la plus plus-value

La plus-value, une fois extraite du surtravail, est ensuite partagée entre les différents acteurs du capital. "La plus-value, c'est-à-dire la partie de la valeur totale des marchandises dans laquelle est incorporé le surtravail, le travail impayé de l'ouvrier, je l'appelle le profit. Le profit n'est pas empoché tout entier par l'employeur capitaliste. Le monopole de la terre met le propriétaire foncier en mesure de s'approprier une partie de la plus-value sous le nom de rente, que la terre soit employée à l'agriculture, à des bâtiments, à des chemins de fer ou à toute autre fin productive. D'autre part, le fait même que la possession des instruments de travail donne à l'employeur capitaliste la possibilité de produire une plus-value ou, ce qui revient au même, de s'approprier une certaine quantité de travail impayé, permet au possesseur des moyens de travail qui les prête en entier ou en partie à l'employeur capitaliste, en un mot, au capitaliste prêteur d'argent, de réclamer pour lui-même à titre d'intérêt une autre partie de cette plus-value, de sorte qu'il ne reste à l'employeur capitaliste comme tel que ce que l'on appelle le profit industriel ou commercial." (K. Marx, Salaire, prix et profit) De même les taxes prélevées par l’État (directs ou indirects, sur les profits ou sur les salaires) sont prélevées sur la plus-value. Ainsi la plus-value est répartie en : rente, profit industriel, profit commercial, intérêt et impôt.

Taux de plus-value

Le taux de plus-value est défini par Marx comme le volume de plus-value produit par la force de travail divisé par le capital variable (coût du travail) dépensé pour la produire. Donc si v est le capital variable et s la plus-value, le taux de plus-value est : :r = s/v C’est le rapport entre la valeur du travail non payé divisé par la valeur du travail payé, exprimées en unités monétaires. Ce taux de plus-value est aussi égal à la valeur du surproduit divisé par la valeur de la partie du produit correspondant au travail nécessaire. De même on peut définir un taux d’exploitation qui est égal au temps de surtravail divisé par le temps de travail nécessaire. Les taux de plus-value et d’exploitation sont égaux.

Plus-value absolue et relative

#maximisation de la plus-value absolue: Il s’agit de toutes les méthodes qui cherchent à étendre la grandeur absolue de la plus-value. La méthode la plus classique dans la première moitié du XIXème siècle est le prolongement de la journée de travail. La durée du travail nécessaire reste la même, seule la durée de surtravail augmente. Ou autre voie est l’augmentation de l’intensité du travail (diminution des pauses, etc.). Ou bien encore l’extension de l’exploitation à d’autres catégories d’individus (par exemple les enfants). #maximisation de la plus-value relative: Ce sont toutes les méthodes qui tentent d’augmenter le surtravail relativement au travail nécessaire. Si la durée de travail est fixée, on cherche à diminuer la valeur du travail nécessaire en augmenter la productivité du travail. Cela peut se faire par amélioration de la division ou travail ou par la mécanisation.

Antagonisme des classes sociales

L’extraction de la plus-value par la bourgeoisie d’une part, et la résistance du prolétariat à cette exploitation d’autre part, sont, selon le marxisme, au cœur de l’antagonisme entre ces classes sociales, parfois latent ou caché, parfois s’exprimant dans un conflit ouvert. Cet antagonisme se manifeste sur le terrain économique (revendications salariales, grèves, etc.) et sur le terrain politique (luttes pour la réduction du temps de travail, lutte pour le pouvoir politique, révolution, etc.). C’est la lutte des classes.

Voir aussi


- Le Capital
- Valeur ajoutée
- Valorisation
- Profit

Références


- [http://www.marxists.org/archive/marx/works/1863/theories-surplus-value/ Theories of Surplus-Value (1863)] (en anglais)
- [http://www.marxists.org/archive/marx/works/1865/value-price-profit/index.htm Value, Price and Profit (1865)] (en anglais)
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-1.htm Le Capital, Volume 1] Catégorie:Marxisme Catégorie:Économie

Parbati River

Several rivers are known as the Parbati.
- Parbati River (Himachal Pradesh), India
- Parbati River (Madhya Pradesh), India
- Parbati River (Rajasthan), India

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